PLAN BANLIEUE

Publié le par Christiane Chavane

Un sujet extrêmement difficile. Des années de laxisme et d'erreurs pour en arriver à une situation explosive, où le moindre incident - même mineur - devient prétexte à émeutes! 

Depuis des années les Français culpabilisent. Lorsqu'un incident implique les forces de l'ordre, même s'ils n'ont rien fait de mal, il s'en suit une vraie révolution. Au lieu de calmer le jeu les politiciens n'ont de cesse de s'excuser, voire de recevoir les fauteurs de trouble à l'Elysée.

Au début étaient des barres d'immeubles peu agréables, certes. Les populations qui s'y sont installées ont tout fait pour amplifier le phénomène d'inconfort et d'insécurité : cages d'escaliers souillées, ascenseurs pourris par les habitants eux-mêmes qui les surchargent, les tagguent, suppriment les sécurités... Passons et des pires. Quand j'entends notre président dire qu'il leur faut des théâtres, alors qu'ils brûlent les écoles, qu'ils ont droit à Molière et pas seulement au rap, je veux bien, mais ne faudrait il pas commencer par le début? Pour comprendre Molière il faut s'exprimer en Français et pas en langage des banlieues.

Le plan banlieue me paraît une fois de plus une continuation de ce que nous faisons depuis des années : injecter de l'argent en pure perte. Nous allons dépenser 500 millions d'euros pour leur donner des transports en commun, ainsi ils auront des bus à brûler, ils pourront aussi plus facilement faire des descentes à la ville pour tout casser, comme dernièrement à la gare du Nord. Génial, vraiment!

Pourtant il me semblait que nous n'arrivions pas à trouver 30 millions d'euros pour racheter les licences des taxis parisiens.

La seule bonne chose est la suppression de la carte scolaire, mais si ce n'est pas assorti de l'autonomie des écoles et du chèque éducation cela ne changera rien, car dans la pratique, les écoles continueront de prendre en priorité les enfants de leur quartier (ce qui est normal) et il n'y aura pas de place pour les autres.

L'école de la deuxième chance, c'est bien. Mais il vaudrait mieux que celle de la première chance fonctionne! Ce serait plus simple, moins coûteux, et au bout plus efficace. Laissons celles de la deuxième chance aux associations, elles font ça très bien.

La lutte contre les trafics, oui bien sûr c'est primordial. Mais pourquoi l'ex ministre de l'intérieur ne l'a t-il pas déjà fait? J'aimerais savoir comment il compte s'y prendre.

Tout de même, il faudra un jour se poser deux questions très simples : pourquoi ces populations refusent-elles de vivre comme des Français, de respecter nos règles, nos institutions, de parler notre langue, de respecter le pays qui les accueille? Et pourquoi les encourageons nous dans cette voie?

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