1946-2006 : 60 ans de communisme mou

Publié le par Christiane Chavane

60 ans déjà ! Au premier gouvernement après la libération nous devons les lois qui peu à peu ont amené le déclin de la France. Le monopole de la sécurité sociale, de la RATP, l'interdiction de réseaux de bus privés, la retraite par répartition, les nationalisations, le contrôle des prix, l'encadrement du crédit, le préambule de la constitution avec ses droits à ceci et cela etc., des mesures qui se sont rajoutées à des lois Vichystes jamais abrogées.

En 58 Charles de Gaulle prend le pouvoir. Etatiste de droite, il maintient ce système, crée la Ve république qui verrouille le pouvoir au mains d'une oligarchie, fait créer l'ENA par Michel Debré, lance le Plan. Certes ce n'était pas le Gosplan, et puis il fallait bien lancer de grands travaux d'infrastructures qui nous faisaient défaut. Alors que l'état le fasse, après tout la croissance était exponentielle et il y avait de l'argent dans les caisses!

Laissons de côté Mai 68, un chahut de potaches qui se prenaient pour des révolutionnaires. Leurs leaders forment aujourd'hui le gros des troupes de la gauche caviar et des écololâtres.

Georges Pompidou continue sur la lancée Gaullienne mais ne reste au pouvoir que 5 ans, de 69 à 74, emporté par la maladie.

Avec VGE nous espérions du renouveau, un peu plus de libertés, un peu moins de planification. Mais l'on ne peut pas parler de société libérale avancée et en même temps avoir un Chirac premier ministre qui s'empresse de renforcer le contrôle des prix pour juguler l'inflation ; de lancer l'impôt sécheresse ; de signer le regroupement familial pour gratter les pièces jaunes des travailleurs immigrés qui envoyaient leur maigre pécule au pays. Ce regroupement familial qui est à l'origine de nos ghettos d'aujourd'hui, parce que nous n'avons ni de quoi occuper ces gens, ni de quoi instruire correctement leurs enfants, ni d'avenir à leur proposer, et que nous les maintenons dans un assistanat dégradant.

1981 : grâce à Chirac, toujours prompt à torpiller ses alliés en mettant son énergie au seul service d'une ambition personnelle démesurée et inversement proportionnelle à ses compétences d'homme d'état, nous avons porté Mitterrand au pouvoir. Et voilà que, afin de satisfaire aux exigences des alliés communistes de ce nouveau front populaire, le gouvernement Maurois re-nationalise les banques qui avaient été privatisées, interdit la sortie de francs hors de nos frontières, renforce la main mise des syndicats "apolitiques tendance Marx" sur les transports, les médias et la santé! Sans parler de l'éducation nationale aux mains du trotskiste Jospin et de la magistrature syndiquée rouge vif dont nous payons le prix fort dans nos banlieues. Tout cela nous conduit inévitablement à 3 millions de chômeurs. Les gouvernements suivants feront un peu machine arrière, mais le mal est fait. Et pendant tout ce temps l'administration, aux mains des grands corps de l'état et de l'ENA, accroît sa taille et ses pouvoirs. Au point de ne plus se contenter de l'exécutif, mais d'intervenir aussi sur le législatif puisque 80% de l'Assemblée est occupée par des députés et sénateurs issus de la fonction publique. Mitterrand dégaine alors ses lois sur le financement des partis politiques, qu?il veut assainir après que le PS se soit auto amnistié dans la sombre affaire URBA. « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » devise socialiste. Et là tout est bloqué. Nous voilà condamnés à voir éternellement les mêmes « has been » jouer entre eux aux chaises musicales, un coup à droite, un coup à gauche! Parfois en casant le fils, la fille ou le neveu, l'âge devenant indécent pour occuper des postes de ce niveau de responsabilité. Le népotisme est la plus criante caractéristique de cette république devenue bananière. 

Il ne fallait pas compter sur Chirac pour changer ça, il en est le premier bénéficiaire. Il ne faut pas plus compter sur Le Pen qui du haut de ses 79 ans brigue encore le sommet de l'état, et dont la popularité vient directement de la déshérence de l'état socialo-communisto-écolo-néo-gaulliste. C'est son fonds de commerce. Il y tient !

La cohabitation Jospin et son cortège de crétineries économiques comme les 35 heures, puis le plan Borloo après les chèques transports et autres aides à la godille en échange de taxes servant exclusivement à caser des fonctionnaires inutiles (plan canicule, taxe sur les billets d'avion et maintenant sur les vêtements!), les nouvelles lois liberticides Gayssot, Taubira, loi sur le génocide arménien et autres billevesées qui n'ont rien à faire dans notre code civil ne font que rajouter encore à la chape de plomb qui couvre notre pays.

Avec la complicité des médias. On continue à nous faire prendre des vessies pour des lanternes : un tour de passe-passe, quelques emplois aidés, et les chômeurs disparaissent par magie, mais pas les SDF, de plus en plus nombreux, qui commencent à trop se voir. Il faudrait soigner le mal à la racine, on préfère leur fournir des tentes cache-misère.

60 ans de constructivisme, 60 ans d'étatisation, 60 ans de jacobinisme, 60 ans d'erreurs.

Il est temps de tirer un trait sur ce passé là, d'envisager l'avenir avec des hommes nouveaux, de re-libérer la France de son occupation administrative et de recentrer l'état sur ses vraies tâches, autour des valeurs qui auraient toujours dû être les nôtres : Liberté, Propriété, Sûreté et résistance à l'oppression, ainsi que l'égalité devant la loi telles qu'elles sont définies dans la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

VIVE LA FRANCE LIBRE  !

www.alternative-liberale.fr

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Publié dans Articles de fonds

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Félicitations pour ce message de clairvoyance sur les dénominateurs communs à 60 ans d'échecs : étatisme - collectivisme. Votre série d'exemples est éloquente. Il n'y a rien à ajouter, tout y est formidablement décrit !
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