PLACE ABD EL KADER
Une place au nom du sultan Abd El Kader a été inaugurée dans le 5e arrondissement. Ce qui donna l'occasion à un ancien et un futur ex Maire de Paris : Jacques Tibéri et Bertrand Delanoë de faire un petit discours que nous reproduisons ici partiellement :
Tibéri : « un homme de coeur et d'esprit, un symbole de réconciliation », il précisait : « Il a certes combattu les Français, (... )mais c'est aussi un homme de foi et de principe qui sauva près de 12 000 chrétiens ». C'était à Damas en Syrie, en 1860, sa terre d'exil.
Delanoë : « Quand j'honore l'Emir Abdelkader, je sais que j'honore un nationaliste qui s'est battu contre la France, qui n'acceptait pas la domination de son peuple par le peuple français. C'est aussi le sens de cette inauguration. (...)« Cette inauguration je la veux avec la gratitude d'un enfant du Maghreb, moi qui ai reçu du Maghreb des leçons de fraternité, d'égalité, maire de Paris je vous dis merci. C'est Paris qui dit merci à l'Emir Abdelkader, qui dit merci au peuple algérien, qui a subi la violence et l'injustice de la colonisation. (...) La colonisation a été d'une violence inouïe en Algérie, une action injuste. » Pas besoin de commentaires sur le discours juste et mesuré de Tibéri. Je n'en dirais pas autant de notre Maire actuel. C'est affligeant. Sans doute est il plus à l'aise avec les paillettes de la Techno Parade ou de la Gay Pride qu'avec l'histoire, mais au moins aurait-il pu se renseigner sur le personnage dont il était censé faire l'éloge : homme hors du commun, fin lettré et chef de guerre brillant, Abd el Kader est né en 1808 alors que l'Algérie était sous le joug Turc, et se battit contre les Turcs. Lorsque les Français arrivèrent en Algérie, il leur fit la guerre « sainte », qu'il perdit, mais il se révéla vite aussi fin négociateur que bon guerrier et obtint la province d'Oran. Les Français le soutinrent et l'aidèrent à rester au pouvoir alors qu'il était harcelé par des chefs de clans agacés de la pacification du pays : ils vivaient de pillage et cela n'était plus possible. Abd El Kader tenta néanmoins de chasser les Français et d'obtenir toute l'Algérie et cela l'amena à connaître le goût amer de la captivité en France. Il y resta 5 ans, et fut libéré par Napoléon III en personne. Il s'installa à Damas, en Syrie, où il enseigna la théologie.
Après sa libération il se lia d'amitié avec Napoléon III et conserva avec la France des relations excellentes. A Damas il sauva 12 000 chrétiens. La France lui accorda la légion d'honneur.
Donc un hommage mérité qui valait mieux que ce discours indécent d'ignorance et de bêtise, indigne d'un édile comme le Maire de Paris.
Monsieur le Maire hait-il tant la France qu'il ait besoin à tout bout de champ d'humilier les Français ? Abd El Kader n'a rien à voir avec la décolonisation. Delanöe se trompe de siècle. Plus grave il nie volontairement les aspects positifs de la colonisation. Quelle honte au moment où des panneaux dans le bois de Vincennes retracent les 70 ans de l'exposition coloniale ! Rien de plus normal pour un peuple que d'aspirer à sa libération. Mais ne voir que le côté obscur (que nous ne nions pas) d'une colonisation qui a permis à l'Algérie de connaître des années de prospérité, de construire des infrastructures, d'instruire ses enfants, en s'appuyant précisément sur des hommes comme Abd El Kader, c'est vraiment faire fi de l'histoire de notre pays, et mépriser ceux, Français ou Algériens, qui l'ont écrite de leur sang.
Cette malhonnêteté permanente des socialistes qui leur fait systématiquement déformer les faits, que ce soit l'histoire, les sciences, l'économie ou l'environnement pour les faire coller à leur funeste idéologie marxiste, commence à devenir pesante. Justement parlons en, des ravages du marxisme après la décolonisation algérienne ! N'ayons pas la mémoire sélective ! Honte à vous, Monsieur Delanoë. Vous n'êtes pas digne de vos fonctions !