LE GRAND RECYCLAGE
Non, je ne vais pas vous parler d'écologie.
Je vais vous parler des résultats de l'élection présidentielle. Comme d'habitude il n'y a pas de perdants, il n'y a que des gagnants. Le facteur, avec ses 4 et quelques pour cent, ne sera pas remboursé de ses frais de campagne, il faudra pourtant qu'il se rachète des godasses. Mais il sauve l'honneur, il est le premier des stalino-nostalgiques. Il doit travailler à la poste de Roissy CDG 2 parce que ce matin à 9 heures elle était encore fermée et la machine à timbrer en rade. Ce qui est le plus facilement timbré en France ce sont les candidats à la Présidentielle, surtout quand ils bénéficient des heures syndicales.
Ce qui est beau, c'est la récupération que le parti socialiste essaie de faire des 19% de François Bayrou. Après lui avoir craché à la figure pendant toute la campagne, la dinde dégelée arbore un grand sourire et tend la main (gantée) aux électeurs de FB. NS n'est pas en reste, bien sûr! Mais il y a quelque chose d'indécent dans cette tentative de récupération.
Le second tour n'est pas joué. Le choix entre la dinde et le poulet* laisse encore des possibilités de surprise. Pourtant, même si la France en a vu d'autres, la vision d'une greluche incompétente - engluée dans son idéologie marxiste du XIXe siècle - allant expliquer à Hillary Clinton, Condolezza Rice ou Angela Merkel ce qu'elles doivent faire relèverait du pur cauchemar. La France s'est suffisamment ridiculisée avec Jacques Chirac, nous n'avons vraiment pas besoin de passer pour les clowns de la planète. Cela me suffit !
* on va dire que les électeurs sont volatiles. De toute façon on se fera plumer.