POLEMIQUE SUR LES RETRAITES
Au moment où la polémique ressurgit au sujet de l'alignement des retraites des régimes spéciaux de la fonction publique sur celles du privé, l'association « sauvegarde-retraites » publie le tableau ci-dessous (lien : www.sauvegarde-retraites.org/communiques-de-presse/tableau-comparatif-retraite.pdf )
Il faut apporter quelques précisions :
La valeur retenue pour le taux de cotisation salariale dans le privé est une valeur moyenne. Les cotisations pour un non-cadre ne dépassant pas le plafond de la sécurité sociale sont de 9,75 %.
Le montant réellement payé doit aussi prendre en compte la part employeur, car c'est autant d?argent qui ne tombera pas dans l'escarcelle de l'employé. Or cette part est déjà de 12,80% du salaire brut en dessous du plafond de la sécurité sociale (2.589 Euros/mois). En cumul nous en sommes à 23,15%. Nous sommes loin des 7,85 hors primes des services publics. Sachant que ces primes sont souvent réintégrées dans le calcul au moment de la retraite.
Dans le public cette part n'est pas payée. C'est en théorie le contribuable qui y pourvoie. Malheureusement l'état a purement et simplement oublié de provisionner les sommes correspondantes de sorte que le trou dans la caisse dépasse les 800 milliards d'euros, et que l?état compte se servir allègement dans les caisses privées pour combler le déficit, diminuant encore un peu les maigres pensions des salariés. Quel chef d'entreprise aurait pu se permettre une telle folie ? Il serait d'ailleurs derrière les barreaux depuis longtemps.
Donc non seulement le salarié du privé a moins de retraite à cotisation égale et temps de travail égal, non seulement il lui est interdit d'arrondir ses fins de mois en travaillant, non seulement son conjoint, à sa mort, se verra refuser toute réversion s'il ou elle a « trop » de revenus, mais il faut en plus qu'il paie les retraites avantageuses du public.
Et nos politiques se posent la question de savoir s'il faut abolir de telles injustices ? De qui se moquent-ils ?