JOSE BOVE A ENCORE SEVI

Publié le par Christiane Chavane

Hé oui, mais cette fois il a été accueilli avec du plomb ! Le cultivateur dont il a saccagé le champ s’est défendu… Il n’y a eu aucun blessé, il a juste tiré en l’air. Il est néanmoins mis en examen, puisque dans un pays civilisé il est interdit de se faire justice soi-même. Encore faudrait-il que la justice officielle fasse son boulot. Or, Monsieur Bové a bien été mis en garde à vue, mais pour être relâché aussitôt.

Dans un vrai état civilisé, le droit de propriété est inaliénable. S’il s’était avéré que le cultivateur agressé avait planté des espèces interdites par la loi pour raisons de sécurité, une plainte aurait permis de les lui faire arracher lui-même. Mais il ne commettait rien de répréhensible, il cultivait des OGM autorisés, c'est-à-dire ayant fait l’objet d’études scientifiques prouvant leur innocuité tant sur le plan de la santé que de l’environnement.

Monsieur Bové, lui, en bon crypto-communiste, ne reconnaît pas le droit de propriété. C’est son problème, mais quand il saccage le champ des autres et pille le fruit de leur travail, il commet un délit punissable par la loi au même titre que le vol et le vandalisme. Brûler des bus ou piller des champs relève de la même logique destructrice. C’est donc à la société via la justice de le remettre sur le droit chemin. Or, on lui pardonne au nom du principe de précaution. Il faut donc aussi pardonner au cultivateur énervé, au nom du même principe de précaution qui lui suggère de protéger ses cultures. Nous en arrivons à la loi de la jungle !

Lorsqu’à eu lieu le débat au parlement sur l’adoption de la Charte environnementale centrée sur le principe de précaution, j’avais attiré l’attention de notre député Jean de Gaulle sur le danger juridique de ce texte qui restreignait les libertés fondamentales et le droit de propriété et supprimait la présomption d’innocence. Il m’avait répondu que je me trompais et que ce principe était très bon car il fallait donner à la justice un cadre juridique pour répondre aux problèmes environnementaux. Grossière erreur, car le droit environnemental découle directement du droit général et repose sur le principe simple : ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’il vous fît. L’environnement n’est pas un problème à part qu’on doit traiter différemment des autres problèmes. L’aspect environnemental est d’ailleurs présent dans toutes les activités humaines.

Malheureusement l’actualité me donne raison. Nous bafouons le droit. Nos juges ne reconnaissent plus la propriété puisqu’ils acceptent que soit saccagé le champ d’autrui au nom du principe de précaution. Notre cultivateur ne peut plus cultiver ce qu’il veut sur son champ, même si ses cultures sont dûment autorisées par la loi. Si ses cultures déplaisent, on peut défoncer sa clotûre et venir les lui arracher. Il n’a pas le droit de se défendre. Et si demain ma nouvelle maison déplaît à un voisin alors que j’ai obtenu un permis de construire, sans doute aura-t-il le droit de la plastiquer en invoquant je ne sais quel danger improbable ?

Le principe de précaution existe en droit international. Qu’il ait fallu le retranscrire en droit français était un moindre mal. Quel besoin avions nous de le graver dans le marbre de la constitution et de l’élever ainsi au rang des droits fondamentaux ? Si ce n’est de faire de la France un pays frileux en voie de sous-développement, aux mains de marchands de peur qui savent fort bien en profiter.

Il est urgent de supprimer de notre constitution ce texte liberticide et extrêmement dangereux.

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Publié dans Articles de fonds

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