STATIONNEMENT DANS LE XIIe

Publié le par Christiane Chavane

Remercions chaleureusement notre mairesse, Madame Blumenthal, lorsqu’elle entend faciliter la vie des citoyens en élargissant les trottoirs pour que les vélos, les scooters, les rollers, les chiens puissent circuler (et pour ces derniers faire leurs besoins) sans être importunés par les méchants automobilistes. Les piétons n’ont qu’à zigzaguer dans la gadoue, là où les trous des derniers travaux n’ont pas été goudronnés mais juste recouverts de terre.

Pour éviter que les gens aient des voitures le plus simple est de les empêcher de les garer.

Ainsi la rue de la Véga est une rue peu large, relativement tranquille, qui part de l’avenue Daumesnil au niveau du carrefour Michel Bizot, coupe la rue de Rottembourg et se termine sur une placette où débouche la rue Montempoivre, qui rejoint Michel Bizot.

Autrefois c’était la pagaille : stationnement anarchique des 2 côtés, voitures ventouses. Un plan prévu par l’ancienne municipalité après un sondage des habitants avait été mis à l’œuvre depuis quelques années : stationnement payant d’un seul côté de la chaussée, possibilité de stationnement résidentiel, interdiction en face.

Ce système était plutôt bon. Je ne suis pas une fana du stationnement résidentiel car je trouve qu’il a plus d’effets pervers que d’effets bénéfiques. Je préfère les parkings souterrains pour le stationnement des riverains, mais bon, ne faisons pas la fine bouche ! Du reste il aurait fallu commencer par en construire.

Que se passait-il ?

On trouvait des places dans la journée. Les livraisons se faisaient facilement : les véhicules stationnaient du mauvais côté de la rue, il y avait une tolérance. Le soir et le week-end, les visiteurs (car nous ne vivons pas en autarcie, nous invitons parfois des amis) et quelques riverains réfractaires se garaient du mauvais côté… du moment qu’ils étaient partis aux aurores, cela ne dérangeait personne.

Oui mais voilà : c’est odieux que des parisiens aient des voitures et s’en servent, même s’ils ne travaillent pas dans Paris. Qu’importe à nos idéologues !

Alors notre Mairie bien aimée a eu une idée : on va élargir les trottoirs et mettre des quilles. La rue de la Véga étant comme chacun sait une rue touristique grouillante de monde dans la journée… il faut des trottoirs de 3 mètres de large minimum. A noter que pour faire ces travaux géniaux ils ont réussi à boucher la rue par les deux bouts. Il y aurait eu le feu que les pompiers n’auraient même pas pu approcher.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : les livraisons sont devenues impossibles, les livreurs qui osent s’y aventurer bouchent la route, ou pire les entrées de parkings, on entend des klaxons… Le plombier venu récemment réparer mon cumulus m’a dit : « si ça continue ce sont les clients qui se déplaceront à notre boutique ». Avec le cumulus sur le dos ?

Jeudi dernier, 8 heures, la Mairie est revenue creuser un trou : une pelleteuse à un bout de la rue, un camion à l’autre bout, 2 camionnettes garées sur les entrées de deux parkings d’immeubles au moment où la plupart des gens part travailler. C’est beau de donner l’exemple du civisme.

Travailler ? Est-ce un mot qui fait partie du vocabulaire Socialo-Verdâtre ?

Il y avait des solutions plus intelligentes, nous aurons l’occasion d’en reparler.

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Publié dans politique parisienne

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