NOUVEAU DROIT A

Publié le par Christiane Chavane

 
mardi 3 avril 2007, 19h07
Incontinence: vers la prise en charge des protections absorbantes
PARIS (AFP) - A l'occasion de la semaine de l'incontinence, le ministre de la Santé Philippe Bas a annoncé mardi des mesures pour lever les tabous qui pèsent sur cette maladie, au nombre desquelles la prise en charge des protections absorbantes, sous certaines conditions.Après avoir reçu un rapport sur l'incontinence urinaire, qui touche trois millions de personnes en France, le ministre a demandé à la Haute autorité de santé de "préciser les indications et les conditions de cette prise en charge", indique le ministère dans un communiqué. "Les procédures d'inscription au remboursement devront être ouvertes au plus tard au cours du 1er trimestre 2008", précise le ministère. Communément appelés protections ou couches pour adultes, les "palliatifs absorbants" ne bénéficient "d'aucune prise en charge directe mise à part l'Allocation personnalisée d'autonomie" pour les personnes de plus de 60 ans qui y ont droit, indique le Pr François Haab dans son rapport remis mardi au ministre. Le Pr Haab évalue à environ 200 millions d'euros le coût de la mesure de prise en charge. Le ministère prévoit également de donner aux infirmières la possibilité de prescrire "les dispositifs palliatifs de l'incontinence pris en charge par l'assurance maladie". Parmi les autres mesures retenues: l'inscription du traitement de l'incontinence urinaire dans le programme de l'examen classant des médecins et la labellisation de centres de référence pour la prise en charge des incontinences urinaires complexes.
 
Un nouveau « droit à » est en train de s’ouvrir. Désormais les protections absorbantes pour personnes âgées seront remboursées par la sécu.
Notre état nounou veille de plus en plus tard !
Ne serait-il pas plus simple de laisser les retraités toucher des retraites décentes, leur permettant de terminer convenablement leurs jours ? Au lieu de plumer le contribuable et de l’empêcher de se constituer un petit capital ? Au lieu de plumer les veufs/veuves en leur rognant une partie de leur pension de réversion sous prétexte qu’ils ont « trop » ? Au lieu de frapper d’ISF le commerçant ou artisan qui s’est fait sa retraite en achetant des locaux à louer ?
Le problème n’est pas la cherté des soins ou des protections. Le problème est que, faute d’argent, les retraités, et tout particulièrement ceux de la classe moyenne qui ne perçoivent aucune aide, ne peuvent ni se payer des maisons de retraite correctes, ni – et encore moins – s’offrir des services à domicile. Même la fameuse APA (allocation personnalisée d’autonomie) dépend des revenus, et le seuil n’est pas bien haut. A partir de 30.000 euros de revenus annuels, le droit est réduit à environ 10% du montant des frais. Et ces frais vont jusqu’à 25 euros/jour, protections incluses. Or une maison de retraite juste acceptable à Paris et proche banlieue facture les chambres plus de 3000 euros par mois. Donc même si vous avez une retraite de 30.000 euros annuels, ce qui devrait être tout de même une retraite confortable, il ne vous reste plus que des chambres sordides, à plusieurs, ou la banlieue lointaine où personne ne viendra vous voir. Cela porte un nom : des mouroirs ! Honte ! Dire qu’on a payé la « sécu vieux » avec le lundi de Pentecôte pour mettre des ventilateurs dans les maisons de retraite.
J’attends aussi le droit au remboursement des couches-culottes pour les nourrissons. Après tout il n’y a pas de raison. Désormais exigeons qu’elles soient vendues sur ordonnance, en pharmacie, et remboursées par la sécurité sociale. Nous n’en sommes plus à ça près.
 
Le salaire complet avec libre choix de ses caisses de retraite et d’assurance santé, la flat tax assortie d’un crédit d’impôt, l’aide unique en fonction du nombre d’enfants, auraient évidemment été une « aide » bien plus efficace aussi bien pour les juniors que pour les seniors. Cela ne règle pas le problème du coût exorbitant des maisons de retraite parisiennes, essentiellement dû à l’immobilier. Mais peut-être faudrait-il envisager la même idée que pour l’enseignement : AL propose le chèque éducation qui suit l’élève dans l’établissement de son choix, école publique ou privée. Pourquoi pas la même chose pour les maisons de retraite, le chèque étant directement versé au service d’assistance médicale qui le suit s’il demande à être soigné à domicile?
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Publié dans société

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