DE QUOI JE ME MELE?

Publié le par Christiane Chavane

Selon Reuters, "Ségolène Royal et d'autres candidats de gauche à l'Elysée appellent à une riposte sociale contre le plan de restructuration d'Airbus."

Voilà une dame qui se présente au poste de magistrat suprême, et qui se comporte en petit chef syndical. Si elle devenait Présidente, ce qui est loin d'être souhaitable, gouvernerait elle à coups de manifs ou enverrait elle au contraire l'armée chaque fois que des mécontents descendraient dans la rue?

Alors que Louis Gallois a été nommé pour redresser une entreprise bien mal gérée (comme toutes les entreprises plus ou moins gérées par l'état), laissons le au moins travailler. Mademoiselle Royal croit - elle qu'il suffise de claquer dans ses doigts pour que les choses rentrent dans l'ordre? Le plan de restructuration est sans doute dur, mais il serait encore plus dur de laisser l'entreprise s'en aller à vau-l'eau. Injecter des milliards d'euros pour la mettre sous perfusion comme le voudrait la madone démagogique ne ferait que reporter et aggraver le problème. Aux frais des contribuables qui n'en peuvent plus de passer leur temps à redresser les turpitudes d'un état de plus en plus glouton pour de moins en moins de résultats. Nous sauverions quelques milliers d'emplois au prix de combien de nouveaux chômeurs? Sans doute deux à trois fois plus.

José Bové accuse le néo-libéralisme, les salariés devenant une variable d'ajustement. Je me permets de dire que José Bové est un parfait crétin! D'abord parce que le management d'Airbus n'a vraiment rien de libéral. C'est une société d'état gérée par des énarques cooptés qui n'ont pas mis un sou à eux dans la boîte. Ensuite parce que les salariés dans une entreprise bien gérée sont la richesse de l'entreprise. S'il faut s'en séparer partiellement, parce que la conjoncture  y oblige, et que, concrètement, on ne peut plus les payer, mieux vaut le faire proprement, comme c'est d'ailleurs le cas chez Airbus, et avant que toute l'entreprise ne coule. Et n'oublions pas que si l'entreprise licencie, elle a commencé par embaucher.

Ceci dit Ségolène Royal a mis le ver dans le fruit. Voilà que Bayrou et Sarkozy lui emboîtent le pas et veulent rencontrer les syndicats. Mais bon sang! Un peu de retenue! Airbus a un patron. Qu'il nous plaise ou non c'est à lui et lui seul de discuter avec les syndicats sans les interférences de cette bande de politicodémagogues qui vont s'empresser de tout faire foirer. Nous retrouvons le comportement bête et lâche des signataires du pacte de Hulot allant se prosterner devant la vedette du show biz écolo de peur du qu'en dira-t-on.

Et ça veut gouverner les Français? Qu'ils commencent donc par apprendre à se gouverner eux-mêmes!

Dans le XIIe, nous avons une candidate socialiste à l'image de Ségolène. A son niveau. Elle n'a aucune idée pour l'arrondissement ou pour Paris, pour la France non plus, mais son site de campagne organise des pétitions absurdes. Nous aimerions pouvoir prendre un peu plus de hauteur pour discuter de ses projets, mais c'est le néant absolu. Elle ne se comporte pas en futur député (et je compte bien qu'elle ne le soit pas) mais en présidente d'association de locataires. Comme à droite nous n'avons en contrepartie que des querelles de personnes, il est difficile de discuter des propositions des uns et des autres. Le débat d'idées est absent. C'est tout à fait à l'image de ce qui se passe pour la présidentielle. La démocratie remplacée par la médiocratie.

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Publié dans Articles de fonds

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