UNE GREVE POUR RIEN
Question : "Madame la ministre, je voudrais revenir sur les slogans qui sont utilisés lors de ces tentatives de blocage et vous demander d'y opposer des réalités".
Réponse : "(...) Ni désengagement de l'Etat, ni sélection, ni hausse des frais d'inscription, ni privatisation : c'est cela la réalité ! Et notre priorité dans les mois qui viennent, ce sera de mener un grand programme de lutte contre l'échec universitaire en 1er cycle, cette plaie qui gangrène notre université. Il y a urgence à agir, et nous agissons ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC)".
Extrait de la réponse donnée aujourd'hui, 13 novembre 2007, par l'énarque et ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, au député UMP de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart
Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter.
C'est bien ce qu'on lui reproche, à Valérie. Une réforme totalement creuse. Les étudiants font grève par culture de la grève, tout comme les cheminots font grève par culture de la grève, pour montrer qu'ils existent. Car la réforme des régimes spéciaux est tout aussi creuse.
Le parallèle entre le syndicat majoritaire des étudiants : l'UNEF, et les grandes centrales CGT-CFDT ou Sud est intéressant. Le gros des troupes de l'UNEF est la base arrière de ce qui sera plus tard le gros des troupes de la CGT. Il doit y avoir un encartement automatique. Je serai d'ailleurs curieuse de savoir si ce n'est pas une porte d'entrée directe dans certains de ces services dits publics... Auquel cas nos "étudiants" (si l'on peut employer ce terme), n'ont pas à se faire de souci pour leur avenir, ni d'ailleurs à étudier, ils ont un emploi à vie assuré. Ce sont ceux qu'ils empêchent de travailler qui ont du souci à se faire. D'autant plus que s'ils ont la chance de trouver un job, ils paieront à vie les privilèges de ces sinistres individus. Nos syndicalistes ont beaucoup de chance que les étudiants (les vrais, ceux qui s'inquiètent à juste titre pour leur avenir) et les travailleurs (les vrais aussi, ceux qui attendent le métro ou sont coincés dans les embouteillages) restent aussi calmes. Ils ne jouent pas qu'avec nos nerfs, ils jouent avec le feu.
Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter.
C'est bien ce qu'on lui reproche, à Valérie. Une réforme totalement creuse. Les étudiants font grève par culture de la grève, tout comme les cheminots font grève par culture de la grève, pour montrer qu'ils existent. Car la réforme des régimes spéciaux est tout aussi creuse.
Le parallèle entre le syndicat majoritaire des étudiants : l'UNEF, et les grandes centrales CGT-CFDT ou Sud est intéressant. Le gros des troupes de l'UNEF est la base arrière de ce qui sera plus tard le gros des troupes de la CGT. Il doit y avoir un encartement automatique. Je serai d'ailleurs curieuse de savoir si ce n'est pas une porte d'entrée directe dans certains de ces services dits publics... Auquel cas nos "étudiants" (si l'on peut employer ce terme), n'ont pas à se faire de souci pour leur avenir, ni d'ailleurs à étudier, ils ont un emploi à vie assuré. Ce sont ceux qu'ils empêchent de travailler qui ont du souci à se faire. D'autant plus que s'ils ont la chance de trouver un job, ils paieront à vie les privilèges de ces sinistres individus. Nos syndicalistes ont beaucoup de chance que les étudiants (les vrais, ceux qui s'inquiètent à juste titre pour leur avenir) et les travailleurs (les vrais aussi, ceux qui attendent le métro ou sont coincés dans les embouteillages) restent aussi calmes. Ils ne jouent pas qu'avec nos nerfs, ils jouent avec le feu.
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