NOS PROPOSITIONS POUR LE XIIe - 2) TRANSPORTS

Publié le par Christiane Chavane

Dans toutes les villes du monde, les élus locaux cherchent des solutions pour harmoniser la politique des transports et faire cohabiter tout le monde. Leur but est de rendre la vie des citoyens plus facile. Une ville est un ensemble vivant où les gens se déplacent aussi bien pour leur travail que pour leurs loisirs. La fluidité des déplacements, que ce soit à l'intérieur de la cité ou pour entrer et sortir, est primordiale. Or, c'est l'un des problèmes les plus difficiles à régler.

Plus la ville est dense et plus il est facile d'offrir un choix de transports en commun performants, donc de proposer une alternative à la voiture. Malheureusement cela ne cadre pas nécessairement avec les aspirations des citadins : qui dit ville dense dit immobilier cher et logements étriqués. Les centre-villes ont donc tendance à voir diminuer leur population au profit de quartiers plus périphériques, voire de la banlieue. C'est ainsi que notre XIIE, secteur agréable, tranquille, plutôt vert, a vu récemment sa population augmenter, d'autant que de nouveaux quartiers ont été créés.

Seulement, la politique anti-bagnole des khmers verts parisiens a eu une conséquence terrible : elle dresse les populations les unes contre les autres et Paris contre la banlieue au lieu d'harmoniser les transports et d'offrir une vraie offre aux citoyens. Et les premiers à en pâtir sont les commerçants. L'impossibilité de se garer leur fait perdre des clients : nos verdâtres ont oublié que le port des paquets justifie souvent la voiture. Résultat : les riverains préfèrent aller faire leur courses dans les grandes surfaces de périphérie. Les difficultés de livraison leur compliquent la vie. En contrepartie aucune nouvelle offre intelligente de transports publics n'a été proposée. Le réseau de bus est archaïque dans sa conception, le métro ne permet pas l'accès aux personnes à mobilité réduite, sauf sur la ligne 14. Le concept même du tramway des maréchaux est stupide : il n'offre rien de plus en vitesse et fort peu en capacité par rapport à l'actuel PC et supprime les arrêts intermédiaires. Il occupe sur la voirie une place injustifiée, provoquant des embouteillages, ne permet plus le passage des véhicules d'urgence (de sorte qu'il est question de leur réserver une voie sur un périphérique déjà saturé), ne propose pas d'interconnexions intelligentes avec d'autres modes de transport, n'accepte pas les vélos. C'est une solution dépassée, et résultant uniquement d'une idéologie de haine. De plus cela coûte une fortune, et l'état et la région y mettent de la poche de leurs contribuables. 

Alors que le bilan du T3 n'est pas fabuleux, la Mairie insiste pour continuer dans le XIIe. L'enquête d'utilité publique n'est pas faite, mais nos khmers verts ont déjà décidé de financer les études. 

Il est certain qu'au moment du vote du budget, les futurs élus d'Alternative Libérale ne voteront pas cette ineptie, alors qu'il existe des solutions bien plus efficaces, moins chères et sans gêne pour les riverains, solutions que nous souhaiterions voir étudier. 

Nous souhaitons supprimer le monopole de la RATP, datant de 1948, afin qu'une véritable offre concurrentielle de transports en commun puisse voir le jour. 

Le XIIe manque aussi cruellement de parkings souterrains. Là aussi plus de liberté est nécessaire, notamment une révision de la loi SRU s'impose. En échange le stationnement résidentiel serait peu à peu remplacé par un abonnement en sous-sol. En surface ne resteraient que le stationnement de courte durée en journée afin de faciliter les livraisons, et des forfaits nuit éventuellement. De même des parkings de dissuasion à l'extérieur de Paris permettraient de combiner voiture et transports en commun.

Publicité

Publié dans politique parisienne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article