LE GRAND DEBAT

Publié le par Christiane Chavane

Nous sommes au tournant de la campagne : le débat entre les deux finalistes a eu lieu hier soir.

Il en ressort maintenant le véritable choix de cette élection : Royal et Sarkozy ont montré tous les deux vers quelle sorte de présidence nous nous dirigions.

Royal a démontré s'il en était besoin sa méconnaissance des dossiers. Elle remplace la connaissance par l'invective et la fausse colère. Elle énonce ses contrevérités économiques en scandant que ce sera payé par la croissance, comme si la croissance se décrétait. En face, Sarkozy a réussi à rester à peu près calme, ce qui relève de l'exploit. Il a dû beaucoup prendre sur lui. Ceci dit, question dossiers, lui aussi est parfois léger.

Ce qui ressort de ce débat - où j'ai tout de même trouvé Sarkozy largement meilleur, même si je ne lui donne pas un 20/20 - c'est qu'aujourd'hui nous avons à faire un choix de société entre :

- un socialisme marxiste simpliste.

- un "libéralisme tempéré interventionniste" (dixit le chroniqueur d'RTL) que je baptiserais plutôt : néo-gaullisme, et qui a autant à voir avec le libéralisme qu'un chat ressemble à un chien.

Comme entre deux maux il faut choisir le moindre, je préfère encore le néo-gaullisme.

Jamais le clivage gauche-droite n'a été aussi profond.

De ce que j'ai pu lire ou entendre des premières réactions sur ce débat, j'ai retenu tout particulièrement celle de Jean Louis Caccomo, professeur d'économie à l'université de Perpignan et auteur du livre "la troisième voie, impasse ou espérance". Vous pouvez la lire directement en ligne sur son site  : http://caccomo.blogspot.com

 

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M
 <br /> Bonjour Christiane,<br />  Je suis soulagé de voir que des responsables d’AL comme vous choisissent Sarkozy.Je ne comprends pas les libéraux qui vont voter Royal.<br /> La présidentielle a vu s’affronter les étatistes de droite contre ceux de gauche. Ceci est entendu. Les programmes économiques des candidats, par nature interventionnistes, ne sont pas un critère pertinent. <br /> Par contre, la probabilité de voir un Madelin ou un Novelli à Bercy dans le futur devrait guider le choix de chaque libéral.<br /> Comme je l’ai dit sur le blog de JL Caccomo, étant optimiste, je chiffrerai cette probabilité à… une chance sur mille.<br /> Avec la mère Royal, cette probabilité est égale à 0.<br /> Le choix découle de source pour tout libéral cohérent.
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C
BonjourJe vous rassure, la plupart des responsables AL vote Sarkozy et quelques autres blanc, que d'ailleurs j'ai laissés s'exprimer sur mon blog parce que nous sommes en démocratie. Jusqu'ici je n'en ai pas entendu un seul proposer Royal (je peux évidemment me tromper, n'ayant pas interrogé tout le monde).Au premier tour j'ai voté Bayrou pour sa proposition de réforme des institutions, cruciale pour les libéraux. Mais je ne me faisais aucune illusion sur le bonhomme et sa réaction d'aujourd'hui prouve bien qu'il n'est pas fiable. Ceci dit je n'avais pas envie de plébisciter un Sarkozy interventionniste. J'ai lu aujourd'hui une interview où il se vante d'avoir nationalisé Alstom et parle de conduire une "vraie politique industrielle". Il ajoute en gros : "vous voyez bien que je ne suis pas libéral", comme si c'était une tare. Au second tour on resserre les rangs et on élimine le plus nuisible, donc Royal. Comme vous dites cela coule de source.Je suis moins optimiste que vous sur la nomination d'un libéral à Bercy. La question qui me taraude est : la France tiendra t-elle 5 ans si de vraies réformes libérales ne sont pas faites?