LE GRAND DEBAT
Nous sommes au tournant de la campagne : le débat entre les deux finalistes a eu lieu hier soir.
Il en ressort maintenant le véritable choix de cette élection : Royal et Sarkozy ont montré tous les deux vers quelle sorte de présidence nous nous dirigions.
Royal a démontré s'il en était besoin sa méconnaissance des dossiers. Elle remplace la connaissance par l'invective et la fausse colère. Elle énonce ses contrevérités économiques en scandant que ce sera payé par la croissance, comme si la croissance se décrétait. En face, Sarkozy a réussi à rester à peu près calme, ce qui relève de l'exploit. Il a dû beaucoup prendre sur lui. Ceci dit, question dossiers, lui aussi est parfois léger.
Ce qui ressort de ce débat - où j'ai tout de même trouvé Sarkozy largement meilleur, même si je ne lui donne pas un 20/20 - c'est qu'aujourd'hui nous avons à faire un choix de société entre :
- un socialisme marxiste simpliste.
- un "libéralisme tempéré interventionniste" (dixit le chroniqueur d'RTL) que je baptiserais plutôt : néo-gaullisme, et qui a autant à voir avec le libéralisme qu'un chat ressemble à un chien.
Comme entre deux maux il faut choisir le moindre, je préfère encore le néo-gaullisme.
Jamais le clivage gauche-droite n'a été aussi profond.
De ce que j'ai pu lire ou entendre des premières réactions sur ce débat, j'ai retenu tout particulièrement celle de Jean Louis Caccomo, professeur d'économie à l'université de Perpignan et auteur du livre "la troisième voie, impasse ou espérance". Vous pouvez la lire directement en ligne sur son site : http://caccomo.blogspot.com