LA FRANCE EST ELLE EN COURS DE COLONISATION?

Publié le par Christiane Chavane

Hier soir pendant que nous tractions avenue Daumesnil, un immigré est venu discuter avec nous. Il était outré au sujet d'un "tract" - si l'on peut qualifier ainsi le torchon qu'il tenait à la main - qu'on lui avait donné dans le métro. A vue d'oeil ce papier était systématiquement distribué aux immigrés. C'est un appel clair et net à la violence, indiquant qu'en cas de victoire de Sarkozy les banlieues exploseront. Je vous en livre ici quelques phrases éclairantes :

"- si vous n'aimez pas les noirs et les arabes ne votez pas pour l'homme au kärcher... Il ne nous aime pas, si vous votez pour lui vous ne nous aimez pas.

- des noirs et des arabes révoltés vous en verrez partout dans les rues et pas que dans leur quartier...

- dans notre pays plus que l'habit la couleur de la peau fait le moine.

- la France est à un grand tournant de son histoire... : des Martin Luther King s'éveillent un peu partout dans les quartiers. La marche à commencé et rien ni personne ne pourra l'arrêter."

L'association qui a pondu cet immondice (et dont je ne ferai pas la pub ici en citant leur nom) ne doit pas se souvenir qui était le pasteur Martin Luther King. Il ne prônait pas la violence et la guerre civile, mais bien au contraire la réconciliation. Tout comme Nelson Mandela. Ils ne se souviennent pas non plus comment étaient traités les "noirs" aux USA avant Luther King et en Afrique du Sud sous l'Apartheid. Ils ne se souviennent pas non plus de tout l'assistanat dont ils profitent parce qu'il est plus facile de toucher le RMI et bricoler au noir (ou trafiquer) que de travailler. Quitter leur guetto ne tient qu'à eux : se conformer aux règles et aux lois françaises, s'instruire et accepter d'apprendre un métier, s'habiller correctement plutôt que de rester toute la journée déguisé en footballeur ou porter le jogging encagoulé, parler français plutôt que le charabia des banlieues, cesser de considérer les Français de souche comme des poires précisément parce que nous ne les traitons pas mal. L'homme qui est venu nous voir nous a dit qu'il était en France depuis 27 ans, qu'il travaillait, qu'il aimait ce pays, qu'il n'avait pas de problème avec les Français, que ces malades lui faisaient peur. Nous le comprenons.

Le problème des banlieues est réel. Mais toute la faute n'incombe pas qu'aux seuls Français. J'avais dit que nous en reparlerions et cela ne va pas tarder.

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Publié dans société

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