ALTERNATIVE POETIQUE
C’était au cours d’une campagne électorale,
Deux rivaux s’affrontaient à l’écrit et l’oral.
Au nom d'idées absurdes et de faux idéaux,
Ségolène et Sarko, médiatiques fléaux,
Jour et Nuit à l’antenne infligeaient leur vision
D’un monde aseptisé, contrôlé, sans passion.
Et au Français mouton on faisait miroiter,
Des promesses intenables pour le tondre en beauté.
Les autres candidats cherchaient des signatures,
Pour s’exprimer dans ce débat contre nature,
Même le Béarnais qui pourtant s’y voyait,
Lançait à droite à gauche pour ne pas se noyer,
Des perches que personne n’aurait voulu brandir
De peur, par leur Parti, de se faire maudire.
Pourtant un inconnu que l’on n’attendait point,
Surgit de nulle part et arriva à point.
Ce n’était pas Le Pen par cent fois évincé,
Ni le petit facteur - on se serait pincé,
Croyant se réveiller d’un mauvais cauchemar.
Arlette et Marie - Georges tout le monde en eut marre.
Quant à José Bové cette calamité,
Assurant la victoire à l’unanimité,
Pas plus qu’à la Voynet l'on n’aurait pu y croire.
Qui donc aux deux vedettes causa tant de déboires ?
Mais c’est le jeune Edouard, le nouveau libéral.
Comblant en politique un vide sidéral.
Hélas, ses signatures, Edouard point ne les eut,
Et j'irai donc voter pour le moins peigne-cul.
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