SECURITE ROUTIERE A PARIS
La lettre des déplacements de la mairie de Paris nous apprend que le nombre d'accidents est en augmentation. Aussi, la mairie lance t-elle une croisade avec campagne d'information destinées aux piétons, vélos, 2-roues motorisés, qui en sont les premières victimes.
Il est un peu tard pour se réveiller. Avoir provoqué des bouchons par haine de l'automobile et poussé les gens à opter pour le vélo et le scooter ne pouvait guère avoir d'autre résultat, d'autant que si le nombre de voitures a un peu diminué sur les grands axes, les conducteurs n'ont jamais été aussi stressés. Et le stress est "accidentogène".
Par ailleurs quand on installe des pistes cyclables à grands frais en dépit du bon sens, dans le seul but de réduire l'espace de voirie destiné à l'automobile, on ne peut s'attendre qu'au pire. Prenons l'exemple de l'avenue Daumesnil, entre la place Félix Eboué et la Porte Dorée. Sur la place elle même les vélos roulent sur un trottoir entrecoupé de routes à traverser. Il faut avoir le moral pour en faire le tour. Ensuite, l'avenue Daumesnil. Passe encore en direction de la porte Dorée, mais dans l'autre sens les véhicules garés interdisent toute visibilité aux automoblistes qui tournent à droite dans les rues adjacentes. Ils sont dans l'impossibilité totale de voir arriver des vélos sans s'engager. Ne parlons pas des scooters qui remontent les pistes à fond de train. Du coup les vélos dévalent le trottoir et importunent les piétons. Ils étaient bien moins gênants et prenaient moins de risques lorsqu'ils roulaient normalement sur la chaussée, avec des files de circulation suffisamment larges ET pour les autos ET pour les vélos. Et les piétons étaient plus tranquilles.
Par dessus le marché la mairie a accordé aux cyclistes des passe-droits comme l'autorisation de prendre certains sens interdits. Les piétons sont aujourd'hui obligés de regarder AUSSI du mauvais côté de la chaussée avant de traverser. Les cyclistes ont un sentiment total d'impunité et ne voient plus l'utilité de respecter le code de la route.
Enfin certaines artères où les voies de bus en zigzag serpentent bizarremment - au point que ni les piétons ni les automobilistes ne s'y retrouvent - sont particulièrement risquées pour les piétons. Je pense au boulevard Magenta, mais Port Royal ou Montparnasse ne sont pas en reste.
Tout cela sent non seulement l'idéologie bête, la haine aveugle, mais en plus l'amateurisme complet. Le plan des déplacements n'est pas un plan, c'est un amalgame de mesquineries anti-bagnoles.