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LE BLOG DE PARIS XIIe

 

Vendredi 6 juillet 2007
« Avant je faisais pipi au lit et j’avais honte. Je suis allé voir un psy. Désormais, je fais pipi au lit et je suis fier ! ». Voilà comment Coluche décrivait un homme décomplexé. Grâce à Coluche, je viens de réaliser avec effroi ce qu’est la droite décomplexée en France. Avant, la droite faisait une politique de gauche, mais elle en avait honte. Aujourd’hui, la droite fait une politique de gauche, et elle en est fière. Tel est donc le sens du changement. Certes, ce n’est sans doute pas en ce sens que je l’espérais à l’instar des millions de français qui ont élu le nouveau Président de la république en se remettant à croire à la politique et en l’homme qui incarnait le retour de la politique. Mais j’ai décidé d’espérer ; et j’espère sincèrement aujourd’hui me tromper.
Cependant, le dossier universitaire est lourd de symboles significatifs pour le moins inquiétants. Avant de mettre en œuvre le projet de réforme des universités, le Président a consulté des « partenaires sociaux » trop heureux de vider de sa substance le projet initialement défendu par la ministre de l’enseignement supérieur. Ce zèle dans l’ouverture et la consultation pourrait être à l’honneur de l’équipe en place si cela ne cautionnait pas une dérive inquiétante de nos institutions qui a rendu notre pays autant ingouvernable qu’irréformable. Mais c’est un aveu de faiblesse quand on sait que des personnalités socialistes sont promues auprès du premier ministre en tant que conseiller sur la question des universités, pour le plus grand bonheur de Jack Lang à qui l’on doit pourtant le bilan actuel sans appel [1]. Pourtant, les « partenaires sociaux » imposent un « dialogue social » qui nous conduit dans l’impasse puisque les termes même de ce dialogue (la préservation des acquis) ont pour fonction de rendre toute véritable alternance impossible. Les projets de réforme du gouvernement doivent être présentés et discutés au parlement (c’est ce que demande la gauche quand elle est majoritaire). Tel est le fonctionnement normal de nos institutions à moins que nous ayons insidieusement changés de régime politique.
 
Les universités ont besoin d’être mises en concurrence dans le cadre d’une autonomie réelle fondée sur des conseils d’administration dans lesquels siègent ceux qui sont les plus impliqués dans le financement de l’université. Dans le monde entier, les universités ont une autonomie de gestion qui leur permet d’aller chercher les moyens là où ils se trouvent. On ne peut pas prendre de décisions responsables avec l’argent des autres. De plus, notre système universitaire produit un véritable gâchis humain puisqu’il neutralise la rationalité des choix individuels, car ni les étudiants ni les professeurs n’assument aucune conséquence de leurs choix personnels d’orientation. En effet, les étudiants choisissent des filières sans tenir compte des débouchés tandis que les professeurs montent des formations qui ne trouvent pas d’étudiants.
Comme dans le secteur de la santé, les choix des uns et des autres sont privés mais les conséquences en termes de coûts sont collectivisées, étant prises en charge par le budget de l’Etat. Le parallèle avec le secteur de la santé est d’ailleurs tout-à-fait instructif puisque, dans ce secteur aussi, l’offre de soins n’est jamais adaptée (en qualité comme en quantité) à la demande de soins étant donné que le mécanisme du marché, fondé sur la vérité et la flexibilité des prix, et qui a précisément pour fonction de veiller à l’adéquation permanente de l’offre et de la demande, a été écarté au nom d’une régulation administrative qui se veut à la fois plus juste et plus efficace. Le patient veut pouvoir consulter son médecin comme il le désire, consommer les médicaments qu’il veut et demande à la collectivité de payer. L’étudiant n’agit pas autrement : il veut pouvoir choisir sa filière, accumuler autant de diplômes qu’il le souhaite (en autant d'années qu'il le souhaite) et ce serait à la collectivité de payer la facture. Le résultat est qu’une grande partie des étudiants ont tendance à s’engouffrer dans des formations qui n’offrent aucune perspective de débouchés tandis que les formations scientifiques et techniques, offrant des qualifications pointues demandées sur le marché du travail, sont désertées par les étudiants français. C’est une folie financière que l’Etat français n’a plus les moyens de s’autoriser.
Mais, au-delà du souci purement comptable d’équilibrer les comptes, c’est une règle morale qui devrait inspirer dans toute réforme. Que l’on fasse les études de son choix, sans considération de l’utilité sociale en termes de débouchés, du moment que l’on engage son propre argent (c’est-à-dire son temps), c’est le droit de tout individu libre et responsable. Mais à partir du moment où l’on demande à autrui – et en l’occurrence la collectivité nationale – de financer ses études, on confère le droit moral à autrui de demander des comptes, notamment en termes d’orientation.
 
Ainsi, soit on laisse exister un système libre d’enseignement supérieur dans lequel les acteurs sont libres de faire les choix qu’ils veulent du moment qu’ils les assument ; soit on maintient un système public d’enseignement supérieur dans lequel l’Etat se donne le droit d’imposer l’offre de formations. Mais, dans le domaine de la formation supérieure comme dans celui de la santé, il est difficile d’avoir à la fois la liberté et la gratuité. A s’accrocher à tout prix au second, les étudiants risquent de perdre définitivement le premier [2].
Si ces notions élémentaires ne sont pas comprises par ceux qui sont en charge du système d’enseignement supérieur, les chercheurs, les professeurs les plus motivés et les plus responsables, découragés par le fonctionnement délirant de la machine, continueront de déserter l’université française en vertu du principe universel selon lequel « la mauvaise monnaie chasse la bonne ».
 
[1] Hubert Védrine, un éléphant socialiste de l’ère mitterrandienne, se voit aujourd'hui propulsé consultant es mondialisation.
 
[2] Qu’est-ce qui est le plus coûteux pour l’étudiant : payer 5000 euros pour s’inscrire dans un master qui débouche en quelques mois sur un emploi ; ou s’inscrire dans un diplôme gratuit qui risque de le conduire, au bout de quelques années, au chômage de longue durée ? J’ai vu des étudiants réaliser une licence en 6 ans ou accumuler deux à trois masters dans les disciplines les plus inattendues. Sur le papier, l’étudiant coûte à la collectivité le prix d’un ingénieur mais, à la sortie, aucun ingénieur ne pointera à l’horizon. Je veux préciser pour le lecteur que je n’ai jamais été un nanti et que je ne suis pas né avec le diplôme en poche, ayant financé mes études jusqu’au doctorat en travaillant chaque été (au champ, à l’usine, au restaurant…). En effet, mes parents d’origine modeste n’avaient pas les épaules pour payer les études de leurs quatre enfants. J’ai d’ailleurs appris par mon père (immigré sicilien) que l’indépendance ne consiste pas à vivre au crochet de quelqu’un, ni des parents, ni de la collectivité ; et que l’on apprend à faire des choix judicieux avec l’argent que l’on a gagné par son propre travail. Est-il si inconvenant de rappeler cela à notre jeunesse que l’on dit entreprenante ?
 
Jean-Louis Caccomo,
Perpignan, le 3 juillet 2007
par Jean Louis Caccomo publié dans : Articles de fonds
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Lundi 23 avril 2007

Non, je ne vais pas vous parler d'écologie.

Je vais vous parler des résultats de l'élection présidentielle. Comme d'habitude il n'y a pas de perdants, il n'y a que des gagnants. Le facteur, avec ses 4 et quelques pour cent, ne sera pas remboursé de ses frais de campagne, il faudra pourtant qu'il se rachète des godasses. Mais il sauve l'honneur, il est le premier des stalino-nostalgiques. Il doit travailler à la poste de Roissy CDG 2 parce que ce matin à 9 heures elle était encore fermée et la machine à timbrer en rade. Ce qui est le plus facilement  timbré en France ce sont les candidats à la Présidentielle, surtout quand ils bénéficient des heures syndicales.

Ce qui est beau, c'est la récupération que le parti socialiste essaie de faire des 19% de François Bayrou. Après lui avoir craché à la figure pendant toute la campagne, la dinde dégelée arbore un grand sourire et tend la main (gantée) aux électeurs de FB. NS n'est pas en reste, bien sûr! Mais il y a quelque chose d'indécent dans cette tentative de récupération.

Le second tour n'est pas joué. Le choix entre la dinde et le poulet* laisse encore des possibilités de surprise. Pourtant, même si la France en a vu d'autres, la vision d'une greluche incompétente - engluée dans son idéologie marxiste du XIXe siècle - allant expliquer à Hillary Clinton, Condolezza Rice ou Angela Merkel ce qu'elles doivent faire relèverait du pur cauchemar. La France s'est suffisamment ridiculisée avec Jacques Chirac, nous n'avons vraiment pas besoin de passer pour les clowns de la planète. Cela me suffit !

* on va dire que les électeurs sont volatiles. De toute façon on se fera plumer.

 

 

par Christiane Chavane publié dans : Articles de fonds
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Lundi 2 avril 2007

"Il faut aller au coeur de cette connivence perpétuelle entre les différents partis qui sont installés au pouvoir, les puissances financières, économiques, qui sont leurs amis de classe et leurs amis de caste", a déclaré M. Bayrou à Fort-de-France, qui achevait dimanche un déplacement de trois jours en Guyane, Martinique et Guadeloupe.Pour cela, il a proposé la suppression de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA), et son remplacement par une "école des services publics", réforme qui rentrerait en vigueur "après 2008". (source yahoo actualités)

Hé oui, François Bayrou parle de supprimer l'ENA, ce qui serait sans aucun doute une oeuvre de salut public! Hélas, c'est aussitôt pour proposer une école des services publics. S'il s'agit juste de changer le nom, je n'en vois guère l'intérêt. S'il est réellement nécessaire d'avoir une formation destinée à rendre opaques les comptes publics et inventer des taxes absurdes et des règlements abscons, il suffit d'intégrer un cursus "gestion publique" dans les écoles de commerces, ce qui aurait le mérite de proposer des formations concurrentielles. Au moins les étudiants auraient-ils une chance de recevoir de vrais cours d'économie. Cela limiterait aussi la cooptation qu'il critique avec juste raison.

Cela dit ce qui serait encore mieux, serait de ne pas remplacer du tout cette école et de gérer les comptes publics selon les mêmes règles comptables que le privé.

par Christiane Chavane publié dans : Articles de fonds
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Mercredi 28 mars 2007
Trois évènements sans aucun rapport, trois volets du même problème : le malaise d’un état impuissant devant des désordres qui ne devraient même pas se produire.
 
Depuis 15 jours le port pétrolier de Marseille est bloqué par les dockers CGT, et la pénurie d’essence menace la cité phocéenne. Pire que la Sardine, nos cégétistes ! Pourquoi cette épreuve de force ? Parce que GDF veut faire décharger ses méthaniers par son personnel qualifié, compte tenu des risques que présente la manipulation du méthane. Je me garderai bien de juger du bien fondé de l’argument. Il est piquant de voir une entreprise d’état « cégétéisée » à fond, se battre avec des syndicats du même bord, mais extérieurs à la société. Au nom de la défense d’un monopole. On se croirait en plein XIXe siècle. Quelqu’un aurait-il mal placé la barre du l ? Bien entendu, la municipalité assiste en spectateur à cette farce navrante. Pendant ce temps le port de Marseille perd de jours en jours sa crédibilité, et des parts de marché. Les armateurs de fret maritime n’aiment pas que leurs bateaux soient immobilisés à quai. Les clients qui attendent leurs livraisons et les fournisseurs qui veulent être payés, non plus. Marseille n’est pas le seul port méditerranéen. Barcelone et Gênes n’attendent que ça ! Réjouissons nous, il n’y aura bientôt plus de dockers du tout sur ces quais. Parce qu’il n’y aura plus de bateaux. Donc plus de grèves. Continuerons nous à payer les cégétistes pour lancer des tracts et pleurer sur le sort des terminaux déserts ?
 
A l’autre bout de la France, un autre évènement, très grave. La gare du Nord, à Paris. Là où se déversent les trains et RER des banlieues chaudes. Un « jeune » saute la barrière du métro et se fait alpaguer par les contrôleurs. C’est tellement rare que ça mérite d’être souligné. Combien de fois en vois-je sauter allègrement sous le nez des guichetiers qui ne pipent mot ! Le « jeune » se rebiffe et donne un coup de boule au contrôleur. Pas de pot : une ronde policière passe et coince le resquilleur. Il paraît que la police eut la main un peu lourde. Le gars était agressif, à vue d’œil. Alors devaient ils le laisser partir pour éviter tout risque de bavure ? Ah mais c’est qu’il était noir. Alors c’est du racisme. Et puis quoi encore ? Les noirs en France ont-ils des lois différentes des nôtres, le droit de tabasser des agents de la RATP ? Il ne faut arrêter que les blancs et les jaunes ? Résultat : des émeutes dans la gare, violentes. Ce sont les commerçants qui trinquent et les assurances qui paient. Le tout sous les yeux d’une police empêchée d’agir de peur de dommages collatéraux. Ils en ont quand même ceinturé dix. Parions qu’ils sont dehors demain et qu’ils narguent les pandores.
Rajoutons pour faire bonne mesure que la petite frappe en question est un clandestin déjà connu des services de police, mais que l’on continue à accepter en France alors qu’il bafoue nos règlements. Il doit avoir des enfants scolarisés.
 
Enfin en Normandie, Greenpeace occupe le terrain du futur réacteur EPR. Ils sont contre le nucléaire. Soit. Alors qu’attendent ils pour aller faire la même chose en Iran, où l’uranium est enrichi au milieu des civils, pris en otage. Pourquoi ne font-ils pas le coup de force en Corée du Nord ? Qu’attendent-ils pour empêcher Chinois et Indiens de construire des centrales ? Que ne sont-ils ni sur les sites américains ni en Finlande à qui nous avons vendu l’EPR ? Enfin pourquoi ne disent-ils rien des centrales type Tchernobyl ukrainiennes qui fonctionnent toujours ? De la discrimination anti-Français ? Va-t-on tolérer encore longtemps que ces nazillons de l’écologisme fassent leur loi sur notre sol ?
 
Pauvre France, incapable de faire respecter ses lois. Pauvre police, dont les missions sont d’avance vouées à l’échec puisque toute tentative de rétablir l’ordre sera par définition associée à une bavure dès que les fauteurs de trouble seront des « minorités ethniques visibles », des voyous officiels subventionnés (cégétistes) ou des associations jouant sur la corde sensible de l’écologie ou de la solidarité pour faire passer pire que pendre. Pauvre justice, débordée, sans moyens, aux prises avec un code civil devenant un fatras incompréhensible, et des groupes de pression intouchables au nom du politiquement correct.
Il est grand temps de rendre à l’état ce qui lui appartient, et que celui-ci rende à la société civile les missions dont il ne devrait pas avoir la charge.
par Christiane Chavane publié dans : Articles de fonds
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Mardi 27 mars 2007

Les trois dernières bourdes de la Dinde Royale :

  • Il faut régulariser tous les immigrés qui ont un enfant ou petit-enfant scolarisé
  • Il ne faut pas confondre nation et nationalisme
  • Chaque Français doit acquérir un drapeau tricolore et pavoiser le 14 juillet et la Marseillaise doit être obligatoire à l'école.

Ségolène - Bécassine est vraiment incroyable. La voilà qui se met à faire de la surenchère nationaliste, après avoir pendant des années craché sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un sentiment patriotique. Et comme toujours elle ne vérifie pas dans les dossiers : la Marseillaise est déjà obligatoire à l'école. Le drapeau, c'est autre chose. Je ne sais pas si la taxe "patriotisme" rendra les Français plus fiers de leur pays, ni combien elle recrutera de contrôleurs de fenêtre et si elle mettra des amendes à ceux qui oublient de pavoiser. Ce genre d'exposition me fait penser à de sombres dictatures où le culte de la personnalité est tel que la photo ou le portrait du : führer, caudillo, duce, grand timonnier, lider maximo (les noms sont interchangeables), figure partout. D'ici qu'elle nous oblige à afficher sa tronche dans notre salon, il n'y a qu'un pas. Bon, j'exagère, le drapeau, ce n'est pas ça. Mais franchement je n'en vois pas l'intérêt. Je pavoise si j'en ai envie, d'ailleurs le 14 juillet je ne suis presque jamais à Paris. Est-ce que je vais demander au voisin de sortir mon drapeau?

Enfin elle a raison : le nationalisme est le culte de la nation et la haine de l'étranger. Le patriotisme est l'amour de la nation et n'est en aucun cas synonyme de xénophobie : on ne peut aimer les autres si on ne s'aime pas soi-même. Mais elle ne prononce pas le mot, bien entendu. Alors quelle est sa motivation à sortir le drapeau, à part la plus bête démagogie parce qu'elle baisse dans les sondages après les paroles musclées de Sarko.

La régularisation massive des sans papiers avec enfants scolarisés, c'est le bouquet. Devant le tollé généralisé elle a d'ailleurs reculé. Avec un truc comme ça toute l'Afrique est chez nous demain : le candidat à l'immigration paie un passeur. Celui-ci fait marcher ses réseaux. Il dégotte facilement une école dont la directrice est membre d'ATTAC ou syndiquée FSU. Elle ne se fait pas prier pour accepter un gamin, et là elle ne demande pas si le clandestin est bien dans son secteur de carte scolaire. Au besoin, elle refusera un petit Français au motif qu'il n'y a plus de place (voir mon premier article, pourquoi j'ai fait le choix d'AL). Le tour est joué et notre clandestin est là à vie. Mieux, les assistantes sociales vont se faire un plaisir de lui faire octroyer toutes les aides possibles, du logement HLM au RMI en passant par le CMU (ou plutôt AME), les allocations familiales, les aides à la garde d'enfant, si nécessaire une place en crèche, les allocations rentrée scolaire, la cantine gratuite. J'arrête. Jamais je ne parviendrai à être exhaustive. Mais de travail, point. D'ailleurs il y a de fortes chances pour que notre immigré ne parle pas français et qu'il ne sache ni lire ni écrire. Quel travail voulez vous lui donner?

La cerise sur le gâteau c'est que ces voies royales d'immigration entretiennent une mafia.

par Christiane Chavane publié dans : Articles de fonds
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