LE BLOG DE PARIS XIIe
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Nous apprenons à l'instant que le Conseil des Ministres vient de nommer Jean de Gaulle, député fantôme du XIIe (8e circonscription) à la Cour des Comptes. Sans doute en remerciement de ses bons et godillotesques services envers l'Elysée. Il ne se représentera donc pas dans notre circonscription. Nous le pressentions, nous en avons maintenant la confirmation.
Qui sera investi par l'UMP? Monsieur "Femmes de Ménage", le papa du petit CESU, ce qui nous ferait deux candidats socialistes : l'un de droite et l'autre de gauche? Affaire à suivre.
De passage à Paris - quasi vide au début août - j'ai emmené deux fillettes au nouveau Paris-plage, sans sable mais avec des planches comme à Deauville, aménagé au pied de la Bibliothèque de France. Il n'y avait à peu près personne, hormis une demi-douzaine de baigneurs dans la nouvelle piscine flottante, chauffée à 28° et pourvue d'un toit ouvrable en verre, installée à grand frais sous la nouvelle passerelle Simone de Beauvoir.
Ce n'est pas tout : les bobos qui gouvernent cette ville sont gens fort organisés : ils ont fait construire aux pieds de leur fétiche, la "très grande Bibliothèque François Mitterrand", comme l'écrit le maire dans son bulletin municipal, de forts jolis immeubles d'habitation dont ils se sont réservé une partie, pudiquement appelée "logements sociaux" ; outre les planches et la piscine, nos bobos ont de jolies rues, pour la plupart piétonnes et ils profitent d'un square luxueusement aménagé. Quant à leurs visiteurs qui trouveront difficilement à garer leur voiture sur les quelques dizaines de places en service, ne croyez pas qu'ils viendront à vélo : Ils disposent du métro le plus moderne et le plus luxueux d'Europe et, peut-être, du monde.
Pendant ce temps, ces mêmes édiles font suer le bourgeois ; les rues sont de moins en moins nettoyées, et les grands axes sont devenus impraticables (en particulier la rive droite dans le sens ouest-est, toujours pour cause de plage - déserte aussi). Les bourgeois n’ont qu’à râler! Ca leur fera les pieds.
Je reviens à nos bobos, contents d'eux, installés dans leur canapé pour siroter leur whisky, dans leurs nids douillets sous l'ombre tutélaire des quatre tours voulues par leur grand homme. Il y a une ombre : sous leurs fenêtres, la queue interminable, depuis la gare d'Austerlitz et même depuis l'île Saint Louis, des automobilistes abhorrés qui tentent de rejoindre le périphérique. Qui dit voiture arrêtée dit pollution ; on sait que ce maître mot est le seul motif invoqué par nos bobos pour entraver la circulation à Paris. Mais l'ombre n'est qu'apparente car ils savent fort bien, même s'ils ne le disent pas, que les voitures modernes ne polluent plus ; dans certaines, le moteur cesse même de tourner à l'arrêt. A défaut d'ombre, il leur reste le plaisir sadique de voir des automobilistes bloqués.
Remercions chaleureusement notre mairesse, Madame Blumenthal, lorsqu’elle entend faciliter la vie des citoyens en élargissant les trottoirs pour que les vélos, les scooters, les rollers, les chiens puissent circuler (et pour ces derniers faire leurs besoins) sans être importunés par les méchants automobilistes. Les piétons n’ont qu’à zigzaguer dans la gadoue, là où les trous des derniers travaux n’ont pas été goudronnés mais juste recouverts de terre.
Pour éviter que les gens aient des voitures le plus simple est de les empêcher de les garer.
Ainsi la rue de la Véga est une rue peu large, relativement tranquille, qui part de l’avenue Daumesnil au niveau du carrefour Michel Bizot, coupe la rue de Rottembourg et se termine sur une placette où débouche la rue Montempoivre, qui rejoint Michel Bizot.
Autrefois c’était la pagaille : stationnement anarchique des 2 côtés, voitures ventouses. Un plan prévu par l’ancienne municipalité après un sondage des habitants avait été mis à l’œuvre depuis quelques années : stationnement payant d’un seul côté de la chaussée, possibilité de stationnement résidentiel, interdiction en face.
Ce système était plutôt bon. Je ne suis pas une fana du stationnement résidentiel car je trouve qu’il a plus d’effets pervers que d’effets bénéfiques. Je préfère les parkings souterrains pour le stationnement des riverains, mais bon, ne faisons pas la fine bouche ! Du reste il aurait fallu commencer par en construire.
Que se passait-il ?
On trouvait des places dans la journée. Les livraisons se faisaient facilement : les véhicules stationnaient du mauvais côté de la rue, il y avait une tolérance. Le soir et le week-end, les visiteurs (car nous ne vivons pas en autarcie, nous invitons parfois des amis) et quelques riverains réfractaires se garaient du mauvais côté… du moment qu’ils étaient partis aux aurores, cela ne dérangeait personne.
Oui mais voilà : c’est odieux que des parisiens aient des voitures et s’en servent, même s’ils ne travaillent pas dans Paris. Qu’importe à nos idéologues !
Alors notre Mairie bien aimée a eu une idée : on va élargir les trottoirs et mettre des quilles. La rue de la Véga étant comme chacun sait une rue touristique grouillante de monde dans la journée… il faut des trottoirs de 3 mètres de large minimum. A noter que pour faire ces travaux géniaux ils ont réussi à boucher la rue par les deux bouts. Il y aurait eu le feu que les pompiers n’auraient même pas pu approcher.
Le résultat ne s’est pas fait attendre : les livraisons sont devenues impossibles, les livreurs qui osent s’y aventurer bouchent la route, ou pire les entrées de parkings, on entend des klaxons… Le plombier venu récemment réparer mon cumulus m’a dit : « si ça continue ce sont les clients qui se déplaceront à notre boutique ». Avec le cumulus sur le dos ?
Jeudi dernier, 8 heures, la Mairie est revenue creuser un trou : une pelleteuse à un bout de la rue, un camion à l’autre bout, 2 camionnettes garées sur les entrées de deux parkings d’immeubles au moment où la plupart des gens part travailler. C’est beau de donner l’exemple du civisme.
Travailler ? Est-ce un mot qui fait partie du vocabulaire Socialo-Verdâtre ?
Il y avait des solutions plus intelligentes, nous aurons l’occasion d’en reparler.
Samedi 7 octobre, la Mairie de Paris organisait le 5e volet de la « Nuit Blanche ». Pour ceux qui n’habitent pas la capitale, il s’agit d’une soirée durant laquelle la Mairie décrète que les Parisiens qui le souhaitent pourront sortir toute la nuit admirer la quarantaine d’attractions mises en place dans certains quartiers. Votre serviteur a donc décidé de prendre part à l’événement, et de se rendre ainsi à la Goutte d’or, quartier populaire du 18e arrondissement.
Après avoir déambulé quelques minutes dans la zone, je tombai sur un véritable agglutinement de gens autour d’une vitrine. La plupart ne voyaient rien – j’étais dans ce cas – mais après tout, si tant de monde se réunissait ainsi c’est qu’il y avait quelque chose de fantastique à contempler. En fait, il s’agissait d’un squelette qui se déplaçait dans le vide de manière hasardeuse ; bref, rien de transcendant, c’est le moins qu’on puisse dire.
Je passai donc mon chemin et tombai sur une seconde vitrine réunissant presque autant de gens que la précédente. Cette fois, c’était un groupe de musiciens (guitariste, batteur, bassiste et chanteur) qui s’accordaient, l’air un peu honteux d’être ainsi observés en dépit de leur absence manifeste d’intérêt, sans compter que le son ne filtrait pas à travers la vitrine – pour un groupe de musique, c’est embêtant.
Tout ceci commençait à m’inquiéter : les gens s’ennuient-ils à ce point pour venir errer dans les rues et se raccrocher au moindre semblant d’attraction, aussi désuet soit-il ? Cogitant sur cette question, je me rendis à la première attraction digne de ce nom, l’une de celles annoncées sur « le plan de la Nuit Blanche ». Des boules blanches suspendues dans le vide, et des antennes émettant un son électronique. L’artiste qui avait commis cette œuvre avait dû beaucoup s’amuser ; il a dû aussi toucher beaucoup de subventions. Le public, lui, errait toujours, un peu surpris par l’incongruité de ce spectacle.
Je sortis, un peu las, puis me rendis à l’attraction la plus proche. Quelque chose était organisée dans une Eglise. Mais quoi ? J’appris plus tard qu’il s’agissait d’un crâne humain géant sculpté uniquement avec des ustensiles de cuisine. Intéressant. Mais pour entrer, il fallait faire la queue d’une longueur comparable à celle de Star Wars Episode 1 lors de sa sortie aux Etats-Unis. Comme les Français sont bon public…
Je me rendis ensuite à Châtelet, via la ligne 14 qui était la seule ouverte ce soir là – les conducteurs de métro, eux, préféraient dormir, et je commençais à les comprendre. Là-bas, je trouvai la même chose qu’à la Goutte d’or : des milliers de gens groggy qui erraient sans but manifeste. Comblé de lassitude, je rentrai donc finalement chez moi, après avoir passé une soirée sans aucun intérêt. Voilà donc ce qui arrive lorsque les pouvoirs publics se mêlent de vouloir amuser le peuple : ils échouent
Non, Monsieur Delanoë, les attractions pour bobo intello ne sont pas au goût de tous les Parisiens. Mais en décrétant ainsi la Nuit Blanche, cette « nuit blanche publique », vous ôtez encore un peu plus d’initiative individuelle à la société civile, évidemment mieux à même d’organiser des événements de divertissement, mais n’en voyant plus l’utilité puisque la Mairie s’en charge. Allez à New York, à Londres, à Tel Aviv : là-bas la nuit blanche est quotidienne ; c’est normal, ils n’ont pas à attendre le signal de leurs mairies… Et pas besoin d’art contemporain. Contentez-vous de laisser ouverts le métro et les bars la nuit, et vous verrez, Paris se réveillera.
Eliott Maidenberg, porte parole ALE
C'est tout ce que Delanoë sait faire : du festif prétentieux. Les jeux sans le pain mais relayés par les médias. De toute façon ceux qui y participent dédaignent le pain, ils ne se nourrissent que de caviar (normal, c'est de gauche, ça vient de l'Est) et viennent donner des leçons de solidarité aux Parisiens.
Christiane Chavane
Le voilà! Inauguré en grandes pompes ce matin à 11h, le tramway des Maréchaux au budget faramineux de plus de 300 millions d'euros vient de débarquer. L'avenir dira si ce monstre métallique transportera autant de voyageurs que notre Maire le prétend. Il serait malhonnête de dire que si la circulation était catastrophique aujourd'hui c'est à cause du tramway : depuis le début des travaux, c'est catastrophique. Pas de raison que ce soit pire, d'autant plus qu'il pleut et que c'est la période des achats de Noël. Il faudra attendre un peu pour dresser un bilan.
Nous savons quand même que les promesses ne seront pas tenues; puisque déjà la vitesse sera réduite par rapport aux prévisions, et le rythme de passage des rames aussi. Voir à ce sujet le dossier complet qui a été publié hier sur le site du perroquet libéré.
Voir :
www.leperroquetlibere.com/index.php?action=article&numero=213&preaction=nl&id=3480854&idnl=17327
Une dépêche AFP de ce jour devrait pourtant attirer l'attention : "Un bémol dans cette fête ferrée: la CGT a déposé un préavis de grève de 72 heures sur le réseau bus à partir de vendredi soir mais la RATP ne prévoit cependant que des "perturbations insignifiantes".
La muraille métallique qui va enfermer Paris à terme, lorsque le tram sera prolongé, avec un tram toutes les 4 minutes, risque de devenir rapidement infranchissable, que ce soit à pied, en métro ou en vélo. Voudrait-on assiéger Paris qu'on ne s'y prendrait pas autrement. A bon entendeur...
Pourtant un tramway (silencieux) sur la petite ceinture, sans supprimer le PC, voilà qui aurait été bien plus convivial pour les parisiens, et moins discriminatoire pour les banlieusards. Surtout si, suite à un appel d'offres auprès de compagnies publiques ou privées, cela avait permis d'offrir un vrai choix de service et des garanties en cas de grève.
Nous lisons dans le Perroquet Libéré une information sidérante : Monsieur Delanoë aurait concédé (ni loué ni vendu) à une supérette casher un local commercial rue Riquet (19e), à côté du marché couvert, dans le but de relancer l'activité du marché. Le hic, c'est que le marché bat son plein le samedi, jour où la supérette est fermée pour cause de sabbat. Donc les commerçants se plaignent, la concession est retirée avec une indemnité de 600.000 euros sortant tout droit de notre poche de parisiens, au nom, tenez vous bien, de la continuité du service public.
Vous avez bien lu : l'épicerie est un service public! Demain nous nationaliserons les boulangeries, puis les pressings, les bouchers, les charcutiers, le prêt à porter, la cosmétique, pour la pharmacie c'est déjà bien avancé... On peut étendre à l'infini la notion de service public : tant qu'il y a quelque chose qui peut nous être utile dans notre vie quotidienne on peut le considérer comme un service public. Les Russes l'ont fait. Tout le monde sait ce que cela a pu donner. Tout le monde sauf nos étatistes forcénés (de gauche et de droite).
Au delà du côté anecdotique de ce qui n'est finalement qu'une bourde, cette histoire m'amène à réfléchir aussi sur la survie du petit commerce à Paris. Déjà analysons le problème du marché Riquet.
Ce marché est situé dans un quartier où il est notoire qu'une importante communauté juive est présente. D'où l'intérêt pour cette supérette de s'y installer. On se demande alors si la baisse de fréquentation du marché n'est pas due, quelque part, à une mauvaise analyse de la clientèle. Pourquoi le marché Riquet ne serait-il pas ouvert le dimanche? Il est logique que les commerces s'adaptent à leurs clients, l'inverse ne marche pas. Le petit marché (non couvert) de la Porte Dorée, boulevard Poniatowski, n'est ouvert QUE le dimanche et le jeudi. Or, sauf rue Riquet, la plupart des gens fait ses courses le samedi. Le marché Poniatowski perd des clients. Il n'y a rien à faire à ça.
La politique anti-bagnoles est aussi une arme fatale pour nos commerçants. Autrefois, lorsque ces marchés se sont créés, les femmes ne travaillaient pas et ne conduisaient pas, donc faisaient leurs courses tous les jours et ne ramenaient pas des paniers de 15 kilos. Carrefour n'existait pas. Or pour aller de la rue Riquet chez Carrefour ou Auchan il ne faut qu'une dizaine de minutes. La création d'un parking souterrain sous le marché serait peut être un plus pour ces commerçants? Ce n'est même pas envisageable avec cette équipe municipale. A noter que si les riverains les plus éloignés du marché prenaient leur voiture pour aller à Riquet plutôt qu'à Carrefour ou Auchan, ils ne pollueraient pas davantage, mais au moins ils éviteraient de ramener des tonnes d'emballages en polystyrène ou polypropylène qui encombrent nos poubelles. Voilà de l'écologie facile!
Bien sûr c'est dans le 19e, mais cet exemple est vrai ailleurs. Dans notre rue Montgallet, où l'installation de Surcouf avenue Daumesnil a généré un véritable appel d'air pour des fournisseurs de matériel informatique, les pouvoirs publics se plaignent de la mono-activité, mais ont tout fait pour faire fuir les commerçants en empêchant les gens de se garer et en créant des taxes et des réglementations de tout et n'importe quoi sur les vitrines, les terrasses, les décorations, les stores, les rideaux... que sais-je encore? Les commerces d'informatique ne sont pas concernés : il n'ont ni stores, ni devantures, ni décoration : leurs vitrines sont couvertes d'étiquettes. C'est moche, mais pas taxé.
Nous reparlerons plus tard de la rue Montgallet et de la mono-activité. Il y a beaucoup à dire.
Dans notre circonscription le PS est entré en campagne. Madame Sandrine Mazetier vient de faire une campagne de tractage et signer une pétition pour l'ouverture d'une station de tramway sur le boulevard Poniatowski. A la place du marché, sans doute?
Il me semble que Madame Mazetier est un peu en avance car le projet n'est pas encore définitivement arrêté, l'enquête d'utilité publique étant encore à faire. Nous savons que la Mairie de Paris a pris la décision d'anticiper les travaux comme elle l'avait fait pour la première tranche, alors que le STIF est défavorable au prolongement. Ainsi, Madame Mazetier prépare le terrain : elle veut l'arrêt avant même de savoir si tram il y aura. Le PS force la main (et le portefeuille) des parisiens.
Je me demande d'ailleurs pourquoi cette proche collabratrice de Bertrand Delanoë (c'est son CV qui le dit) a besoin d'une pétition pour un arrêt de tram. A t-elle si peu d'influence? Aurait-on oublié de la consulter?
Formidable la démocratie vue par les sots cialistes.
Ne parlons pas de leurs alliés Verts : dans le XIIe, ils militent pour que la foire du Trône rejoigne le cours de Vincennes. Les commerçants et les riverains apprécieront.
Pendant ce temps à l'UMP les couteaux sont tirés. Il y a tellement de candidats potentiels que l'on ne saura qu'au dernier moment qui se présente, et qu'il risque même d'y avoir des dissidences. Plutôt faire perdre son camp que laisser passer untel... Et que font ils contre ce projet pharaonique de Tramway? Rien! Ne pas s'engager, tel est leur leit-motiv. Ce qui compte c'est d'avoir le job! Il est vrai que l'ancien maire de Paris avait été le premier à vouloir un tram sur les maréchaux : difficile de se dédire! Quand on mine le terrain il ne faut pas s'étonner qu'il saute.
Après les législatves s'enchaîneront très vite les municipales. Voter pour ces destructeurs de démocratie, ces saboteurs de notre économie, ces démagos de sous préfecture, c'est leur signer un chèque en blanc pour continuer à faire n'importe quoi.
Alternative-Libérale est le seul parti crédible à se battre contre ces projets imbéciles et ruineux, le seul dont les membres ne dépendent pas de leur siège pour vivre, donc qui n'ait pas besoin de faire de la démagogie, du clientélisme.
Les associations Orbital et Rocade de Paris, qui ont eu l'amabilité de faire cette conférence à notre demande, nous ont fait un exposé passionnant. Dommage pour ceux qui n'ont pas pu venir, c'était fort bien documenté et les questions ont été nombreuses. La réunion prévue jusqu'à 22H30 s'est terminée à minuit sur le pas de la porte du CISP.
Le projet tramway sur les maréchaux est peut être encore évitable pour notre 12e. Mais il faudra nous mobiliser compte tenu de la pression que met l'équipe des khmers verts parisiens. Dans les arrondissements sud les commandes de matériel avaient déjà été passées alors que le financement n'était pas encore bouclé. Attendons nous à ce qu'il en soit de même dans l'est.
Pour la petite histoire, il faudra installer un local de maintenance. Les verts proposent rien de moins que d'utiliser l'emplacement du stade Léo Lagrange et de reconstruire le stade au dessus. C'est à dire neutraliser le stade pendant deux ans, ensuite faire une construction extrêmement coûteuse en raison des contraintes techniques qui ne manqueront pas de se poser. Mais l'argent ne compte pas puisqu'il ne sort pas de leur poche. Quant aux sportifs qui fréquentent ce stade, ils apprécieront.
Pourtant nous avons une petite ceinture qui ne demande qu'à être réutilisée. Le projet de tram-train étudié par Orbital est parfaitement silencieux. Il permettrait une desserte facile de toute la rocade parisienne, un lien avec Météor à la bibliothèque François Mitterrand, et une connexion au RER C dans le XVIIe. Madame de Panafieu commence même à s'y intéresser car elle a un gros souci avec la construction de la ZAC des Batignolles, qui n'est desservie que par un métro saturé (Ligne 13). Un projet au nord de Paris jusqu'au cours de Vincennes est à l'étude. Et nous, dans le 12e, si nous ne nous mobilisons pas, nous aurons l'air fin, avec un tramway qui coupera en deux nos maréchaux et aucune offre de transport intelligente puisque le tram ne sert qu'à remplacer le PC avec une vitesse à peine supérieure et beaucoup moins d'arrêts, donc aucune desserte locale, ni aucune interconnexion efficace.
Notons que non seulement la petite ceinture permet une meilleure offre en vitesse, confort, performance, aucune nuisance pour les automobilistes et les vélos, mais qu'elle permet de conserver le PC pour les dessertes de proximité. Mieux : dans le projet de tram-train proposé, les vélos sont transportables, ce qui n'est pas le cas du tram maréchaux.
Le tram T3 du Sud de Paris est un échec cuisant : performances minables, pas assez d'arrêts (donc il est peu emprunté), carrefours bloqués, danger pour les piétons et les cyclistes (la piste cyclable est une horreur), bloquante pour les taxis et les véhicules d'urgence. N'acceptons pas ce désastre chez nous. Imaginez la muraille métallique avec ses fils électriques suspendus passant devant notre place de la Porte Dorée, définivement défigurée. Sans compter que l'on tue le commerce non seulement sur les maréchaux mais dans toutes les rues adjacentes à commencer par l'avenue Daumesnil.
Le pire est toujours certain quand on a affaire à des idéologues illuminés et non à des gens qui cherchent à améliorer la vie de leurs concitoyens et rendre la ville attrayante. Nos socialos verts font la guerre à la moitié de la population. Ils dressent les automobilistes contre les vélos, les piétons contre les scooters et ainsi de suite. Ce n'est pas avec une politique de haine que l'on gère une ville. Au contraire on cherche à faire cohabiter harmonieusement tout le monde, et si l'on veut orienter le citoyen vers les transports en commun, encore faut il lui offrir ceux qui l'intéressent et non ceux qui ne servent que de vitrine.
Soyons très vigilants. Les réunions de concertation commencent dès ce printemps. Il nous faudra les suivre. Ce que je crains par dessus tout est qu'on nous impose ce projet imbécile, et que la SNCF qui en crève d'envie, rouvre la petite ceinture pour nous imposer des trains de fret sans aucune garantie pour les riverains. Pour le moment le conseil municipal du 12e est contre. Jusqu'à ce qu'on refile un poste honorifique à un ou deux élus pour les faire taire? Quant à l'UMP locale, ils sont farouchement opposés au projet "petite ceinture" donc vont défendre le projet maréchaux par pure bêtise. Dire non à tout est le plus sûr moyen de se faire imposer la plus mauvaise solution.
Dans notre arrondissement une rue est dans le collimateur de la mairie à cause de sa mono-activité : c'est la rue Montgallet. Les commerces d'informatique s'y suivent et s'y ressemblent et ont fait disparaître tout le reste.
Il n'y a pas que dans le XIIe : le XXe est victime aussi d'une fuite des commerces traditionnels. Ne parlons pas du sentier...
Depuis des années et pas seulement depuis l'ère Delanoë, la municipalité a cherché une réponse constructiviste à ce problème. Bien entendu si les méthodes constructivistes marchaient on n'en parlerait plus. La réponse a consisté a créer un organisme d'économie mixte, la SEMAEST, forte de 40 personnes en 2005 pour un chiffre d'affaires de 5,3 millions d'euros. Le site www.semaest.fr, indique l'ensemble se ses missions, notamment elle agit comme maître d'oeuvre par délégation de servie public pour toutes les constructions de bâtiements publics. Hélas, quand on recherche les chiffres clés, le flou artistique tient lieu de bilan comptable. Parler d'un total de bilan de 207 millions d'euros ne veut structement rien dire et l'on peut se demander ce qu'ils ont voulu prouver par ce chiffre, que nous supposons être le budget de fonctionnement. Prendraient ils leurs lecteurs pour des demeurés? Si leur budget est aussi énorme pour un si petit chiffre d'affaires, d'où sort l'argent et à quoi a t-il servi? C'est le résultat que nous serions curieux de connaître. Bien entendu comme il est d'usage, ce genre de fromage ne règle rien, sinon il disparaîtrait. Au contraire il vit et prolifère, et Monsieur Delanoë vient encore, dans le cadre du PLU, de le doter d'une confortable avance de 50 millions d'euros sur 3 ans pour continuer à s'attaquer aux symptômes d'un mal sans en rechercher la cause.
Comment ça marche? C'est très simple. La mission de lutte de la SEMAEST contre la monoactivité consiste à racheter ou louer des surfaces commerciales pour les revendre ou les sous louer à des commerces dûment choisis. Ainsi elle décrète qui doit s'installer où. L'une de ses armes pour obtenir des terrains est le droit de préemption. Le problème est que bien souvent elle ne trouve pas le candidat idéal et les locaux restent inoccupés.
Sous l'administration précédente c'était déjà limite. Dire que dans telle rue il faut un boucher, un boulanger, un coiffeur et un fournisseur de prêt à porter au lieu de laisser faire le marché prête déjà à sourire. Mais avec Delanoë les choses ont pris un tour hallucinant : du commerce bio-éthico-diététique au coiffeur pour bobo branché bizarroïde en passant par le négociant en inutilités hors de prix, on se demande en quoi ces commerces très spéciaux peuvent intéresser les riverains. A tout prendre, les vendeurs d'informatique, ce n'est pas si mal.
Pourtant il y a une façon très simple de faire vivre et prospérer le petit commerce : laisser les clients se garer, les commerçants se faire livrer, ne pas taxer tout et n'importe quoi (y compris l'éclairage de la vitrine, hé oui, cela m'a été confirmé par un commerçant). Et si les marchands d'informatique achètent les locaux à n'importe quel prix pour s'installer là, on ne PEUT PAS les en empêcher. Seulement il faut se dire que s'ils surpayent leurs locaux ils auront du mal à amortir leurs dépenses et feront tôt ou tard faillite; sauf si c'est un moyen de recycler un argent pas très normalement gagné... Et là notre ami fisc devrait pllutôt veiller, non? Lui si prompt à harceler le citoyen innocent!
Et puis après tout, j'ai connu une rue Montgallet plutôt tristounette avant que Surcouf ne s'installe avenue Daumesnil, créant un quartier de l'informatique. Aujourd'hui elle est vivante et animée. Trop? Et n'oublions pas la tradition artisanale de notre Faubourg Saint Antoine et ses fabricants de meuble. En quoi l'informatique, symbole de la modernité, ne serait elle pas digne de prendre le relai? Cela aussi, c'est Paris.
La lettre des déplacements de la mairie de Paris nous apprend que le nombre d'accidents est en augmentation. Aussi, la mairie lance t-elle une croisade avec campagne d'information destinées aux piétons, vélos, 2-roues motorisés, qui en sont les premières victimes.
Il est un peu tard pour se réveiller. Avoir provoqué des bouchons par haine de l'automobile et poussé les gens à opter pour le vélo et le scooter ne pouvait guère avoir d'autre résultat, d'autant que si le nombre de voitures a un peu diminué sur les grands axes, les conducteurs n'ont jamais été aussi stressés. Et le stress est "accidentogène".
Par ailleurs quand on installe des pistes cyclables à grands frais en dépit du bon sens, dans le seul but de réduire l'espace de voirie destiné à l'automobile, on ne peut s'attendre qu'au pire. Prenons l'exemple de l'avenue Daumesnil, entre la place Félix Eboué et la Porte Dorée. Sur la place elle même les vélos roulent sur un trottoir entrecoupé de routes à traverser. Il faut avoir le moral pour en faire le tour. Ensuite, l'avenue Daumesnil. Passe encore en direction de la porte Dorée, mais dans l'autre sens les véhicules garés interdisent toute visibilité aux automoblistes qui tournent à droite dans les rues adjacentes. Ils sont dans l'impossibilité totale de voir arriver des vélos sans s'engager. Ne parlons pas des scooters qui remontent les pistes à fond de train. Du coup les vélos dévalent le trottoir et importunent les piétons. Ils étaient bien moins gênants et prenaient moins de risques lorsqu'ils roulaient normalement sur la chaussée, avec des files de circulation suffisamment larges ET pour les autos ET pour les vélos. Et les piétons étaient plus tranquilles.
Par dessus le marché la mairie a accordé aux cyclistes des passe-droits comme l'autorisation de prendre certains sens interdits. Les piétons sont aujourd'hui obligés de regarder AUSSI du mauvais côté de la chaussée avant de traverser. Les cyclistes ont un sentiment total d'impunité et ne voient plus l'utilité de respecter le code de la route.
Enfin certaines artères où les voies de bus en zigzag serpentent bizarremment - au point que ni les piétons ni les automobilistes ne s'y retrouvent - sont particulièrement risquées pour les piétons. Je pense au boulevard Magenta, mais Port Royal ou Montparnasse ne sont pas en reste.
Tout cela sent non seulement l'idéologie bête, la haine aveugle, mais en plus l'amateurisme complet. Le plan des déplacements n'est pas un plan, c'est un amalgame de mesquineries anti-bagnoles.
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JEUDI 13 MAI 2008 : Radio Courtoisie invite Jean Louis Caccomo dans le cadre de l'émission "le libre journal des contribuables" animée par Benoîte Taffin.