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www.editions-ellipses.fr

Manifeste des Alter-Libéraux par Edouard Fillias (& Co) aux Editions Michalon

La troisième voie : impasse ou espérance de Jean Louis Caccomo aux Presses Littéraires Editions www.lespresseslitteraires.com 

"Delanoë, zéro de conduite" : Par François Devoucoux du Buysson 

Le Logement par Vincent Bénard

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LE BLOG DE PARIS XIIe

 

Lundi 31 mars 2008

PARIS (Reuters) - Nicolas Hulot estime que "c'en est fini du libéralisme" et appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement.

Dans une interview au Journal du dimanche, l'initiateur du pacte écologique élargit pour la première fois sa réflexion aux domaines économiques et sociaux et demande aux députés de ne pas tirer le Grenelle de l'environnement vers le bas.

"En même temps, le Grenelle, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique. Juste un joli et nécessaire rattrapage pour que la France puisse être audible au moment ou elle va prendre la présidence de l'Union européenne et doit être prête à amener ses partenaires sur le terrain des réformes", dit-il.

Nicolas Hulot dit attendre beaucoup de l'Europe qui "doit jeter des actes politiques forts, en terme de fiscalité notamment."

"Maintenant, avec les nouveaux moyens de communication, vous ajoutez à la misère un élément explosif qui est l'humiliation. La construction de l'Europe se doit de prendre cela en compte. Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme", explique-t-il.

L'écologiste se dit ainsi séduit par le Vert Daniel Cohn-Bendit et Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et estime qu'il "ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire."

"Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants", dit-il.

Il confirme enfin avoir déconseillé au président Nicolas Sarkozy de faire entrer Claude Allègre au gouvernement en raison des positions de l'ancien ministre socialiste sur le réchauffement climatique. "Moi, je me contente de donner mon avis si on me le demande. Après, c'est un choix politique", précise-t-il.

Gérard Bon

BAS LES MASQUES, Nicolas Hulot, le Hamster agité des présidentielles, vient de dévoiler son vrai visage, celui que nous avions toujours soupçonné, celui d’un idéologue nostalgique de ce que l’humanité a pu engendrer de plus hideux : le communisme. Comment, en 2008, peut-on encore laisser dire que mettre les richesses aux mains de l’état en assure une juste répartition ? Comment oublier la nomenklatura russe vivant largement à l’œil et bénéficiant d’accès à des magasins en devises étrangères tandis que le bon peuple faisait la queue devant des vitrines vides ? Comment oublier que l’écologie version communiste a entraîné Tchernobyl, l’assèchement de la mer d’Aral et les pluies acides en Europe de l’Est (que les Grünen allemands, Cohn-Bendit en tête, essayaient de nous faire croire en Allemagne avec des photos truquées) ? Comment oublier le Goulag si bien décrit par Soljénitsyne? Nicolas Hulot est non seulement un charlatan, un faiseur d’images, mais c’est un charlatan malhonnête, car il n’imagine pas une seconde que, dans le monde dont il rêve, il pourrait ne pas faire partie de cette élite voyageant aux frais de la princesse et se déplaçant en limousine tandis que le peuple s’entasse dans des métros bondés (encore le métro de Moscou est il luxueux, contrairement à celui de Paris).

 

A l’heure où Monsieur la Rupture, qui, comme presque tous les autres candidats à la présidentielle* s’était prosterné aux pieds de ce parasite télévisuel, décide d’accueillir en France les pires résidus de l’humanité, à savoir les guerilleros des FARC (voir article de Philippe Robert), nous ne doutons pas que ces guerriers du marxisme dur lui proposeront leur aide pour conquérir le pouvoir et bouter hors Monsieur Borloo, qui – malgré ses efforts – n’est pas suffisamment convaincu des bienfaits du Hulotisme.

 

* sauf Voynet à qui il faisait concurrence, Le Pen qui n’avait pas été contacté, et Edouard Fillias qui lui avait envoyé une fin de non recevoir en bonne et due forme (je le sais d’autant mieux que j’ai participé à sa rédaction - la lettre est encore disponible sur le site d’ AL).

par Christiane Chavane publié dans : Environnement
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Vendredi 18 janvier 2008
La presse a largement détaillé les conclusions du procès et je ne vais pas faire un copier-coller. En gros, Total a été estimé responsable, donc condamné à payer des indemnités aux victimes, en plus d'une forte amende. Toutes les associations écologiques se réjouissent de l'indemnité obtenue et estiment qu'il s'agit d'une première car la justice a pu établir des responsabilités précises, donc, dorénavant, les pollueurs paieront.

Total a fait appel.

La seule qui trouve l'indemnité trop faible est Corinne Lepage. Décidément elle n'a rien appris, depuis que pour pousser du col son jeune cabinet d'avocat, elle a refusé tout arrangement à l'amiable avec les naufrageurs de l'Amoco Cadix, de sorte que le procès s'est éternisé et que le résultat obtenu fut bien moindre que ce que proposait le "coupable" au départ. Bon, cela a fait sa notoriété et lui a permis de devenir ministre, comme quoi l'incompétence est toujours récompensée.

Il est évidemment hors de question de refaire ici le procès. Néanmoins les comptes-rendus me laissent pensive. Comme j'ai une formation scientifique je ne puis m'empêcher de trouver certaines choses illogiques.

Les faits : 
-Total affrète un navire de 15 ans d'âge (ce qui est peu) afin de faire transporter du pétrole.
- Le navire présente un certificat de navigabilité récent en bonne et due forme.
- Il fait naufrage.

Les questions :
 - Etait-il en mauvais état ?
Si oui, le certificat a été obtenu frauduleusement. L'auteur du certificat est coupable. L'armateur aussi s'il a versé des pots de vin. Pas Total, qui n'en sait rien.
 - Si non, ce n'est qu'un accident. Le capitaine est il un incapable payé au rabais?
Si oui, l'armateur est coupable. Pas Total qui n'en sait rien.
- Si non, c'est la faute à pas de chance. Total n'y est pour rien.

Les condamnations :
- le capitaine est relaxé. C'est un capitaine compétent qui n'a commis aucune faute.
- le certificateur est condamné, ainsi que le propriétaire. Fraude ou incompétence, le résultat est le même.
- Total est condamné. Coupable de transporter du pétrole?

Mais Total est solvable. Voilà le problème! En France on peut tout faire et le pire, du moment qu'on n'est pas solvable. Et il faut trouver un moyen de réparer financièrement les dégâts au delà du forfait du FIPOL. Si ce n'est Total, c'est l'état, alors à tout prendre...

Le certificateur ayant été lourdement condamné, on conçoit que le souhait du juge soit d efaire partager les torts, n'imaginant pas que le client (Total) puisse ignorer le mauvais état du bateau. C'est la moindre ses choses (hier une dépêche avait dit qu'il était relaxé). Mais tout de même ça a du mal à passer. Pourtant je peux vous garantir que je n'ai pas d'actions de Total et aucune sympathie particulière non plus. Si demain je monte dans un bus de la RATP, qu'il a un accident et que je suis la plus "riche" des 3 passagers, je vais payer les dégâts parce que j'aurais dû m'assurer que le bus avait passé son contrôle technique et que le conducteur avait son permis?

Il n'en reste pas moins que les associations écologistes ont raison de se réjouir que l'on recherche enfin des responsables aux dégâts commis sur l'environnement. Elles ont raison de dire que la société civile est plus forte que l'état pour gérer ces problèmes. Elles ne vont pourtant pas au bout de leur raisonnement.

Le bout du raisonnement, c'est que : puisque la société civile est capable de déterminer les culpabilités, elle est aussi capable de prendre les précautions élémentaires pour qu'il n'y ait plus d'Erika. Le FIPOL ne sert à rien. Il faut le supprimer. Les contrôles étatiques inefficaces de l'Union Européenne, mis en place après l'Amoco Cadix (sur proposition de Lepage), ne servent à rien et doivent être supprimés. Afin d'éviter d'encombrer les tribunaux avec des procès coûteux et interminables et pour que les victimes soient bien et rapidement indemnisées, il convient d'obliger les navires à s'assurer auprès de compagnies agréées, donc solvables, qui pourront (parce que c'est dans leur intérêt), faire expertiser les bateaux avant de les prendre comme clients. On remet au privé ce que le public ne sait pas faire. Je n'invente rien, ce système fonctionne aux USA. Dans le cas qui nous occupe, s'il s'agit d'un simple accident, l'assureur aurait payé sans le moindre procès et les victimes n'auraient pas attendu 10 ans (ou plus si appel).
par Christiane Chavane publié dans : Environnement
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Vendredi 11 janvier 2008
Hallucinant ! Dans une interview, Monsieur Le Grand, sénateur UMP de la Manche et président de la Haute Autorité sur les OGM avoue son incompétence à comprendre des données scientifiques. Alors sur quels critères a t-il pris sa décision?

"Alors que je me situe sur un plan vétérinaire et sanitaire, où j'ai appris que le doute doit profiter au consommateur, ils sont arc-boutés, avec des lobbies puissants derrière", a-t-il poursuivi. Il en retire "la certitude (que) la Haute autorité dans sa version définitive devra inclure des membres sans aucun lien direct ou indirect avec des intérêts OGM".
Quatorze scientifiques membres de la Haute autorité provisoire sur les OGM (dont 12 des 15 membres du comité scientifique) ont contesté jeudi les "doutes sérieux" évoqués par le président Le Grand sur la culture du maïs MON 810 lorsqu'il a présenté leurs travaux.
"Je suis choqué, le texte que j'ai transmis (au gouvernement) a été validé ligne par ligne par le comité et je n'ai rien modifé. La dernière phrase fait état de toutes ces interrogations", a-t-il fait valoir.
"Il y a des interrogations sur quatre faits scientifiques nouveaux et neuf questionnements: ça nous permet de dire qu'il y a des doutes sérieux", a estimé M. Le Grand.
"Entre l'interrogation forte et le doute sérieux, l'effet sémantique m'énerve: ces scientifiques sont épuisants, ils ne sont pas capables de parler simplement", a-t-il ajouté, en reconnaissant qu'il aurait dû "prendre une respiration plus longue" entre la présentation de l'avis et l'évocation des "doutes sérieux".

 DU BALAI MONSIEUR L'INUTILE! TIREZ DONC LES CONCLUSIONS QUI S'IMPOSENT! Vos décisions sont guidées par votre désir de plaire à vos maîtres et non par des considérations de bon sens, et ne reflètent même pas les conclusions de la commission que vous "dirigez". J'en déduis que cette Haute Autorité ne sert à rien et doit être dissoute.

par Christiane Chavane publié dans : Environnement
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Jeudi 10 janvier 2008
Agacée de voir que le pouvoir politique est complice de la perversion pseudo-scientifique de la bande à Bové, je me permets de diffuser le message de VRAIS scientifiques sur les OGM :
Association Française pour l’Information Scientifique
14, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris

Communiqué

Mon810 : l’activation de la clause de sauvegarde n’est pas scientifiquement
justifiée !

Dans une prestation très médiatisée,  le président du « Comité de
préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés 
» a fait état le 9 janvier 2008 qu’auraient été relevés « un certain nombre
de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune
» concernant le maïs résistant à la pyrale Mon810. Ceci préfigure
l’activation de la clause de sauvegarde et la prise consécutive d’un arrêté
interdisant la culture du maïs MON810 et ce dès 2008.

L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) tient à faire
part de sa surprise devant ces annonces, tout comme elle avait déjà fait part de
sa surprise devant les propos du Président de la République en clôture du
Grenelle de l’environnement tant sur la forme, par l’usage d’un vocabulaire
inadéquat et partisan, que sur le fond, et ce d’autant plus que de nombreux
travaux scientifiques, français et internationaux, répondent déjà très
clairement et sans ambiguïté aux questions posées.

Après examen de l’avis émis et contact avec plusieurs scientifiques ayant
participé aux réunions du Comité de préfiguration de la haute autorité,
l’Association Française pour l’Information Scientifique dresse le constat
synthétique suivant :

-          cet avis est constitué d’une liste de données ;

-          ces données n’ont pas été discutées scientifiquement ;

-          même si aucun des arguments avancés n’est erroné tous sont
approximatifs dans la formulation et incomplets sur le fond ;

-          aucun des arguments avancés de cette liste ne peut être caractérisé
comme nouveau et grave justifiant l’activation de la clause de sauvegarde. 

Au regard des conclusions que les autorités politiques ont cru devoir en tirer lors
de la conférence de presse tenue le 9 janvier 2008, l’Association Française pour
l’Information Scientifique :

constate qu’aucun élément nouveau n’a été apporté permettant de justifier
scientifiquement une mesure de suspension de la culture du maïs rendu résistant à
la pyrale et à la sésamie ; 

dénonce la confusion entretenue systématiquement dans le discours entre «
exposition » et « impact » ;

réaffirme que, sans nier l’importance d’une biovigilance lors de la mise en
culture des variétés de maïs porteuses d’un gène Bt, vouloir en interdire
l’utilisation aux agriculteurs français n’a aucune justification scientifique ;

dénonce l’instrumentalisation politique dont les scientifiques désignés pour
participer au « Comité de préfiguration de la haute autorité sur les organismes
génétiquement modifiés »  ont été les victimes ;

réaffirme que les incertitudes scientifiques sur l’innocuité du maïs
génétiquement modifié cultivé en Europe ne sont que « des incertitudes
imaginaires voire mensongères tant sur le plan environnemental qu'alimentaire » ; 

rendra publique sur son site internet la lettre par elle adressée le 8 janvier 2008
aux pouvoirs publics, lettre accompagnée de la déclaration « Pourquoi faudrait-il
suspendre la culture du maïs OGM ? » du 7 décembre 2007 sur laquelle un millier
de signatures se sont portées en soutien et, parmi elles, des centaines de
signatures d’académiciens, de chercheurs, de médecins, auxquels se sont adjoints
de hauts responsables agricoles et des agronomes ; 

rendra publique sur son site internet le texte intégral de l’avis du comité de
préfiguration de la haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés et
y apportera, progressivement, les éléments de synthèse et d’éclairage
nécessaires pour la compréhension par les citoyens, exerçant en cela sa mission
d’information scientifique.

Organisant au Sénat, le 17 janvier 2008, le colloque « Biotechnologies &
Agriculture durable » dans lequel interviendront ou auquel participeront nombre de
scientifiques soit à l’origine de certains des arguments évoqués dans l’avis
du comité de préfiguration de la haute autorité soit ayant participé aux
différentes réunions de ce comité, l’Association Française pour
l’Information Scientifique veillera à ce que les réponses scientifiquement
fondées attendues soient apportées, et, rendra publics, par tout moyen approprié,
les actes intégraux de ce colloque de façon à informer le plus largement possible
les citoyens de notre pays, et ce avant que l’examen d’un projet de loi sur les
biotechnologies soit soumis à l’examen de la Représentation Nationale.

Site internet de la déclaration « Pourquoi faudrait-il suspendre la culture du
maïs OGM ? » : http://nonaumoratoire.free.fr/

Site internet du colloque « Biotechnologies & Agriculture durable » :
http://agribiotech.free.fr/

Site internet de l’Association Française pour l’information Scientifique :
http://pseudo-sciences.org/ 

__________________________________________________________________________________________

L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) regroupe des
adhérents de toute origine et toute formation. 

Elle est indépendante de tout intérêt privé et son orientation est définie par
ses seuls adhérents. 
 
Le premier objectif qu’elle poursuit est d’informer sur l’avancement des
sciences et des techniques en éclairant de façon active les choix de société
dans l’optique de l’amélioration des conditions d’existence des êtres
humains. Le second est de mettre en garde contre les fausses sciences et
l’exploitation de la crédulité. Le troisième enfin réside dans la défense et
la promotion de l’esprit scientifique en illustrant de façon récurrente qu’il
n’y a pas de meilleure méthode que la méthode scientifique pour appréhender le
réel avec fiabilité et qu’il n’y a pas de meilleur outil que la Raison pour
poser de façon pertinente et résoudre avec succès les problèmes qui se posent
aux individus et aux collectifs humains. 

Ces postures sont celles du rationalisme scientifique.

L’AFIS publie la revue Science et pseudo-sciences, fondée en novembre 1968,
délivrée sur abonnement et chez les marchands de journaux.

Elle dispose d’un site internet : http://pseudo-sciences.org
par Christiane Chavane publié dans : Environnement
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Lundi 22 octobre 2007

C’est ce qui ressort des futures « réformes » que veut nous faire avaler Monsieur Femmes de Ménage et l’égérie de l’écologisme français Madame Kosciusko-Morizet. Normal ! Quand on ne roule qu’en voiture de fonction avec chauffeur et gyrophare et que le code de la route est notre dernier souci, on peut demander n’importe quoi à l’automobiliste moyen, celui qui passe à la caisse en permanence.

Nous savons que la vignette va revenir, assortie de quelques autres réjouissances. Mais le plus imbécile, c’est bien la diminution des limitations de vitesse. Cela va coûter une fortune puisqu’il faudra changer tous les panneaux. Pas grave, ne nous inquiétons pas pour si peu, le harcèlement du méchant automobiliste à coup de radars va s’amplifier. Quand plus personne n’aura son permis le problème sera réglé. Les Français pourront toujours rouler en voiturette, elles ne dépassent pas le 50 km/h. Les autoroutes seront vides, on pourra y mettre des rails pour faire du ferroutage (sans clients). Nous n’aurons plus d’industrie automobile en France. Ni d’industrie de quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs. Ce n’est pas grave, ce sont des pollueurs. Les chômeurs ? Monsieur Borloo les embauchera pour surveiller les parcmètres pour vélos. Qui paiera ? Bof… Chaque problème en son temps.
 
A propos de vélos d’ailleurs. Formidable Vel’lib ! Delanoë a trouvé le moyen de contourner le monopole de la RATP. Nous avons vu récemment que Vel’Lib avait fait le plein pendant les grèves du métro. En plus cela contribue à dépeupler Paris. Il y a déjà des morts.
 
Pourquoi est-il débile de diminuer la vitesse ?
 
Plusieurs arguments fallacieux sont avancés par les anti-bagnoles professionnels :
 
-          diminuer de 10 km/h sur les autoroutes permet de rejeter 3% de CO2 en moins :
C’est d’autant plus FAUX que les Français roulent beaucoup plus sur route et en ville que sur l’autoroute (kilométrage moyen sur autoroute par Français et par an : 64 km). Les routiers, eux, ont déjà d’autres vitesses limites en fonction de leur charge.
Il faut encore et encore rappeler qu’il n’y a aucune relation entre la vitesse et la consommation. Ce qui était vrai dans les années 80 est faux aujourd’hui. On consomme moins en roulant régulièrement à 130 ou 150 qu’en roulant à 90 avec des accélérations et des décélérations. Autrement dit lorsque la circulation est fluide, la consommation est faible, lorsqu’elle est « en accordéon », elle est énorme. Résultat, en diminuant à 120 au lieu de 130, on observera le phénomène que l’on voit dans les zones à radars : les gens ralentissent, mettent un temps infini à doubler les camions, se suivent de trop près, donc passent leur temps à freiner et accélérer, en créant ce phénomène d’accordéon qui, non seulement fait consommer, mais est « accidentogène ».
Seule une conduite en souplesse permet d’économiser le carburant. Mais cela ne se décrète pas avec des panneaux d’interdiction. C’est au conducteur de s’adapter à son véhicule et à l’état de la route et de la circulation. Voir loin devant lui plutôt que fixer son compteur de vitesse… Hélas, ce n’est pas ce que l’on nous demande.
 
-          le risque d’accident est moindre, on fait d’une pierre deux coups
C’est faux non seulement pour la raison que je viens d’invoquer, mais parce qu’en allongeant les temps de trajet sur autoroute on engendre de la fatigue chez le conducteur. C’est bien beau de dire qu’il faut s’arrêter régulièrement. Il faudrait faire deux heures de sieste au milieu d’un trajet de 800 km pour résister à la somnolence lorsqu’on roule à 120 sur une autoroute quasi-vide comme c’est souvent le cas en dehors des grandes migrations estivales. J’ai personnellement l’habitude des très longs trajets à titre professionnel. Déjà à 130, je trouve ça imbuvable. Lorsque vous avez une voiture confortable et peu bruyante, l’assoupissement vous guette. Alors à 120 n’en parlons pas !
On nous ressasse sans cesse que les Français ont le record des tués sur les routes en Europe. Dans l’absolu, c’est vrai. Au kilomètre parcouru, c’est un pur mensonge. La France est vaste et peu dense. En revanche on oublie de dire que les Allemands sont meilleurs sans limitations, mais ils ont un réseau très dense d’autoroutes et les autoroutes sont plus sûres que les routes classiques. On oublie que les Italiens ont fait passer la limitation sur autoroute à 150 sans augmentation d’accidents. On oublie aussi que c'est en ville qu'il y a le plus d'accidents et que les premières victimes sont les 2-roues et les piétons, la plupart du temps par leur propre faute. Sans parler des sorties de boîte de nuit le samedi soir en rase campagne, parfois assorties de sorties de route. Sans parler des mal-voyants qui n'ont jamais vu un ophtalmo et quelques autres dangers publics non répertoriés.
 
Or, nos ministricules veulent aussi cesser de construire des autoroutes. Justement ce qui est un apport de sécurité et où la consommation est justement moindre grâce à la régularité du trafic.
 
La seule mesure intelligente, qui figurait au programme d'AL, si elle est appliquée ce dont je doute, serait de faire un péage généralisé pour les poids lourds afin qu’ils ne roulent plus sur les routes nationales pour gagner quelques euros. La part « autoroutière » serait reversée aux sociétés d’autoroute. Cela implique de supprimer la taxe à l’essieu, inique car elle ne touche que les routiers français. Or, cette mesure là n’est pas prévue. C’est comme l’ISF. On ne supprime pas une recette. Même et surtout si elle est contre-productive.
 
Voulons-nous que les automobiles émettent moins de CO2 ? La seule solution passe par le renouvellement d’un parc vieillissant. Si possible pas en achetant des 4x4, même si là aussi de réels progrès ont été faits. Pour cela, il faut que les Français aient de l’argent, un point c’est tout. L’écologie et l’économie sont étroitement liées.
 
par Christiane Chavane publié dans : Environnement
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