LE BLOG DE PARIS XIIe
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www.editions-ellipses.fr
Manifeste des Alter-Libéraux par Edouard Fillias (& Co) aux Editions Michalon
La troisième voie : impasse ou espérance de Jean Louis Caccomo aux Presses Littéraires Editions www.lespresseslitteraires.com
"Delanoë, zéro de conduite" : Par François Devoucoux du Buysson
Le Logement par Vincent Bénard
"Sacrés fonctionnaires" : Par Ted Stanger
A l’heure où notre bon ministre Borloo veut développer les services à la personne et après la création d’une sécu-vieux grâce à la corvée du Lundi de pentecôte (dont la fonction publique s’est étonnamment abstenue, les corvéables étant toujours les mêmes…), voyons un peu comment ça marche.
Ma vieille maman à moi (83 ans) vit sur
Fin juin, le Conseil Général des AM lui a envoyé une belle lettre pour lui proposer une téléalarme et de bons conseils sur la façon de boire de l’eau par temps chaud (elle en a tellement rigolé qu’elle a failli s’étrangler). Renseignement pris, il faut remplir un dossier mentionnant tous ses biens, carnet de caisse d’épargne inclus, pour s’entendre dire après que, en fait, si votre retraite est telle que vous avez la chance formidable de payer des impôts, vous n’aurez pas de téléalarme, ni gratuite ni payante. Mais vous pouvez passer par des sociétés privées à but parfaitement lucratif (et évidemment très chères). Autrement dit si vous n’êtes ni milliardaire, ni éligible au fonds social de solidarité, vous dérangez (cela rappelle une sinistre idéologie). C’est ce que j’ai conclus à haute voix au grand dam de l’assistante sociale de service : « mais non, mais non, voyons, ce n’est pas du tout ce que vous croyez ».
Quant à une aide-ménagère, elle sera à titre payant, ce qui est normal. Ce qui l’est moins c’est que la première fois que je suis allée voir l’assistante sociale elle m’a répondu qu’à titre payant, « on ne faisait pas, et que j’avais qu’à aller voir à l’ANPE » (sic). Inutile de dire que cette dame ne se déplace pas au domicile des personnes âgées pour évaluer leurs besoins. Aujourd’hui on me dit que oui, on peut, c’est 17 euros de l’heure. Entendez par là 9 euros pour la femme de ménage et 8 pour les charges sociales : il faut bien payer les assistantes sociales et la sécu-vieux.
On me précise : « elle ne fait que le petit ménage. » Maintenir un logement propre n’entre pas dans leurs attributions. Ma mère devra continuer à faire les vitres et tirer les meubles pour passer l’aspirateur puisque ces tâches sont considérées comme du grand ménage (je me le suis fait préciser). A 17 euros de l’heure, quand mon médecin qui a fait 10 ans d’études n’a pas le droit de facturer plus de 21 euros la visite et qu’il doit payer les charges de son cabinet… Il vaut mieux faire des ménages. En plus la moitié des tâches étant interdite, ce n’est pas fatigant. Le plan Borloo prévoit pour les employés des abaissements de charge, mais pour les retraités c’est plein pot. Le problème vient évidemment du fait que ces charges sociales sont scandaleusement abusives, mais ce qui compte au bout, c’est le résultat. Personne, dans la classe moyenne française, ne peut payer 17 euros de l’heure pour faire épousseter ses meubles. Et cela ne les vaut pas.
Il est urgent de traiter différemment les problèmes sociaux et de supprimer ces services coûteux, injustes et inefficaces. Nous préférons l’impôt négatif en remplacement des aides sociales, et le libre choix de prestataires de service agréés, ce qui sous-entend une information de qualité et facile d’accès, et un contrôle sérieux des prestataires : là est le rôle et le seul des services publics.
Au moment où la polémique ressurgit au sujet de l'alignement des retraites des régimes spéciaux de la fonction publique sur celles du privé, l'association « sauvegarde-retraites » publie le tableau ci-dessous (lien : www.sauvegarde-retraites.org/communiques-de-presse/tableau-comparatif-retraite.pdf )
Il faut apporter quelques précisions :
La valeur retenue pour le taux de cotisation salariale dans le privé est une valeur moyenne. Les cotisations pour un non-cadre ne dépassant pas le plafond de la sécurité sociale sont de 9,75 %.
Le montant réellement payé doit aussi prendre en compte la part employeur, car c'est autant d?argent qui ne tombera pas dans l'escarcelle de l'employé. Or cette part est déjà de 12,80% du salaire brut en dessous du plafond de la sécurité sociale (2.589 Euros/mois). En cumul nous en sommes à 23,15%. Nous sommes loin des 7,85 hors primes des services publics. Sachant que ces primes sont souvent réintégrées dans le calcul au moment de la retraite.
Dans le public cette part n'est pas payée. C'est en théorie le contribuable qui y pourvoie. Malheureusement l'état a purement et simplement oublié de provisionner les sommes correspondantes de sorte que le trou dans la caisse dépasse les 800 milliards d'euros, et que l?état compte se servir allègement dans les caisses privées pour combler le déficit, diminuant encore un peu les maigres pensions des salariés. Quel chef d'entreprise aurait pu se permettre une telle folie ? Il serait d'ailleurs derrière les barreaux depuis longtemps.
Donc non seulement le salarié du privé a moins de retraite à cotisation égale et temps de travail égal, non seulement il lui est interdit d'arrondir ses fins de mois en travaillant, non seulement son conjoint, à sa mort, se verra refuser toute réversion s'il ou elle a « trop » de revenus, mais il faut en plus qu'il paie les retraites avantageuses du public.
Et nos politiques se posent la question de savoir s'il faut abolir de telles injustices ? De qui se moquent-ils ?
L’Union Européenne s’inquiète : nous sommes envahis de chaussures chinoises. Entendons par là que sur les marchés où se vendent des baskets bas de gamme à quelques euros, made in Maroc ou Tunisie, les chaussures chinoises font un malheur en étant nettement moins chères. La parade est trouvée : l’UE va remettre des droits de douane, et pas qu’un peu. Ne faisons pas les choses à moitié : 16% sur le made in China et 10% sur le made in Vietnam. Pourquoi ? Pour égaliser les prix entre les marocaines, tunisiennes, chinoises et vietnamiennes. Toutes à 6 euros alors que les chinoises descendaient jusqu’à 4,50.
Qui donc achète ces chaussures ? Pour autant que je sache ce sont surtout des consommateurs à faibles revenus, qui étaient bien contents de cette baisse des prix. Voilà qu’on les empêche de se chausser pas cher ? Mais en échange je suis sûre qu'on va créer un chèque chaussure payé par les entreprises. C’est tellement « mode » de faire du social artificiellement quand il pourrait se faire bien mieux naturellement, en laissant jouer la concurrence.
Personnellement que les godasses de basse qualité vendues sur les marchés viennent d’Asie, d’Afrique ou de la planète Mars est le dernier de mes soucis, c’est aussi le dernier des soucis des fabricants européens qui ne sont pas sur ce créneau. Alors de quoi se mêle l'UE encore une fois? Hé bien les Chinois achèteront des Boeings et des Hondas à la place des Airbus et des Peugeot et nous aurons tout gagné. Mais nous aurons la satisfaction morale d’avoir protégé nos frontières contre la méchante mondialisation ! Quelle bêtise!
A l’heure où l’on nous rebat les oreilles avec une hypothétique croissance, la baisse du chômage et la consommation des Français dont la dette s’envole et l’épargne diminue, on s’aperçoit que le pouvoir d’achat est devenu priorité n°1.
Lorsque Villepin nous a promis de faire régresser le chômage, j’ai dit et écrit que c’était une manœuvre de bluff électoraliste et qu’il se créerait spontanément des emplois puisque dès la fin 2005 ont commencé à partir en retraite les anciens baby-boomers des années 45-50. Il ne pouvait donc pas perdre son pari. Surtout en y ajoutant des emplois publics et des emplois aidés (qui créeront du chômage à terme mais peu importe ce sera après les élections) et en initiant le plan Borloo (monsieur Femmes de Ménage) : du nom de celui dont la grande ambition pour la France est de fabriquer en masse des femmes de ménage ; cela n’empêchant pas nos cerveaux de continuer à fuir. Le plan consiste essentiellement à remplacer des jobs de femmes de ménage au noir par des jobs déclarés mais dont contribuables et entreprises paieront les charges sociales. Nous en reparlerons.
Le fait que les Français consomment signifie qu’ils puisent dans leur épargne. Leur endettement est passé à 64% de leurs revenus. S’il faut se réjouir que beaucoup s’endettent à long terme pour accéder à la propriété de leur logement, l’endettement à court terme sur des crédits à la consommation est plutôt préoccupant.
En logique économique ce n’est pas la consommation qui crée la croissance, mais l’investissement des entreprises. C’est un processus long : l’entreprise investit avec l’épargne des citoyens en bourse, les fonds propres des dirigeants, et des réserves venant des bénéfices. Ce faisant elle génère des emplois qui vont fournir des salaires, donc du pouvoir d’achat et d’épargne. La part épargnée reviendra partiellement sous forme de nouvelles possibilités d’investissements (en France ou ailleurs), tandis que la part dépensée favorisera les ventes de l’ensemble des entreprises (en France ou à l’importation) donc les bénéfices, facilitant encore l’investissement et ainsi de suite… Il se créera une spirale positive. Or sans cette part d’investissement, la consommation ne peut aller que vers des produits étrangers qui ne créeront pas un emploi en France, puisque, avant d’acheter il faut commencer par produire. Malheureusement les Français détestent tellement l’entreprise qu’ils investissent de préférence dans des emprunts d’état ou des plans d’épargne étatisés qui n’apportent pas une goutte de capital neuf à nos sociétés. Et quand ils cessent d’épargner c’est pour s’endetter sur l’achat de matériel hi-fi taïwanais ou de voitures coréennes. Quant aux dirigeants ils sont guettés par l’ISF et harcelés par l’URSSAF, donc, ils préfèrent investir leurs fonds propres au Luxembourg. Tout cela n’est pas fameux pour
Les entreprises qui investissent malgré tout pourraient créer deux fois plus d’emplois si à chaque fois qu’elles recrutent, elles n’étaient pas obligées d’embaucher le clone de l’employé dans la fonction publique (clone qui en plus ne servira qu’à lui empoisonner la vie en générant de la paperasse) : prenons une fiche de paie de 2000 euros nets, il y a dessus environ 2000 euros de plus de charges sociales en cumul (patronal + salarial + taxes). Donc chaque salarié entretient un fonctionnaire à temps plein. Résultat les sociétés tournent en sous-effectif chronique, les employés sont stressés et mal payés, et les maudites 35 heures aggravent la situation car ils font en 35 H payées 35 le boulot de 39 heures, pendant que leur clone fonctionnaire fait en 35 H payées 39 le boulot de 32 heures (hors grèves). Le plan Borloo en rajoute puisque le patron va avoir le privilège d’abonder une part du salaire de la femme de ménage de son employé et de celle de son clone fonctionnaire. Ainsi non content d’embaucher deux personnes quand il n’en veut qu’une, il va aussi leur fournir à chacun un employé à temps partiel. Et vous voudriez qu’il embauchât ?
Et le pouvoir d’achat dans tout ça me direz-vous? Pas besoin de chercher loin pour voir que si seulement 12 millions1,2 de personnes sur 25 millions d’actifs1 travaillent dans le privé, que 9 travaillent directement ou indirectement dans le public1 pour dépenser en redistribution les ressources gagnées par les 12 premiers, et que tout le reste est sans emploi, au chômage ou assisté, ces 12 millions de personnes (patronat exclus) qui font plus ou moins partie de la classe moyenne tiennent toute l’économie française à bout de bras et entretiennent
Lorsque dans un couple de deux enfants l’un des deux est obligé de travailler pour payer les impôts et le loyer, parce que le salaire brut médian en France (1484 euros par mois en 2004 alors que le salaire moyen était à 1903, selon INSEE3) ne permet pas de se loger et de vivre convenablement, il y a de quoi s’inquiéter. Pour mémoire un F3 de 65-
Si nous voulons que le salarié Français soit en mesure de se loger et de vivre décemment, et d’entretenir la croissance, il n’y a pas 36 solutions : supprimer l’ISF, les 35 heures pour que les gens aient le choix de travailler plus et de gagner plus, déréglementer le travail, dont les règles doivent résulter de négociations entre le patronat et des syndicats représentatifs, et pas entre le ministre et les syndicats de la fonction publique, diminuer drastiquement la part de la fonction publique dans l’activité économique, remplacer les aides sociales par un crédit d’impôt et laisser le libre choix des assurances retraite, vieillesse et chômage.
1) chiffres estimatifs
2) dont non salariés, salariés à temps partiels, salariés exonérés de charges (emplois aidés, dont les charges se rajoutent à celles de ceux qui les paient déjà)
3) le salaire médian correspond au salaire situé sur la courbe à 50% de la population salariée (c'est-à-dire que 50% des salaires sont inférieurs ou égaux à ce chiffre et 50% sont supérieurs ou égaux), le salaire moyen est la somme de l’ensemble des salaires divisée par le nombre de salariés, mais c’est un moins bon indice car il est perturbé par les écarts de salaire vers le haut (salaires atypiques), le bas, lui, étant réglementé (SMIC). Il s’agit exclusivement de salaires plein-temps.
Le Conseil Général d’IDF vient de voter une super-TIPP pour payer les transferts de charges aux régions dues à la loi de décentralisation. En clair, l’automobiliste francilien (donc le parisien) va payer toutes les charges que
Il est intéressant de noter qu’au moment où le gouvernement s’émeut de l’augmentation de l’essence et crée le chèque transports pour protéger le pouvoir d’achat des salariés, la région fait artificiellement grimper ce coût et efface tout le bénéfice de l’aide gouvernementale. Quant aux artisans, commerçants, professions libérales, transporteurs, taxis, véhicules d’urgence… bref, tous ceux qui animent et contribuent à la vie économique de la région : ils paieront plein pot. Dans le meilleur des cas ce sera reporté sur la facture des clients, dans le pire ils réduiront leur marge et créeront du chômage. Ne parlons pas des entreprises qui vont non seulement devoir supporter la charge supplémentaire du chèque transports, mais qui paieront plus cher le transport, et les déplacements de leurs commerciaux. Même les services publics vont voir leurs charges augmenter, ce qui ne fera qu’ajouter à leurs besoins de financement, donc demandera une rallonge d’impôts locaux. Nous entrons dans une spirale inflationniste sur les prélèvements obligatoires.
Si au moins cela contribuait à améliorer la voirie…
Mais la super-TIPP servira à tout sauf à ça !
Nous sommes loin des propositions d’AL : régionalisation de la TIPP et transformation en redevance destinée à payer l’intégralité des coûts liés à la route, mais RIEN QUE les coûts liés à la route.
C’est bientôt Noël, alors voici le cadeau de papa Borloo pour les salariés. Mes « partenaires sociaux », c'est-à-dire les organismes étatiques qui s’empiffrent sur mon dos à longueur d’année, m’envoient un joli dépliant pour me proposer de prendre des tickets emplois services auprès de sociétés agréées, qui ne font probablement pas ça par philanthropie. Ces tickets dits CESU (chèques emplois services universels) fonctionnent comme les tickets restaurants. Je paie une certaine somme, et l’employé les utilise pour rémunérer son « auxiliaire de propreté du logement1 », son « assistante maternelle intermittente2 » ou « l’auxiliaire de vie de son ascendante dépendante3 » ou encore la « chargée de remédiation éducative de ses descendants scolarisés4 ». Il ne déboursera que la différence entre le prix du chèque et ce que j’ai payé, ce qui lui permettra de s’offrir un service à domicile à bon marché.
L’argumentaire du dépliant est fabuleux : « ainsi cela vous permettra de limiter les augmentations éventuelles de salaire en les reportant sur un service qui sera utile à votre employé, et vous participerez à créer des emplois (sic). »
Au moment où le salarié se plaint d’une baisse de pouvoir d’achat, vous lui sucrez son augmentation pour lui offrir une demie femme de ménage. Géant, non ? Petit CESU a-t-il songé un seul instant que même la moitié d’une femme de ménage coûte du pognon et que si le pouvoir d’achat est en berne et que l’employé ne peut pas en payer une complète, ce n’est pas de l’empêcher de gagner plus qui va l’aider à en prendre une moitié.
Soit ceux qui ont pondu ce machin sont cyniques, soit ils n’ont pas les pieds sur terre.
1 - femme de ménage
2 – baby-sitter
3 – dame de compagnie de la grand-mère
4 - répétitrice
Grand branlebas dans Landernau... Johnny Halliday quitte la France. Il se délocalise en Suisse. Notons qu'il est l'un des derniers rescapés du show-biz à avoir résisté à la pression fiscale française. Mais trop c'est trop, et il veut léguer à ses enfants autre chose que des dettes fiscales et du harcèlement administratif. C'est bien compréhensible.
Johnny Halliday est bien un oiseau rare : c'est à peu près le seul de ces vedettes du show-biz qui ne vienne pas depuis la Suisse donner au Français moyen fauché des cours de solidarité. Au moins est il honnête : il part parce qu'il en a marre de payer 68% de ce qu'il gagne en impôts et qu'il s'inquiète des droits de succession confiscatoires dans ce pays. Il ne part pas pour jouir du climat Suisse. Il le dit clairement. C'est aussi un message à l'attention de Sarkozy, qu'il soutient : "si tu veux que je reste en France après les présidentielles, tiens tes promesses!" Autrement dit : la confiance règne!
Peut-être ceux qui l'ont précédé en Suisse devraient ils réfléchir un peu. Si la pression fiscale en France est aussi élevée, c'est précisément à cause de la solidarité obligatoire : notre beau système redistributif qui prend dans la poche de Jean pour donner à Paul, en se servant plus de la moitié au passage. La solidarité avec l'argent des autres, c'est facile! Messieurs les vedettes, vous qui fuyez le fisc, vous avez du culot de dire aux Français qu'ils ne sont pas généreux.
Et l'inénarrable Villepin d'en appeler au patriotisme. D'abord Johnny a des origines belges, alors... Et l'ineffable Hollande de s'offusquer... Hé bien Messieurs les politiques, réduisez la pression fiscale et cessez d'entretenir des danseuses à nos frais, supprimez l'ISF, nos vedettes reviendront, et nos entrepreneurs aussi.
Mais quelle est la réponse de Villepin? Augmenter l'APL de 2%. Il pense que Johnny la touche? Encore de la solidarité qui va faire grimper les charges sociales... et les loyers, y compris pour ceux qui ne la perçoivent pas.
Décidément notre gouvernement ne comprendra jamais rien!
En tout cas Johnny devrait s'intéresser au programme d'Alternative-Libérale.
Vous trouverez au rayon humour le premier épisode de notre conte de Noël : Gogauland. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.
La TVA rapporte aujourd’hui 142 milliards d’euros à l’état pour un taux général de 19,6%. Pour simplifier nous ne prendrons pas en compte le taux réduit de 5,5% sur les médicaments indispensables, la nourriture de base, les plats cuisinés à emporter, les livres, les travaux dans l’habitat ancien.
L’ensemble des charges sociales d’assurance maladie et retraite de la sécurité sociale représente un budget de 400 milliards d’euros. Auquel il faut ajouter l’URSSAF qui verse les prestations sociales (gestion des caisses d’allocations familiales), que nous ne ferons pas intervenir non plus..
Un simple calcul nous montre que pour passer de 142 à 542 milliards, il faudrait plus que tripler la TVA. Rapporté à 60 millions d’habitants elle passerait de 2366 euros par habitant et par an à 9000. Le taux de 19,6% deviendrait 74,8% soit une augmentation de prix d’achat de 55,2%.
Les mordus de la TVA sociale vont vous rétorquer que ce n’est pas grave car les produits achetés verront leur montant hors taxe baisser en conséquence, et donc le prix d’achat restera le même. La TVA étant neutre pour les entreprises (pas pour leur trésorerie mais ceci est une autre histoire), les matières premières n’augmenteront pas.
Bien naïf qui peut croire une chose pareille ! Comme si le coût du travail était le seul facteur qui influe sur le prix ! C’était sans doute vrai dans les mines de charbon au XIXe, et encore. Dans nos sociétés modernes les services représentent 70 % de l’économie. Lorsque vous fabriquez une voiture, vous payez bien évidemment le personnel de production, celui du R&D, du marketing, des services administratifs et commerciaux. Mais vous payez aussi la matière première, l’amortissement et l’entretien des machines, l’immobilier, le chauffage des locaux, les frais divers de téléphone et de papeterie, la location d’espaces publicitaires, de tranches horaires pour la publicité à la TV… et j’en oublie. Bref, dans tout ça, le coût du travail représente finalement bien moins de la moitié du prix de revient. Mettons que ce soit 30% (ce qui est encore optimiste) : cela veut dire que votre prix de revient baissera de 15% (à moins que vous ne supprimiez aussi le salaire mais ce serait mal vu), ce qui ramènera à « seulement » 40% l’augmentation de prix de votre voiture : une 206 de 8 000 euros HT vous reviendra à 14 000 euros TTC au lieu de 10.000.
Ceci dans l’hypothèse où vous remplacez les charges sociales par la TVA sans en faire profiter le salarié. Parce que si vous reportez l'économie de charges intégralement sur le salaire de votre employé, l'opération sera neutre pour lui, et votre coût de travail ne diminuera pas. Que vous le fassiez partiellement ou pas du tout, de toute façon son pouvoir d'achat baissera.
Quant aux retraités, chômeurs, Rmistes, étudiants, emplois aidés exonérés de charges : comment supporteront ils cette inflation ?
Ils n’ont qu’à acheter des produits chinois ? Que nenni, puisque la super TVA frappera aussi les produits importés. Il leur restera les yeux pour pleurer. Nous aurons gagné : nous n’importerons plus. Nous n’exporterons pas non plus d’ailleurs, car il faut s’attendre à la réponse des pays étrangers : elle sera claire, ils taxeront ce qui vient de France. Nous pouvons nous attendre à une récession comme nous n’en avons encore jamais vu.
Le pire dans tout ça, c’est que nous ne souffrons pas du coût du travail en France. Grâce à une super productivité et un sous-emploi notoire, nous sommes fort bien placés dans ce domaine en Europe, et c’est ce qui nous sauve et fait qu’il reste quelques investisseurs (fort peu) chez nous. Ce qui ne va pas, c’est qu’à coût du travail égal, nos salariés soient fort mal payés, parce que les charges sociales sont invraisemblables. Parce que notre sécu est une gabegie incroyable. Parce que nous avons 2 fois trop de fonction publique. Parce que nous avons un système redistributif aberrant qui rémunère mieux l’assistanat que le travail. Commençons par y mettre bon ordre, et nous retrouverons le chemin de l’emploi. Pour boucher un trou, il ne s’agit pas de creuser à côté. Il s’agit de s’attaquer aux causes et de le réduire. En l’occurrence, réduire la dépense publique. En substituant la TVA aux charges sur le travail, on ne fait que déplacer le problème et on reporte les réformes nécessaires aux calendes grecques.
Plus dangereux encore, le souci d’égalitarisme sous-jacent. C’est le non dit, ou la partie non visible de l’iceberg. Supposons que les charges de retraite soient reportées sur la TVA. Au bout de 40 ans, lorsque vous ferez valoir vos « droits à » la retraite, vous demandera t-on de sortir 40 années de factures ? Non, sans doute pas. Tout le monde sera soumis à une retraite à taux unique. Que vous soyiez cadre, avec un salaire de 60 000 euros annuels, et un loyer de 15 000 euros, ou simple employé gagnant 24 000 euros avec un loyer de 7 000 euros annuels, vous toucherez la même portion congrue, qui doit correspondre aujourd’hui à 18 000 euros. C’est à peu près le programme communiste : tout le monde à 1500 euros par mois. Sauf bien entendu les fonctionnaires et régimes spéciaux dont le montant des retraites est fixé par statut aux frais du contribuable. Autrement dit c'est un tour de passe-passe pour faire payer les dits régimes aux salariés sans le dire.
Je ne sais pas si nous vendrons encore beaucoup de voitures. Voilà qui fera plaisir à Baupin. Décidément Gogauland est en dessous de la vérité.
Le dernier épisode est en ligne et un concours est ouvert pour la conclusion la plus originale. A vos plumes!
L'affaire de l'ISF du couple socialiste a provoqué une tempête dans un verre d'eau. Tous nos présidentiables commencent à étaler leur fortune.
Il n'y a rien de vraiment étonnant dans les informations qu'ils nous donnent.
Quelques réflexions me viennent à l'esprit :
- Tout d'abord les socialistes anti-riches qui s'excusent presque d'être assujettis à l'ISF. Autant dans ce pays il semble normal qu'on s'enrichisse en frappant un ballon de foot, en gagnant au loto ou en escroquant les assedic, autant il semble honteux de gagner de l'argent en travaillant. Ségolène avait il y a quelques temps refusé de rencontrer des femmes chefs d'entreprise au motif qu'elles étaient trop riches (ce qui est loin d'être prouvé), mais elle vient de démontrer que vivre sur le dos du contribuable permettait tout de même une certaine aisance. Or j'ai naturellement plus de sympathie pour l'enrichissement de gens qui créent des emplois en France plutôt que pour celui de quelques fils ou filles de familles ayant fait l'ENA et choisi la politique comme métier. Cela dit : que le couple Hollande-Royal ait de l'argent ne me dérange pas, à condition qu'ils ne reprochent pas aux autres d'en avoir.
- Par ailleurs avant de s'offusquer d'être montrés du doigt, il aurait fallu réfléchir : la publication par le PS du livre noir de Sarkozy, un tissu sidérant de mensonges et de bêtises, ne pouvait qu'attirer un retour de bâton. Quand on fait de la politique en dessous de la ceinture il faut s'attendre à ce que les réactions de l'adversaire soient du même niveau.
- Il paraît que les Français approuvent l'idée d'augmenter les impôts au delà de 4000 euros. Du moment que la plupart sont en dessous, donc non concernés, ils sont jaloux qu'on puisse avoir plus qu'eux. On a envie de leur dire de retrousser leurs manches et d'essayer de faire mieux au lieu d'envier leur voisin, ce serait plus intelligent et plus productif.
- Et enfin une remarque sur le plus anticapitaliste de tous : Besancenot. Pour une fois ce ne sera pas une critique. J'ai noté que Monsieur Besancenot, qui est contre la propriété, avait acheté un appartement de 55 m² dans un quartier populaire de Paris. C'est un peu contradictoire avec ses théories, mais en même temps cela dénote de sa part une certaine forme de courage. Monsieur Besancenot est postier et gagne 1000 euros nets (l'histoire ne dit pas s'il a des primes en plus mais peu importe). Il a donc eu l'intelligence de prendre un crédit (à la poste sans doute), et d'investir dans un petit logement plutôt que réclamer un appartement en HLM au nom du "j'ai droit à". Il n'est pas logé aux frais du contribuable. C'est bien, Monsieur Besancenot. Vous êtes sur la bonne voie. Encore un effort et vous deviendrez libéral.
- Cela prouve que même avec un petit salaire et si l'on ne demande pas la lune, on peut se débrouiller pour se loger. Arlette Laguiller est locataire d'un F3 en proche banlieue. Elle n'est pas en HLM non plus. A méditer pour certains SDF qui travaillent mais préfèrent attendre que l'état leur donne gratuitement un 4 ou 5 pièces dans Paris plutôt que de se contenter d'un appartement dans leur budget et de payer un loyer. Et si l'appartement est un peu exigü, on n'en meurt pas! Je connais des tas d'exemples de gens qui vivent à 3 dans 55 m² et même moins, et économisent pour acheter plus grand. Je l'ai fait aussi.
Pour conclure je reprendrais bien cette belle phrase de Jean de la Fontaine : "aide-toi, le ciel t'aidera!"
Je suis en colère. De plus en plus le droit de propriété est bafoué et les lois de circonstances s'empilent. Notre Don Chirotte affublé de Sancho Villepansa vient encore de sévir, pour faire plaisir à quelques excités qui font leur fonds de commerce du malheur des autres. Bien sûr UMP et PS lui emboîtent le pas.
Demain sans doute vais je devoir accueillir dans mon F3, payé au prix fort, deux familles de SDF, que je devrais aussi nourrir, loger, blanchir, chauffer et qui auront encore le droit de porter plainte si le rôti n'est pas à leur goût, ou le papier peint ne leur plaît pas? Comme en Union Soviétique, pays dont tout le monde reconnaît le fonctionnement démocratique, l'état, du haut de sa magnanimité, attribuera des chambres chez l'habitant, dont le confort dépendra de l'allégeance au Parti unique. En revanche les cadres du dit Parti auront de vrais palais et une datcha sur la Côte d'Azur.
Je suis en colère de voir tant de SDF à Paris. Je les plains. Ils sont victimes de notre assistanat à tout va. Mieux que je ne saurai le dire, le site d'Edouard Fillias : http://blog.edouard-fillias.fr/ est clair. Edouard a aussi des démêlés avec la sécurité sociale qu'il a quittée. Comment ne pas voir le parallèle entre ces deux sujets?
Tant que les comptes de la sécurité sociale plomberont le pouvoir d'achat des Français, un salaire moyen ne permettra pas de se loger.
Tant que les propriétaires seront punis systématiquement et les locataires indélicats protégés de façon indécente, personne n'aura envie de louer.
Tant que le droit du travail interdira à un chômeur, un étudiant ou un retraité, d'améliorer ses fins de mois, tant qu'il faudra des tonnes de paperasses pour embaucher à temps partiel, tant qu'on ne pourra pas se défaire d'un mauvais collaborateur sans se retrouver assigné aux prud'hommes et condammé, les gens seront réduits à la misère et au travail au noir.
Tant qu'on laissera les cités universitaires occupées, comme à Cachan, par des gens qui ont fini depuis longtemps d'étudier et auraient dû rentrer dans leur pays d'origine, pays qui, au demeurant, avait payé leurs études, les vrais étudiants ne pourront pas être logés. Ils sont condamnés à se débrouiller, trouver une famille d'accueil, ou aller à la rue.
Tant que les logements sociaux seront attribués à vie à des gens qui ont depuis longtemps dépassé les plafonds de ressources, les pauvres ne pourront pas être logés.
Tant que l'APL fera grimper mécaniquement les prix des loyers, tant que les préemptions d'immeubles créeront la pénurie dans le secteur privé, les prix de l'immobilier grimperont irrémédiablement et il sera de plus en plus difficile d'acheter ou de louer.
Ce n'est pas le rôle de l'état que de loger les gens. Le role de l'état est d'assurer la justice et le respect du droit. Le droit de propriété est inaliénable et le fondement même des systèmes démocratiques.
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JEUDI 13 MAI 2008 : Radio Courtoisie invite Jean Louis Caccomo dans le cadre de l'émission "le libre journal des contribuables" animée par Benoîte Taffin.