LE BLOG DE PARIS XIIe
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Manifeste des Alter-Libéraux par Edouard Fillias (& Co) aux Editions Michalon
La troisième voie : impasse ou espérance de Jean Louis Caccomo aux Presses Littéraires Editions www.lespresseslitteraires.com
"Delanoë, zéro de conduite" : Par François Devoucoux du Buysson
Le Logement par Vincent Bénard
"Sacrés fonctionnaires" : Par Ted Stanger
Angela Merkel préside pour six mois l'Union Européenne et s'est donné pour objectif de relancer le projet de constitution européenne.
Elle a parfaitement raison, car un fonctionnement à l'unanimité pouvait aller avec 6 ou 9 membres, était difficile à 12 ou 15, mais devient impossible à 25 ou 27. Les états européens sont très variés en taille, en population, en culture, en économie. Leurs intérêts et leurs souhaits divergent nécessairement.
Pourquoi l'UE a t-elle besoin d'une constitution? Simplement parce qu'un certain nombre de tâches doit pouvoir être assuré au niveau européen. Le terrorisme, l'immigration clandestine, la grande criminalité, qui se nourrissent d'ailleurs les uns des autres, certains problèmes diplomatiques n'ont pas de frontières définies. Or il faut bien préciser les domaines de fonctionnement de l'Union, et lui donner des moyens.
Que doit contenir une constitution? Elle doit s'appuyer sur les valeurs et les droits fondamentaux de notre civilisation. Le droit de propriété, la liberté individuelle, l'égalité devant la loi, la sécurité des citoyens sont intangibles. Le reste n'est que démagogie et doit être proscrit. Elle doit indiquer qui fait quoi : un pouvoir législatif qui doit craindre la sanction des citoyens, un pouvoir exécutif indépendant du législatif. Elle ne doit avoir aucune connotation politique et ne pas donner d'orientations stratégiques : c'est le rôle des électeurs, qui vont choisir des représentants en fonction de leurs opinions, avec des possibilités d'alternance, comme dans tout système démocratique. Enfin, elle doit limiter les interventions de l'Union en mettant en place des contre-pouvoirs, afin d'éviter les dérives étatiques que nous connaissons chez nous.
La constitution proposée par Giscard en faisant un amalgame illisible de plus de 300 pages était vouée à l'échec. Son sabotage incomba à la France mais je suis sûre que beaucoup de citoyens européens ont hypocritement rigolé en douce, bien contents que ce projet constructiviste capote. Il y était oublié d'ailleurs un principe simple mais important : la subsidiarité. C'est à dire qu'aucune décision qui PEUT être prise à un niveau bas ne doit remonter. C'est aussi le principe de la liberté individuelle et de la responsabilité qui s'ensuit.
Nous attendrons donc avec impatience de connaître les propositions de l'Allemagne.
Les députés européens viennent de voter sur un sujet crucial : la libéralisation du rail. Deux questions leur ont été posées :
1) acceptez vous que le transport voyageurs international soit ouvert à la concurrence?
2) acceptez vous que le transport voyageurs national soit ouvert à la concurrence?
Sachant que, bien qu'on n'en voit pas la couleur en France, le transport de marchandises est libre depuis janvier 2007. Encore faut-il que lorsqu'un opérateur privé organise un transport, les cheminots SNCF ne bloquent pas les voies, mais cela est une autre histoire!
A la première question, les députés européens ont massivement voté oui. Bien entendu nos communistes, socialistes, verts, front national, et villiéristes ont dit non, il fallait s'y attendre.
La deuxième question passait en seconde lecture, il fallait donc une majorité qualifiée. Or nos députés UMP et UDF se sont mis du côté des socialo-coco-verts, à l'exception de 3 courageux qui n'ont pas dû lire les consignes du parti. Résultat, même si le oui était majoritaire, il était insuffisant pour que le vote passe. Ils se font appeler libéraux? Le monopole de la SNCF et des grèves à répétition a de beaux jours devant lui puisque la question ne pourra plus être reposée avant 2012. La gabegie peut continuer et le contribuable peut compter les plumes qui lui restent. N'oublions pas qu'en Europe de l'Ouest la SNCF est le seul service public du rail qui n'ait pas été au moins restructuré, à défaut d'être privatisé. Quant aux voyageurs-otages-usagers, ce n'est pas demain la veille qu'ils pourront choisir leur transporteur.
Il faut remarquer que beaucoup d'élus socialistes allemands et anglais ont voté oui et que les espagnols se sont abstenus.
Question : nos élus sont ils payés pour nous représenter ou bien sont-ils là pour représenter les syndicats de la Ponction Publique? A moins que ce ne soit des cocos embusqués sous une étiquette de droite, et l'électeur aurait été trompé?
L'Union Européenne repousse à 2009 le délai de libéralisation des services postaux.
Pourtant s'il est un système archaïque et un combat d'arrière-garde de la part des syndicats de la fonction publique, c'est bien celui là.
On peut concevoir qu'en zone rurale le gentil facteur portant le courrier jusque dans les fermes isolées soit un moyen de concilier tradition et modernité et ait un côté convivial, rompant
l'isolement.
De là à s'acharner à maintenir un système basé sur l'égalité du coût du timbre poste sur une lettre à 20 grammes sur toute la France... A l'heure d'internet, qui détrône même le fax dans les
entreprises, il y a quelque chose d'incongru à glisser une feuille dans une enveloppe sur laquelle on va coller un petit carré rouge dentelé, et à jeter le tout dans la fente d'une boîte jaune au
coin de la rue. Certes il y a des chèques qui circulent. Mais là aussi de plus en plus la carte de crédit fonctionne à distance, et pour les entreprises le virement direct par internet. Mieux,
plus vite et pour beaucoup moins cher, car ni un fax et ni internet ne reviennent à 0.54 euros par courrier.
S'il faut que le courrier continue d'être transporté, s'il faut qu'en milieu rural quelqu'un continue à porter lettres et colis, est-il bien nécessaire de maintenir des bureaux de poste ouverts
deux heures par jour? Ce travail ne peut il être confié à un commerçant, qui ne demanderait pas mieux pour maintenir l'activité de sa boutique plutôt que de voir filer les clients à l'hypermarché
situé à 15 km? Ne peut-on trouver quelqu'un pour faire la tournée des fermes à temps partiel, qui ne serait pas nécessairement un préposé de la fonction publique centralisée et occuperait
éventuellement un autre emploi utile?
A t-on besoin de l'Europe pour laisser se créer des entreprises qui voudraient porter votre courrier ou vos colis ? Alors, si on se passait de leur permission?
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JEUDI 13 MAI 2008 : Radio Courtoisie invite Jean Louis Caccomo dans le cadre de l'émission "le libre journal des contribuables" animée par Benoîte Taffin.