ON VEUT DES SOUS

Publié le par Christiane Chavane

Et allez donc, après les pêcheurs, voilà que d'autres mendiants font la queue, cette fois à Paris, de République à Nation en boucle fermée. Hier nous avions à la fois les retraités refusant de passer à  41 ans de cotisations et les handicapés trouvant trop juste l'allocation handicap.

Bien sûr que c'est trop juste.

Tout est trop juste : les salaires, les retraites, les allocations...

Notons que l'allocation handicap INTERDIT de travailler en même temps. Il faut choisir : être assisté et vivoter avec trois sous ou se trouver - difficilement - un job souvent à temps partiel et mal payé.

Mais qu'attend Monsieur-La-Rupture pour mettre un peu de liberté dans tout ça? Laisser les retraités et les handicapés aidés qui peuvent travailler améliorer leur revenu, qui cela gênerait-il? Accepter de limiter les retraites par répartition pour introduire peu à peu une part de capitalisation (avec le choix des prestataires), cela ne se fera pas en un jour, alors qu'attend- on pour commencer?

La CGT proteste sur le fait que d'un côté on repousse le temps de départ en retraite pour comptabiliser la sécurité sociale à taux plein, et de l'autre on pousse les seniors vers la sortie dès 57 ans, de sorte que seulement 38% des salariés sont en mesure d'avoir une retraite complète. Comment ne pas leur donner raison? Les dispositifs de départ en préretraite sont trop incitatifs pour les entreprises et coûtent une fortune à la collectivité.

Quand on aura remis à plat le code du travail, l'assurance maladie, le financement des retraites, supprimé les agences, hautes autorités et autres instances inutiles, divisé par deux le poids de la fonction publique, enrayé le parasitage de la société en arrêtant d'aider les oisifs à le rester indéfiniment, les Français ne seront plus dans la rue pour réclamer des oboles...

Mais quand?

Publié dans Economie

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Jan Patteyn 02/04/2008 21:56

Je suis tout à fait d'accord avec la position Jean Lançon quant aux revendications des personnes affectées par un handicap. Néanmoins, je souhaitais revenir sur le concept de "solidarité nationale". Je suis étudiant, ai 18 ans, et déjà j'assiste impuissant aux dérives opportunistes de nombres d'étudiants qui souscrivent en temps que tel dans le seul but de toucher des bourses. Dans le même sens, je constate que nombre d'ami (issues de classes moyennes ou aisées) souscrivent aux APL (aides aux logement) alors qu'ils n'en ont pas forcément besoin. A ce sujet, je suis de ceux qui pensent que l'on parlera réellement de "solidarité nationale" lorsque les plus néscessiteux auront enfin droit à des aides décentes au dépend d'une vaste quantité d'opportunistes malhonnètes qui profitent de notre modèle sociale.Réformons notre système d'aide, accordons les à ceux qui en ont le plus besoin (tel que les plus démunis, ou les étudiants modestes qui le méritent vraiment), et sortons enfin de ce système qui alloue à tord et à travers.Néanmoins, cela fait parti d'un projet de société dans son intégralité !! Les réformes doivent être profonde et éfficace !! En ce sens, faciliter l'entreprennariat, abolir le monopole de la sécurité sociale, mettre enfin des mesures qui assure la concurrence passant par la dislocation des diverses ententes ou monopoles, etc. Bref, il y a des choses à faire, alors mettons nous tout de suite au boulot.Jan

Christiane Chavane 07/04/2008 10:55


Bien sûr je suis totalement d'accord avec vous.
Cela dit pour revenir sur les profiteurs d'aides : les classes moyennes n'ont généralement droit à rien. Vous connaissez les plafonds de ressources pour les bourses et les APL : je ne vois pas
comment ceux qui déclarent normalement leurs revenus peuvent y accéder. On arrive même à des distorsions invraisemblables du fait que celui qui déclare 10 euros au dessus du plafond se trouve
éjecté du système d'aides alors que ce ne sont pas ces 10 malheureux euros qui le rendent plus riche. Quant aux bourses étudiantes elles devraient être données au mérite et non seulement en
fonction des ressources. Il serait également utile de revoir les affectations des chambres d'étudiants, ne pensez-vous pas?


Olivier 02/04/2008 12:44

"Quand on aura remis à plat le code du travail, l'assurance maladie, ..."La tâche est immense. Quand est-ce qu'on va pouvoir se faire plus exigeant vis à vis de nos responsables politiques ? Qui peut demander la grande remise à plat qui apparaît aujourd'hui indispensable dans le pays ?Libéraux, unissons-nous et allons-y !

Christiane Chavane 02/04/2008 17:12


Vu le succès qu'ont les libéraux auprès de Monsieur-La-Rupture, nous ne sommes pas sortis de l'auberge. Il préfère écouter la gauche caviar.
Unissons-nous! Il ne serait que temps!


Jean Lançon 02/04/2008 11:31

Les revendications des handicapés ne me choquent pas, précisément parce que leur réelle incapacité à travailler (car il y en a aussi beaucoup qui ne peuvent réellement pas travailler) ne soit pas compensée par des ressources décentes. C'est d'ailleurs l'un des rares cas où, tout libéral que je suis, j'affirme que la solidarité nationale doit être présente, et efficace. Elle ne l'est pas.Je partage toutefois votre avis sur le fait que la levée effective du monopole de la Sécurité Sociale, entre autres, rendrait les choses à la fois plus faciles et moins coûteuses.

Christiane Chavane 02/04/2008 16:52


Moi non plus ça ne e choque pas. Ce qui me choque c'est qu'ils en soient réduits à ça!
Nous sommes globalement d'accord.
J'en ai profité pour faire un tour sur votre site. Bientôt un blog musical?


COURTIN MICKAEL 01/04/2008 20:37

 Bjr Je m'appelle Mickael, j'ai 34 ans ET JE SUIS UNE PERSONNE HANDICAPEE.ET  C4EST VRAI QUE NOUS PERSONNES HANDICAP2E NOUS AVONS DU MAL à vivre Donc si on devais vivre avec nos allocs  ce serais pas du gâteauMickael -  Nantes

Christiane Chavane 02/04/2008 09:01


Bonjour

Merci de votre témoignage. Bien sûr que personne ne peut vivre ni de l'allocation handicap, ni du fonds de solidarité pour les personnes âgées, ni du RMI (bientôt RMA). Mais l'état ne peut
continuer indéfiniment à distribuer des oboles et obliger quasiment les gens à s'en contenter. Il est impératif de laisser travailler ceux qui le peuvent sans leur sucrer totalement leurs aides, il
est impératif de laisser les entreprises choisir le financement des assurances santé de leurs collaborateurs pour qu'à prix égal ils aient une bien meilleure couverture etc. Tant que cette
libéralisation n'est pas faite, les handicapés, les petits retraités, les chômeurs sont condamnés à la pauvreté et aux revendications certes justifiées, mais dont le coût pour la collectivité est
énorme et le résultat pour le "bénéficiaire" presque nul.


Le Champ Libre 30/03/2008 19:35

Absolument.