MINI SERVICE

Publié le par Christiane Chavane

Encore une journée de grève de fonctionnaires. Ce sont de vrais professionnels... de la grève!

Les profs restent chez eux ou défilent. Ils pestent parce qu'on veut instaurer un "service minimum" permettant d'accueillir les enfants à l'école ou en centre aérée lorsqu'ils n'assurent pas leur cours.

Evidemment, cela réduit leur capacité de nuisance, puisqu'ils ne peuvent plus paralyser l'activité économique en empêchant les parents d'aller travailler.

N'oublions quand même pas que les professeurs ne sont pas payés pour occuper les enfants mais pour les instruire. Ainsi, le service minimum n'est pas un palliatif, ni vraiment un service. Les enfants - les vraies victimes de ces grèves politiques, n'apprennent pas. En revanche, il permet aux mères de famille de vaquer à leur occupation professionnelle, et ça, c'est la moindre des choses.

Le droit de grève est sans doute utile, lorsqu'il permet à des gens de faire valoir leur intérêt et que toutes les autres ressources sont épuisées. Une entreprise dont le dirigeant se comporte mal laisse deux solutions à ses salariés : la démission (solution individuelle) ou la grève (solution collective qui ne marche que si tous les salariés ont un intérêt commun). Si les écoles étaient autonomes et qu'un directeur prenne une décision anormale, on pourrait admettre que les professeurs se mutinent. Mais nous en sommes loin. Les grèves des enseignants ne sont que des moyens de peser sur le pouvoir politique, et pas souvent dans l'intérêt des élèves, mais bien au contraire afin d'obtenir toujours plus d'avantages catégoriels. Ce sont des actions corporatistes. Mettre en panne l'économie est un moyen de chantage. D'où leur refus de tout système permettant de limiter les dégâts.

Publié dans société

Commenter cet article