LA PECHE AUX VOIX

Publié le par Christiane Chavane

Ah, les promesses!

Avant hier c'était Delanoë, hier Sarkozy devait nous démontrer que la duplicité est vraiment un art à part entière. Le 12e art?

Quand la France va prendre la présidence de l'Union Européenne, il n'y aura plus de quotas de poissons. Dormez en paix, braves pêcheurs, Nicolas veille au grain. Depuis qu'il est là les poissons ne sont plus en danger de disparition, il saura les multiplier comme les petits pains d'un certain Jésus. Ce sera tous les jours pêche miraculeuse. D'ici qu'il marche sur l'eau...

Hé oui il leur a promis de persuader l'Europe de supprimer les quotas. Nous admettons que la France les a sans doute mal négociés. Madame Voynet, du temps du sinistre Jospin, haïssait tellement la France qu'elle a tout fait pour réduire nos pêcheurs à la misère au nom de la sauvegarde des espèces, à la grande joie de leurs concurrents étrangers. Elle a aussi tout fait pour nous faire dépenser inutilement des milliards de francs pour changer tous les tuyaux en plomb, contre toutes les expertises scientifiques, fait démonter super-phoenix, nous déclassant définitivement dans la course au nucléaire, etc.

Il y a un terme pour ce genre de comportement de la part de gens qui sont chargés de nous représenter et de nous gouverner : Haute Trahison!

Mais des quotas, ça se renégocie. Et personne ne peut nier qu'ils ont une raison d'être. L'IFREMER nous représente dans les instances internationales. Parler de Bruxelles est d'ailleurs une faute, car les instances qui discutent des fameux quotas ont des représentants en fonction des zones de pêche et débordent donc de l'union Européenne.

Qu'il faille modifier le système, c'est vrai. C'est améliorable. Nous parlions il y a quelques jours de quotas échangeables pour certaines espèces. Que les pêcheurs soient mieux représentés dans les négociations aussi, certes! 

Mais aller dire que grâce à notre nouveau deus ex-pesca, les quotas vont disparaître par enchantement, c'est vraiment prendre les pêcheurs pour des imbéciles.

Publié dans Economie

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