UNE GREVE POUR RIEN

Publié le par Christiane Chavane

Question : "Madame la ministre, je voudrais revenir sur les slogans qui sont utilisés lors de ces tentatives de blocage et vous demander d'y opposer des réalités".

 Réponse : "(...) Ni désengagement de l'Etat, ni sélection, ni hausse des frais d'inscription, ni privatisation : c'est cela la réalité ! Et notre priorité dans les mois qui viennent, ce sera de mener un grand programme de lutte contre l'échec universitaire en 1er cycle, cette plaie qui gangrène notre université. Il y a urgence à agir, et nous agissons ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC)".
 
   Extrait de la réponse donnée aujourd'hui, 13 novembre 2007, par l'énarque et ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, au député UMP de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart 

Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter.

C'est bien ce qu'on lui reproche, à Valérie. Une réforme totalement creuse. Les étudiants font grève par culture de la grève, tout comme les cheminots font grève par culture de la grève, pour montrer qu'ils existent. Car la réforme des régimes spéciaux est tout aussi creuse.

Le parallèle entre le syndicat majoritaire des étudiants : l'UNEF, et les grandes centrales CGT-CFDT ou Sud est intéressant. Le gros des troupes de l'UNEF est la base arrière de ce qui sera plus tard le gros des troupes de la CGT. Il doit y avoir un encartement automatique. Je serai d'ailleurs curieuse de savoir si ce n'est pas une porte d'entrée directe dans certains de ces services dits publics... Auquel cas nos "étudiants" (si l'on peut employer ce terme), n'ont pas à se faire de souci pour leur avenir, ni d'ailleurs à étudier, ils ont un emploi à vie assuré. Ce sont ceux qu'ils empêchent de travailler qui ont du souci à se faire. D'autant plus que s'ils ont la chance de trouver un job, ils paieront à vie les privilèges de ces sinistres individus. Nos syndicalistes ont beaucoup de chance que les étudiants (les vrais, ceux qui s'inquiètent à juste titre pour leur avenir) et les travailleurs (les vrais aussi, ceux qui attendent le métro ou sont coincés dans les embouteillages) restent aussi calmes. Ils ne jouent pas qu'avec nos nerfs, ils jouent avec le feu.

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Publié dans société

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Tietie007 16/11/2007 09:13

Les cheminots défendent leur beafsteack ...c'est plutôt humain ...Pour les étudiants, il faut bien que jeunesse se passe ...

Christiane Chavane 16/11/2007 09:50

Evidemment, mais :- il est intolérable qu'une poignée de rigolos bloque le pays. Nous ne sommes pas dans un état de droit mais dans une république bananière. Nous avons élu un président pour REFORMER. Il doit pouvoir le faire. Ce qui ne signifie pas que je cautionne ces soi-disant réformes.- il fallait s'attendre au "3e tour social" habituel. Mais des réformes en profondeur engagées avec méthode étaient indispensables. Elles ne sont pas au programme. Cette grève n'est donc qu'une manifestation de force de la part de la CGT. N'oublions pas que les votes se font à main levée et que la pression est constante - voire les menaces - pour les non grévistes.- c'est une aubaine pour Sarko qui va "résister" et passer pour un grand courageux. Nous, nous payons la facture comme toujours. Car je ne doute pas qu'on va ouvrir les enveloppes!En conclusion aussi bien le gouvernement que les syndicats sont en dessous de tout.

ROBERT 15/11/2007 20:41

    Valérie pécresse ce soit sur Europe1 (la radio gaucho) : elle n'a su répondre aux étudiants en face d'elle que milliards €, c'est-à-dire moyens financiers pour les calmer !     Ce ministre n'est pas à la hauteur qui n'ose même pas élever le débat à la hauteur des vrais enjeux du monde contemporain !! 

Christiane Chavane 16/11/2007 09:39

Que ce gouvernement ne soit pas à la hauteur, c'est un euphémisme! La réforme est minable, la méthode est mauvaise, et notre hyper président a réussi à faire bloquer le pays tout en ne proposant RIEN. Ensuite il va nous faire croire qu'il est très courageux en résistant aux grèves...

alain genestine 14/11/2007 23:11

Ta réson cépassafot ! eh dédé tapa graté lébon numéro, ou alor cé le bojolé nouvo ki arive

alain genestine 14/11/2007 18:52

Les gerbes, cela doit être à cause de la fête des morts, ou alors la Toussaint qui sera?Enfin pour le moment il y en a cher ami 61% qui gerbent, pas mal pour un début de conflit. Droit de grève oui; Droit aux privilégiés de tous bord, mercantiles comme jouisseurs NON. Allez demander aux chômeurs ce qu'ils en pensent, aux laissés pour compte dans la rue (des artisans, indépendants..) sans rien RMI...etcVos privilèges un jour ils vont vous péter dans la poire, par nombreux travailleurs, pire ceux qui recherchent du boulot...etc.Il y a possibilité de faire grève dans notre pays, pourquoi pas, mais franchement pour d'autres priorités : Moins d'étatisme; la sécu...etcVoici vos 61% :Un peu plus de six Français sur dix (61%) ne sont "pas solidaires avec les grévistes" du 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite "car ils défendent leurs propres intérêts", selon un sondage IFOP publié par le Figaro-magazine daté de samedi.38% se disent au contraire "solidaires des grévistes car ils défendent les intérêts de tous les salariés", indique ce même sondage. 1% ne se prononcent pas.Ces pourcentages sont sensiblement les mêmes parmi les salariés du secteur privé que du public.S'agissant de la grève des fonctionnaires du 20 novembre, deux tiers des personnes interrogées (65%) considèrent que leurs motivations sont "essentiellement sociales et syndicales" tandis que 34% jugent au contraire qu'elles sont "essentiellement politiques". 1% ne se prononcent pas.Interrogés sur les mouvements de grève dans les universités, six Français sur dix (61%) estiment qu'ils sont "l'oeuvre d'une minorité d'étudiants syndiqués et politisés". 35% disent au contraire qu'ils "bénéficient d'un large soutien parmi les étudiants". (4% ne se prononcent pas)De façon plus générale, six Français sur dix (61%) estiment qu'en France, "on a tendance à abuser du droit de grève". 39% pensent en revanche qu'"on fait un usage légitime du droit de grève".Face à ces mouvements de grève, une nette majorité (57%) de Français souhaite que "le gouvernement maintienne ses projets pour poursuivre les réformes", tandis que 42% jugent qu'il doit "renoncer à ses projets pour apaiser le climat social". (1% ne se prononcent pas).Enfin, plus de 8 Français sur dix (82%) se disent favorables "à l'organisation après plusieurs jours de grève d'un vote à bulletin secret" pour la poursuite ou non du mouvement (17% opposés et 1% sans opinion).Sondage effectué par téléphone du 9 au 10 novembre auprès d'un échantillon de 938 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).(©AFP / 14 novembre 2007 18h27)A bon entendeur salut, et bien librementAlan de BX

Christiane Chavane 14/11/2007 21:00

Merci pour ces chiffres.Mais le problème de notre ami dédé, c'est que "cépésafôt", c'est une victime de l'éducation nationale qui ne lui a pas appris à raisonner. Ou plutôt il a appris à résoner!

Landry 14/11/2007 16:44

Sacré Dédé !Peut-être que ce qui le fait gerber, c'est le fait de se rendre compte qu'il s'était fait manipuler toute sa vie.Rien de tel qu'une bonne gerbe pour retrouver le chemin de la lucidité...

Christiane Chavane 14/11/2007 17:46

C'est sûrement ça!