LA REVOLUTION VERSION ATTALI

Publié le par Christiane Chavane

Qui l'eût cru? Jacques Attali aurait-il enfin découvert l'eau tiède? 

Il propose de supprimer le principe de précaution de la constitution. En voilà une excellente idée! Aurait-il lu le programme d'Alternative Libérale? Evidemment en plein Grenelle de l'environnement, ça fait hurler les nazécologistes qui sont à l'origine de cette imbécillité. José Bové en tout premier lieu : les juges ont utilisé le principe de précaution pour l'affranchir de ses délits contre le droit de propriété... En cas d'appel, le principe ne pourra plus être invoqué!

Mieux : il propose la suppression des lois Royer et Galland. C'est marrant : ça figurait aussi dans le programme. Royer, j'en demandais la suppression dans le cadre de la politique environnementale afin d'arrêter ou au moins ralentir le processus de goudronnage intempestif des zones rurales et périurbaines. Ce n'est pas dans le résumé disponible sur le site (on ne pouvait pas tout y mettre) mais dans le programme complet. Jacques l'aurait-il obtenu?

Quoique pour cette dernière proposition il est assez probable que cela parte d'une mauvaise intention : obéir au lobby de la grande distribution. 

Supprimer la loi Royer sans prendre de mesures pour libérer le commerce serait évidemment pire que tout, car ce serait immédiatement couler les petits commerçants de centre-ville ou de village. Il faut évidemment que cela parte d'un ensemble cohérent de mesures. Ou plutôt d'anti-mesures. Arrêter de harceler les commerçants par une réglementation aussi rigide que tatillonne, des taxes sur les stores et les ampoules de vitrine, une réglementation du travail absurde, une politique de transport et de stationnement stalinienne... Les laisser avoir accès à des centrales d'achat, etc...

Dans ce cas, voir revenir les grandes surfaces en centre-ville, c'est au contraire un moyen de relancer les petits commerces, car qui se ressemble s'assemble. Tout comme Surcouf, en s'implantant à Paris, à créé un vrai centre de l'informatique et attiré une myriade de magasins spécialisés, une grande surface ne peut qu'attirer des commerces proposant un meilleur service, des conseils, des produits de qualité. D'ailleurs il suffit de voir le succès des boutiques installées dans les grands centres commerciaux, pendant que celles qui sont en ville périclitent. Monsieur Royer, par démagogie envers un syndicat de commerçants tout aussi rétrograde que nos CGTistes des services publics, a fait beaucoup de mal aux commerçants français. Cela s'appelle se tirer une balle dans le pied. 

Que ce soit la Charte Coppens ou les lois Royer et Gayssot, ou notre droit du travail, ou le droit des locataires... La seule chose que l'on puisse conclure, c'est :

TROP DE PROTECTION TUE!

Publié dans Economie

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