PRECAUTION SCOLAIRE

Publié le par Christiane Chavane

Jusqu'où le principe de précaution va-t-il sévir?

Une de mes connaissances vient de mettre son fils de 3 ans à l'école maternelle en région parisienne. Ce matin, c'était son anniversaire. Il est d'usage qu'en maternelle la classe fête les anniversaires des enfants : la maman fournit un gâteau et quelques boissons et l'enfant est la vedette du jour.  Un moyen efficace de leur faire comprendre que l'école, ce n'est pas une punition, ça peut aussi être sympa... et ça aide à se faire des copains.

La personne en question travaille à plein temps et n'a pas voulu passer sa soirée à faire un gâteau. Elle l'a donc acheté chez le pâtissier; pour une classe de 30 élèves il est facile d'imaginer qu'elle ne l'a pas eu gratuitement.

Tout ceci bien évidemment avec l'accord de la maîtresse d'école qui ne lui a donné aucune consigne particulière quant-au type de gâteau à proposer.

Surprise : ce matin la maîtresse interdit le gâteau au nom du principe de précaution. Motif : il y a de la crème! Elle pourrait  tourner. Avec quoi croit-elle que les pâtissiers fourrent leurs gâteaux? Avec des biscuits militaires? A supposer que le gâteau ne soit pas servi tout de suite, n'y-a-t-il pas un frigo dans la cantine de l'école?

Le résultat immédiat : un gamin en larmes. Que lui dire? Que sa maîtresse d'école est une idiote? Ce serait mal augurer de sa future scolarité. Un enfant ne comprend pas l'injustice et fait confiance à ses parents. Il ne peut pas non plus comprendre que ses parents le confient à une idiote. Que sa maîtresse a des ordres et agit sur demande de supérieurs qui, eux, sont de vrais c...? Il va avoir du mal à piger.

Pour lui, l'école, maintenant, c'est une punition injustifiée.

La maîtresse n'a pas proposé de rembourser le gâteau et la maman est furibarde! Ajoutons qu'elle est arrivée à son boulot avec une demie - heure de retard parce qu'elle a dû ramener le gâteau chez elle.

Ce soir il va falloir qu'elle invite tous les voisins sinon le dessert risque d'être indigeste.

Une certitude (confirmée par la personne en question) : l'année prochaine, le gamin se retrouve dans une école privée.

Publié dans Témoignages

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alain genestine 09/10/2007 23:08

Bonsoir Christiane,J'ai eu un cas fort similaire, il y a déjà 7 ou 8 ans avec ma fille, heureuse qu'elle était d'avoir appris en famille à faire des crêpes et d'en avoir la bonne idée de pouvoir en amener encore tiède sous alu un après-midi de fête de la chandeleur. Refus pour cause de principe de précaution, il n'est pas interdit d'amener des crêpes dans la mesure ou vous les achetez sous vide dans le commerce . On préfère manger dégueu, bof et pourtant les enseignants se targuent que nos enfants doivent reconnaitre les gouts, cela fait bien d'amener des grands chefs de cuisine afin d'expliquer les biens faits des fruits et des légumes, voire maintenant manger bio sans conservateur...etc...

Christiane Chavane 16/10/2007 19:59

Dernière nouvelle : la maman en question cherche à inscrire son fils dans le privé pour la rentrée prochaine. On lui demande le livret scolaire. Surprise : l'école l'a perdu! La directrice n'est pas joignable, elle est en stage.Mon fils a toujours été dans le privé et ça ne se passe pas comme ça. Voir l'un de mes premiers articles à ce sujet : pourquoi je suis chez AL.Pour rebondir sur les histoires de goût : un de ces jours on aura des surprises avec le tout bio!