Aujourd'hui j'ouvre ma tribune à Philippe Robert parce que son article est à mon avis parfait et que je ne vois rien à ajouter :
D'après le JDD en ligne (6 février 2008) et à propos d'ArcelorMittal à Gandrange, François Fillon confirme que l'Etat pourrait servir de "relais" mais de manière temporaire (NDA :
syndrome d'Alstom).
Sur RMC, le Premier ministre explique comment l'Etat compte intervenir : "On a dit à M. Mittal (...) 'on souhaite que vous investissiez dans cette
usine et que vous modifiiez votre plan industriel".
Aux yeux du gouvernement, ce n'est donc plus Lakshmi Mittal qui est maître chez soi mais l'Etat français tout-puissant qui lui donne ses ordres et, s'il
n'obtempère pas, va se substituer à lui :
"Si vraiment vous ne voulez pas le faire, alors il faut étudier d'autres solutions (...) et le cas échéant, d'une intervention publique qui serait une
intervention temporaire, de relais".
A l'instar de nombreux Français, j'apprécie le PM quand il dit la vérité sur la situation intenable et à corriger d'urgence de notre pays;
politiquement, je comprends tout aussi bien que François ne puisse pas trop contredire Nicolas 1er.
Mais comment Sarkozy et Fillon réagiront-ils à l'avenir dès lors qu'à chaque pet de travers de l'économie, instruits par l'expérience,
les travailleurs éplorés en appelleront systématiquement à la protection de l'Etat le tout assorti de sonnantes et
trébuchantes pépettes ?
Ah !!
> Librement !
> Philippe (Sully) ROBERT
> http://sully1. typepad.com
> 02400 FRANCE
par Christiane Chavane
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L'article est long mais il en vaut la peine. Il est publié sur le blog d'Alexandre del Valle. Le parallèle avec la France est intéressant.
http://blog.alexandredelvalle.com/archives/251-Jose-Maria-Aznar,-ou-la-droite-decomplexee.html
par Christiane Chavane
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Un professeur de 6e se voit jeté en garde à vue dans des conditions sordides comme on n'oserait pas en faire subir au pire des criminels, parce qu’il a giflé un fils de
gendarme qui le traitait de « connard » devant toute la classe alors qu’il lui demandait de ranger son bureau.
Le gendarme en question veut sa mise en examen. Le professeur - totalement traumatisé - passera en justice en mars et d'ici là il a été mis en congé maladie.
Mais dans quel monde vit-on ?
Que le professeur ait eu un mauvais réflexe, soit ! Mais cela peut arriver à n’importe qui dans une telle situation. Il est totalement inadmissible qu’un élève insulte un
professeur et cela quelles que soient les circonstances. Autrefois il serait passé en conseil de discipline et aurait pris une mise à pied. D'ailleurs c'est la sentence que la direction de
l'école lui a donnée. Précisons que toute l'école - professeurs, parents, élèves - soutiennent l'enseignant.
Que le père proteste auprès du professeur, passe encore ! Mais ce père indigne aurait mieux fait d’élever correctement son rejeton et aurait dû le punir très
sévèrement.
En revanche que ce triste individu profite de sa condition de gendarme pour se venger aussi ignominieusement du professeur, c’est un abus de pouvoir caractérisé. Ce monsieur n’est
pas digne de sa fonction de gendarme. J’espère que la gendarmerie nationale en tirera les conséquences et se débarrassera de ce mauvais serviteur de la nation. Si nous sommes encore dans un état
de droit, le professeur doit être en mesure de poursuivre en justice le gendarme redevenu simple citoyen et de lui réclamer des dommages et intérêts pour les torts graves qu’il lui a
causés.
par Christiane Chavane
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Michèle Blumenthal, maire du XIIe et candidate à sa réélection a décidé de rendre publics son patrimoine et ses revenus. Le texte est disponible sur son site de campagne auquel je ne vais tout
de même pas faire de pub en donnant le lien. Je cite :
« Ancienne professeur d’histoire-géographie, je perçois à ce titre 1 850 euros net de retraite par mois.En tant que maire du 12ème arrondissement, mes indemnités d’élues, après impôts et
prélèvements de mes cotisations d’élues au Parti Socialiste, s’élèvent à 2 300 euros par mois. Mon mari et moi-même sommes locataires depuis 34 ans dans le 12ème arrondissement d’un appartement à
loyer libre de l’OPAC, de 70 m² (82,9 en incluant le balcon et la loggia), dont le loyer se monte à 771 euros, auxquels s’ajoutent 106 euros de parking. Par ailleurs, nous avons acquis en 1980 un
studio de 33 m² à Saint-Mandrier (Var), pour un montant de 225 000 francs (34 300 euros), financé pour moitié par un prêt sur 18 ans. En 1998, nous avons acquis un voilier de 8m90, construit en
1977, pour la somme de 100 000 francs (15 245 euros). »
Notre Maire a oublié de citer le salaire ou la retraite de son mari, or il me semble que les critères d'attribution des logements de l'OPAC incluent les revenus du FOYER
et non d'une seule personne. Quand on se targue de faire de la transparence on le fait complètement.
Je veux bien croire que si elle occupe le même logement depuis 34 ans son loyer n'a pas suivi la hausse des loyers parisiens puisqu'on ne peut pas les augmenter sans dénoncer les baux. De là à ce
qu'il y ait une telle différence avec les prix du marché, c'est tout de même anormal.
Je veux bien croire aussi qu'il y a 34 ans elle n'avait pas les mêmes revenus qu'aujourd'hui. Cependant un professeur d'histoire - géo même débutant pouvait, me semble - t-il, se payer un loyer à
Paris il y a 34 ans sans passer par l'OPAC. Je suis arrivée à Paris en 82, en pleine loi Quillot et augmentation des prix; j'étais jeune cadre débutante et ne gagnais certainement pas plus qu'un
professeur de collège du même âge, et cela ne m'a pas empêchée de trouver un logement dans le secteur privé. Certes, cela ne favorise pas les économies, mais si l'on en croit Madame
Blumenthal, ce n'est ni l'achat de son studio dans le Var ni celui de son voilier qui représentent un investissement invraisemblable. Or les prix qu'elle annonce sont parfaitement
plausibles.
Ce qui est plus gênant c'est de savoir qu'aujourd'hui, avec un revenu qui lui permettrait sans problème de se loger dans le privé, notre Maire continue d'occuper un logement pour la
MOITIE de son prix. Il suffit d'aller sur le site www.seloger.com pour s'apercevoir qu'un F3 de 70 m² dans le XIIe coûte entre 1100 et 1400 euros par
mois en location (charges comprises). A voir son faible patrimoine on a envie de se cotiser. Pourtant quand on met 700 euros de côté par mois en économisant la moitié d'un loyer, on peut
s'offrir un bel appartement à crédit.
Beaucoup de familles qui ne disposent pas d'une indemnité de Maire ni de deux retraites ou salaires de ce type seraient ravies d'occuper un tel logement pour 771 euros. Notons que : 1100 euros
représentent le salaire médian en France et 1400 le salaire moyen. Je ne parle pas des retraites.
par Christiane Chavane
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