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www.editions-ellipses.fr

Manifeste des Alter-Libéraux par Edouard Fillias (& Co) aux Editions Michalon

La troisième voie : impasse ou espérance de Jean Louis Caccomo aux Presses Littéraires Editions www.lespresseslitteraires.com 

"Delanoë, zéro de conduite" : Par François Devoucoux du Buysson 

Le Logement par Vincent Bénard

"Sacrés fonctionnaires" : Par Ted Stanger

 

LE BLOG DE PARIS XIIe

 

Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 13:33
Aujourd'hui j'ouvre ma tribune à Philippe Robert parce que son article est à mon avis parfait et que je ne vois rien à ajouter :

D'après le JDD en ligne (6 février 2008) et à propos d'ArcelorMittal à Gandrange, François Fillon confirme que l'Etat pourrait servir de "relais" mais de manière temporaire (NDA : syndrome d'Alstom).

 

    Sur RMC, le Premier ministre explique comment l'Etat compte intervenir : "On a dit à M. Mittal (...) 'on souhaite que vous investissiez dans cette usine et que vous modifiiez votre plan industriel".

 

    Aux yeux du gouvernement, ce n'est donc plus Lakshmi Mittal qui est maître chez soi mais l'Etat français tout-puissant qui lui donne ses ordres et, s'il n'obtempère pas, va se substituer à lui :

 

    "Si vraiment vous ne voulez pas le faire, alors il faut étudier d'autres solutions (...) et le cas échéant, d'une intervention publique qui serait une intervention temporaire, de relais".

 

    A l'instar de nombreux Français, j'apprécie le PM quand il dit la vérité sur la situation intenable et à corriger d'urgence de notre pays; politiquement, je comprends tout aussi bien que François ne puisse pas trop contredire Nicolas 1er.

 

    Mais comment Sarkozy et Fillon réagiront-ils à l'avenir dès lors qu'à chaque pet de travers de l'économie, instruits par l'expérience, les travailleurs éplorés en appelleront systématiquement à la protection de l'Etat le tout assorti de sonnantes et trébuchantes pépettes ?

 

    Ah !!   


> Librement !
> Philippe (Sully) ROBERT
>
http://sully1. typepad.com
> 02400 FRANCE

Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 17:57
L'article est long mais il en vaut la peine. Il est publié sur le blog d'Alexandre del Valle. Le parallèle avec la France est intéressant.

http://blog.alexandredelvalle.com/archives/251-Jose-Maria-Aznar,-ou-la-droite-decomplexee.html
Par Christiane Chavane - Publié dans : Accueil
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 14:10
Avant-hier c'était l'AFFSA qui nous conseillait de manger sans sel, aujourd'hui Roselyne Bachelot nous annonce son plan anti-obésité :

- suppression de la publicité de certains aliments pendant les programmes TV pour enfants - d'abord en concertation avec les professionnels, mais si ça ne suffit pas, attention au coup de règle(mentation) sur les doigts.
- suppression des confiseries et sucreries aux caisses des magasins.
Décidément à quoi servent les parents?
- mesures dans les cantines scolaires : on avait déjà la suppression du cochon et bientôt l'obligation de légumes bio (plus chers mais c'est le contribuable qui paie), on va supprimer le sucre, le sel, la mayonnaise, la vinaigrette, les féculents, et ne proposer que des légumes vapeur ou crus?... Pauvres gosses! C'était déjà pas fameux, les voilà au régime hôpital. Le mien qui est plutôt trop maigre alors qu'il mange comme une équipe de rugby après un match, il va perdre un os!
- enfin le plus beau : la création d'un Observatoire de la Qualité Alimentaire! Il y avait l'agence pour la sécurité sanitaire et alimentaire (celle qui s'occupe en nous donnant des conseils idiots comme celui de manger 5 légumes et fruits par jour ou de ne pas manger salé, ni sucré), l'agence pour la sécurité sanitaire et alimentaire et des produits de santé, l'agence pour la sécurité sanitaire et environnementale, l'agence pour la sécurité sanitaire et environnementale au travail, l'institut de veille sanitaire... Pardon si j'en oublie, j'en avais répertorié 11. Est-ce qu'aucun de ces organismes bourrés de gentes "docteur(e)s" et "professeur(e)s" serait incapable de veiller à la qualité sanitaire de nos denrées, déjà aux mains de l'inspection des fraudes (encore un, justement!)? il doit y avoir encore des copains à caser.
On nous dira après ça qu'on va diminuer le nombre de fonctionnaires! De qui se moque-t-on?
Par Christiane Chavane - Publié dans : société
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /2008 15:56

Un professeur de 6e se voit jeté en garde à vue dans des conditions sordides comme on n'oserait pas en faire subir au pire des criminels, parce qu’il a giflé un fils de gendarme qui le traitait de « connard » devant toute la classe alors qu’il lui demandait de ranger son bureau.

Le gendarme en question veut sa mise en examen. Le professeur - totalement traumatisé - passera en justice en mars et d'ici là il a été mis en congé maladie.
 
Mais dans quel monde vit-on ?
 
Que le professeur ait eu un mauvais réflexe, soit ! Mais cela peut arriver à n’importe qui dans une telle situation. Il est totalement inadmissible qu’un élève insulte un professeur et cela quelles que soient les circonstances. Autrefois il serait passé en conseil de discipline et aurait pris une mise à pied. D'ailleurs c'est la sentence que la direction de l'école lui a donnée. Précisons que toute l'école - professeurs, parents, élèves - soutiennent l'enseignant.
 
Que le père proteste auprès du professeur, passe encore ! Mais ce père indigne aurait mieux fait d’élever correctement son rejeton et aurait dû le punir très sévèrement.
 
En revanche que ce triste individu profite de sa condition de gendarme pour se venger aussi ignominieusement du professeur, c’est un abus de pouvoir caractérisé. Ce monsieur n’est pas digne de sa fonction de gendarme. J’espère que la gendarmerie nationale en tirera les conséquences et se débarrassera de ce mauvais serviteur de la nation. Si nous sommes encore dans un état de droit, le professeur doit être en mesure de poursuivre en justice le gendarme redevenu simple citoyen et de lui réclamer des dommages et intérêts pour les torts graves qu’il lui a causés.
Par Christiane Chavane - Publié dans : société
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /2008 10:00
Michèle Blumenthal, maire du XIIe et candidate à sa réélection a décidé de rendre publics son patrimoine et ses revenus. Le texte est disponible sur son site de campagne auquel je ne vais tout de même pas faire de pub en donnant le lien. Je cite :

« Ancienne professeur d’histoire-géographie, je perçois à ce titre 1 850 euros net de retraite par mois.En tant que maire du 12ème arrondissement, mes indemnités d’élues, après impôts et prélèvements de mes cotisations d’élues au Parti Socialiste, s’élèvent à 2 300 euros par mois. Mon mari et moi-même sommes locataires depuis 34 ans dans le 12ème arrondissement d’un appartement à loyer libre de l’OPAC, de 70 m² (82,9 en incluant le balcon et la loggia), dont le loyer se monte à 771 euros, auxquels s’ajoutent 106 euros de parking. Par ailleurs, nous avons acquis en 1980 un studio de 33 m² à Saint-Mandrier (Var), pour un montant de 225 000 francs (34 300 euros), financé pour moitié par un prêt sur 18 ans. En 1998, nous avons acquis un voilier de 8m90, construit en 1977, pour la somme de 100 000 francs (15 245 euros). »

Notre Maire a oublié de citer le salaire ou la retraite de son mari, or il me semble que les critères d'attribution des logements de l'OPAC incluent les revenus du FOYER et non d'une seule personne. Quand on se targue de faire de la transparence on le fait complètement.

Je veux bien croire que si elle occupe le même logement depuis 34 ans son loyer n'a pas suivi la hausse des loyers parisiens puisqu'on ne peut pas les augmenter sans dénoncer les baux. De là à ce qu'il y ait une telle différence avec les prix du marché, c'est tout de même anormal.

Je veux bien croire aussi qu'il y a 34 ans elle n'avait pas les mêmes revenus qu'aujourd'hui. Cependant un professeur d'histoire - géo même débutant pouvait, me semble - t-il, se payer un loyer à Paris il y a 34 ans sans passer par l'OPAC. Je suis arrivée à Paris en 82, en pleine loi Quillot et augmentation des prix; j'étais jeune cadre débutante et ne gagnais certainement pas plus qu'un professeur de collège du même âge, et cela ne m'a pas empêchée de trouver un logement dans le secteur privé. Certes, cela ne favorise pas les économies, mais si l'on en croit Madame Blumenthal, ce n'est ni l'achat de son studio dans le Var ni celui de son voilier qui représentent un investissement invraisemblable. Or les prix qu'elle annonce sont parfaitement plausibles. 

Ce qui est plus gênant c'est de savoir qu'aujourd'hui, avec un revenu qui lui permettrait sans problème de se loger dans le privé, notre Maire continue d'occuper un logement pour la MOITIE de son prix. Il suffit d'aller sur le site www.seloger.com pour s'apercevoir qu'un F3 de 70 m² dans le XIIe coûte entre 1100 et 1400 euros par mois en location (charges comprises). A voir son faible patrimoine on a envie de se cotiser. Pourtant quand on met 700 euros de côté par mois en économisant la moitié d'un loyer, on peut s'offrir un bel appartement à crédit.

Beaucoup de familles qui ne disposent pas d'une indemnité de Maire ni de deux retraites ou salaires de ce type seraient ravies d'occuper un tel logement pour 771 euros. Notons que : 1100 euros représentent le salaire médian en France et 1400 le salaire moyen. Je ne parle pas des retraites.

Par Christiane Chavane - Publié dans : politique parisienne
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /2008 09:05
Des conneries pareilles ça ne s'invente pas. Décidément l'UMP est indécrottable! Vive la rupture!

Construisons deux Ecopolis en Ile-de-France  
   Roger KAROUTCHI, Secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement et Président du groupe Majorité Présidentielle au Conseil régional d’Ile-de-France, souhaite la mise à l’étude de la réalisation de deux Ecopolis en Ile-de-France.

Alors que la commission Attali sur la libéralisation de la croissance vient de proposer la création de 10 villes nouvelles durables, intégrant les technologies vertes et les nouvelles technologies de la communication, il est souhaitable que ces Ecopolis, symboles de la modernité urbaine et de l’excellence architecturale soient implantées dans la région capitale.

De cette façon, nous pourrions espérer créer le nombre de logements supplémentaires dont la région Ile-de-France a besoin, tout en préservant l’environnement et en faisant de ces nouvelles villes, des lieux de vie agréables et respectueux d’une démarche de développement durable.

Ainsi, nous pourrions nous inspirer des exemples d’éco-quartiers des grandes métropoles européennes comme Stockholm, Hanovre, ou Fribourg en Allemagne avec l’expérience du Quartier Vauban.

Par Christiane Chavane - Publié dans : Comptes rendus
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 16:56
C'est décidé, le Lundi de Pentecôte redevient férié.

Ne nous réjouissons pas trop tôt, il ne s'agit pas de supprimer la Corvée, qui consiste à travailler un jour complet pour le Saigneur Etat...
Ou : comment travailler plus pour gagner moins!

ON NE SUPPRIME PAS UN IMPOT EN FRANCE, surtout s'il coûte plus cher qu'il ne rapporte. ON L'AUGMENTE.

C'est exactement pareil quand on s'aperçoit qu'un service public n'obtient aucun résultat, l'ANPE par exemple : on augmente les effectifs et on leur donne plus de crédits. Moins il y a de résultat, plus ils sont nombreux et plus les crédits sont importants. 

Or donc, Xavier Bertrand veut que tout le monde soit content : chacun pourra choisir la date de son lundi de Pentecôte travaillé. Vous continuerez de ne pas être payé ce jour là, donc de travailler pour des nèfles, mais au moins ce sera le jour de votre choix.

Quelle chance nous avons d'avoir de si gentils ministres!
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 12:35
Météo France a lancé une alerte aux NOx à Paris. La Municipalité a donc rendu le stationnement résidentiel gratuit et demandé aux Parisiens de réduire leur vitesse.

Il y avait des années que les NOx avaient diminué à Paris. Leur taux remonte. Ceci corrobore la nouvelle étude de Prud'homme (voir le Perroquet Libéré à ce sujet) : la politique des transports de Monsieur Baupin, en créant des embouteillages, a un coût à la fois économique et écologique lourd. En particulier, l'étude fait le bilan écologique du tramway des maréchaux et le bilan est très clairement négatif.

Réduire la vitesse? Au rythme où ça circule cela revient à rester à l'arrêt!

D'abord combien de fois faudra-t-il répéter à ces ignares que la consommation en ville dépend de la vitesse... à l'envers? Plus c'est lent, plus ça boit!  La vitesse urbaine étant limitée à 50, descendre à 40 revient à augmenter de 20 à 25 % la consommation. Sur le périph, passer de 80 à 70 a à peu près les mêmes effets. On comprend qu'il faille rouler lentement en ville pour des raisons de sécurité, mais aller lentement pour ne pas polluer, c'est absurde.

Quant-au génial stationnement résidentiel, c'est devenue une source de ventouses. Il devient presque impossible de se garer le soir sans carte de résident. En revanche cela empêche les utilisateurs de ce service de louer ou acheter des parkings privés. Sans demande, pas de construction. Malheureusement nous ne vivons pas en autarcie et lorsque nous voulons recevoir des amis de banlieue, de province, de l'étranger ou même de Paris le soir, c'est devenu un casse-tête. Je ne parle pas des livraisons impossibles, des rues bloquées en permanence. 

Certains se gardent même la place à l'année en utilisant un second véhicule (je l'ai vu récemment) qu'ils doivent sans doute garer en banlieue quand leur véhicule principal est à Paris (toute la semaine?).

La chose est évidemment aggravée du fait que Monsieur Delanoë ait cru bon, lors de la révision du PLU, de fortement limiter la construction de parkings souterains dans les nouveaux immeubles.

Or la solution la plus propre pour garer son véhicule, c'est bien le sous-sol. Le stationnement extérieur devrait être réservé aux arrêts de courte durée et aux livraisons. Pourquoi pas un paiement au forfait la nuit pour les automobilistes de passage?

Il est urgent d'augmenter l'offre en sous-sol au lieu de la diminuer.
Par Christiane Chavane - Publié dans : politique parisienne
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 19:12
A écouter les déclarations de la gauche tonitruante, j’ai eu l’impression que le commissaire désigné à la croissance souffrait d’une amnésie grave et ne s’était pas souvenu qu’en 81 il avait orienté le programme économique de François Mitterrand. Peut-être s’était-il néanmoins rappelé qu’il avait failli mettre la France en faillite ? Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
 
D’ATTILA de l’économie, il était peut-être en train de passer à l’ATTALI.
 
Je m’apprêtais donc à changer d’avis sur lui et à lire son rapport d’un œil favorable.
 
Stupeur ! Pourquoi la gôche caviar sonne t-elle l’HALLALI d’un ramassis de constructivisme digne des plus belles heures de l’Union de la Gauche ? Ils devraient trouver ça bon.
 
Le préposé à la croissance en panne n’a pas changé d’un iota. Je ne comprends goutte à cette volée de bois (Vert).
 
Il y a quelques bonnes choses dans ce lourd rapport : la dérèglementation de certaines professions (quoique la manière de le faire surprend), la suppression des lois Galland et Royer, la vente de HLM à leurs occupants etc.
 
Malheureusement ces bonnes choses, celles qui désespèrent la rue de Solférino alors que Billancourt s’en fout, sont noyées dans un flot de mesures taxivores, de création d’agences et de hautes autorités, de protections, aides et subventions…
 
Je ne sais pas si le pire, c’est la TVA sociale, le renforcement du droit d’expropriation, ou la construction ex-nihilo de 10 villes écologiques de 50.000 habitants d’ici 2012, projet directement inspiré des « villes nouvelles » des années 80.
 
Il y manque aussi beaucoup de choses, comme la suppression de l’ISF, la refonte du secteur public et des grands corps de l’état, la liberté des transports, la mise en concurrence des prestations sociales…
 
Bref, c’est aussi mauvais qu’on pouvait s’y attendre. Mais ça permettra de caser encore quelques copains dans des structures opaques aux missions floues.
 
La question qui se pose maintenant : que va faire Sarkozy de ce machin ?
 
Par Christiane Chavane - Publié dans : Economie
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 10:10
Encore une journée de grève de fonctionnaires. Ce sont de vrais professionnels... de la grève!

Les profs restent chez eux ou défilent. Ils pestent parce qu'on veut instaurer un "service minimum" permettant d'accueillir les enfants à l'école ou en centre aérée lorsqu'ils n'assurent pas leur cours.

Evidemment, cela réduit leur capacité de nuisance, puisqu'ils ne peuvent plus paralyser l'activité économique en empêchant les parents d'aller travailler.

N'oublions quand même pas que les professeurs ne sont pas payés pour occuper les enfants mais pour les instruire. Ainsi, le service minimum n'est pas un palliatif, ni vraiment un service. Les enfants - les vraies victimes de ces grèves politiques, n'apprennent pas. En revanche, il permet aux mères de famille de vaquer à leur occupation professionnelle, et ça, c'est la moindre des choses.

Le droit de grève est sans doute utile, lorsqu'il permet à des gens de faire valoir leur intérêt et que toutes les autres ressources sont épuisées. Une entreprise dont le dirigeant se comporte mal laisse deux solutions à ses salariés : la démission (solution individuelle) ou la grève (solution collective qui ne marche que si tous les salariés ont un intérêt commun). Si les écoles étaient autonomes et qu'un directeur prenne une décision anormale, on pourrait admettre que les professeurs se mutinent. Mais nous en sommes loin. Les grèves des enseignants ne sont que des moyens de peser sur le pouvoir politique, et pas souvent dans l'intérêt des élèves, mais bien au contraire afin d'obtenir toujours plus d'avantages catégoriels. Ce sont des actions corporatistes. Mettre en panne l'économie est un moyen de chantage. D'où leur refus de tout système permettant de limiter les dégâts.
Par Christiane Chavane - Publié dans : société
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